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Les pères fondateurs de Smallville

Alors que la sixième saison des aventures de Clark Kent est sur le point de se finir, aussi bien aux Etats-Unis qu’en France, Fantasy.fr vous propose une interview des deux créateurs de Smallville : Miles Millar et Alfred Gough.
Ceux-ci étaient de passage à Paris le mois dernier à l’occasion de la deuxième Smallville Celebration qui a eu lieu le vendredi 20 avril, lors de la quinzième édition du festival Jules Verne Aventures.
Lors de ce master class, les deux compères sont revenus sur leur façon de travailler, sur leurs choix scénaristiques et – évidemment – sur le mythe de l’homme d’acier.

Sachez que cette interview publique sera suivie très prochainement par celle de Michael Rosenbaum, alias Lex Luthor, elle aussi enregistrée pendant le JVA.
Par César Bastos | 'Les pères fondateurs de Smallville
13 mai 2007 | Mis à jour 13 mai 2007
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Pour commencer, pouvez-vous nous dire où vous gardez le Jules Verne Award d’honneur que nous vous avons décerné il y a deux ans ?

Millar : Dans notre bureau commun, tout simplement. C’est le seul prix que nous ayons reçu, donc nous le voulions là où nous passons le plus de temps.
Gough : Nous sommes vraiment honoré d’avoir reçu un trophée français. Et puis, ça montre que vous avez bon goût !

Vous avez travaillé aussi bien pour le cinéma que pour la télévision. Quelle est la principale différence entre les deux monde pour un scénariste ?

Millar : Si vous écrivez pour une série aux Etats-Unis, vous en être le roi. Ainsi, nous sommes responsables de la direction de la série et nous faisons ce dont nous avons envie. A l’inverse, un scénariste qui écrit un script pour un film se retrouve au bas de l’échelle.

Au bout de six ans, qu’est-ce qui vous surprenez dans la série ?

Gough : Le fait d’avoir tenu six ans, justement ! Nous ne pensions pas voir la série évoluer autant.

Savez-vous si le succès de Smallville fait des jaloux ?

Gough : On espère bien !
Millar : A l’inverse, il est surprenant de découvrir que n’importe qui autour de vous peut être fan de la série. Une vielle dame rencontrée dans la rue, votre taxi…

Ce succès est-il vraiment lié au personnage de Superman ?

A 99 %. Il suffit de voir la réaction que le public a eue lorsque le légendaire symbole est apparu sur l’écran. Vous savez, c’est une icône aimée depuis les années 30…

Justement, n’éprouvez-vous pas une certaine honte à réinterpréter toute la mythologie de l’homme d’acier ?

C’est un réel défi. Au début, nous avions très peur que cela produise un désastre mais après quelques épisodes, nous avons été rassuré par l’accueil du public.

Comment arrive-t-on à faire du neuf avec du vieux, ou plutôt quelque chose de mythique ?

Nous sommes tous les deux des fans absolus de comic-books, dont ceux de Superman. Mais nous aimons encore plus les adaptations cinématographiques avec Christopher Reeve. Face à tant de matière première, on s’est dis qu’il ne suffirait pas moderniser le mythe. Avoir prit  autant de liberté par rapport à tout cela  et faire ce qu’on voulait a finalement porté ses fruits.
Cependant, il n’était pas question de faire n’importe quoi. Par exemple, il était important de retrouver dans Smallville l’ambiance visuelle des films ou des comics. C’est pourquoi Clark est régulièrement habillé en rouge et bleu. C’est cette espèce de charte visuelle que nous essayons surtout de respecter.

Un gros soin est apporté aux effets spéciaux de la série. Vous les supervisez vous-même ?

Millar : Oui. Dans un show tel que Smallville, ils sont très importants, surtout dans une période Post-Matrix. Par conséquent, nous voulions qu’ils soient très soignés.
Gough : Je crois d’ailleurs qu’en la matière, on dispose de l’un des budgets les plus conséquents de la télé américaine.

Justement, combien coûte la création d’un épisode ?

Gough : Très cher !
Millar : Au début, ils ont coûté de plus en plus cher, jusqu’à atteindre un certain plafond.
Gough : Et si on le dépasse, on a droit à une fessée chacun.
Millar : Mais cela fait bien deux ans que l’on entre dans nos frais…

Comment se passe l’écriture d’un scénario ?

Millar : Nous disposons d’une pièce où nous nous réunissons avec les scénaristes. Chaque saison, une histoire principale est déterminée. Ensuite, on y incorpore les éléments qu’on désire voir : cette année, par exemple, Green Arrow et la Justice League sont très présents. On se partage le tout à un moment ou à un autre. Nous avons beaucoup de chance de travailler avec une équipe pareille.

Vous demandez-vous si parfois, vous prenez un risque de trop ? Et si nous tuions untel ?

Millar : Bien sûr ! D’ailleurs, on avait trouvé une idée radicale pour ce début de saison 6, mais elle s’est estompée de réunion en réunion. Nous nous basons beaucoup sur nos réactions communes pour tisser une histoire.
Gough : Je me souviens qu’en saison 4, nous nous sommes rendus compte que l’idée des sorcières n’était pas si bonne que ça. Et les réactions des fans nous l’ont confirmée.

Qu’on soit fan de la série ou pas, il faut admettre que deux personnages en particulier sortent du lot : de par leur relation père/fils très inhabituelle, Lionel et Lex Luthor sont tout simplement fascinants.

Effectivement. On adore écrire sur ces deux-là. C’est presque jubilatoire, en fait. John Glover et Michael Rosenbaum sont des acteurs fantastiques, aussi bien à l’écran que dans la vie. Ils nous donnent envie de tout donner durant l’écriture des scripts car ils font de même.
Vous savez, à l’origine, le personnage de Lionel Luthor ne devait pas être présent plus d’une saison. Mais il nous a tellement plu dans le pilote qu’on a voulu le garder et développer ses rapports ambigus avec Lex.

Comment imaginiez-vous le personnage de Lex au départ ?

En fait, on voulait quelqu’un dans la trempe de Michael Keaton pour jouer ce rôle.
Puis, Michael (Rosenbaum) est arrivé. Très vite, on a été séduit par ce type. On le trouvait très différent de l’idée qu’on se faisait de Lex et pourtant, on a su qu’il était parfait pour le rôle.
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