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Henri Loevenbruck ou le syndrome de l'écriture

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, il fonde au milieu des années 90 Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d'enfance et futur gérant des éditions Bragelonne. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide  de se consacrer pleinement à l'écriture. Grand bien lui a pris car il a écoulé depuis plus de 200 000 exemplaires de ses romans de Fantasy (La Moïra, Gallica) et plus de 80 000 de son thriller Le Testament des siècles.

Fantasy.fr l'a interviewé à l'occasion de la sortie du Syndrome Copernic, son nouveau thiller légèrement teinté d'anticipation.
Par Emmanuel Beiramar | 'Henri Loevenbruck ou le syndrome de l'écriture
31 janvier 2007 | Mis à jour 31 janvier 2007
Henri Loevenbruck ou le syndrome de l'écriture
Henri Loevenbruck ou le syndrome de l'écriture
Henri Loevenbruck ou le syndrome de l'écriture
Henri Loevenbruck ou le syndrome de l'écriture
Henri Loevenbruck ou le syndrome de l'écriture

Vous écrivez de la Fantasy et du thriller. Quel genre préférez-vous ?

Je ne préfère aucun des deux genres… Comme je l’ai longtemps défendu à l’époque où j’étais journaliste spécialisé dans la SF, ce n’est pas son genre qui fait la qualité d’une œuvre. Il y a de mauvais auteurs de thrillers et d’excellents auteurs de Fantasy, et réciproquement… Pour moi, ce qui compte le plus dans les romans que j’écris, ce n’est pas leur genre, mais les personnages et ce qui se trame entre eux. Parce qu’ils sont la projection de ce que nous sommes, et c’est nous mettre en scène qui m’intéresse, pas le décor…
En revanche, après avoir écrit six romans de Fantasy, j’ai décidé de me consacrer quelque temps au thriller, pour ne lasser personne du décor justement, ni moi ni mes lecteurs…

Travaillez-vous différemment en fonction du genre que vous traitez ?

Au fond, pas tant que ça, à part pour la musique que j’écoute peut-être (de la musique de films d’aventure mes romans de Fantasy, et des choses plus modernes pour mes thrillers…).
Mes romans de Fantasy mettaient en place des univers parallèles à notre réalité historique et nécessitaient donc une très grosse documentation, tout autant que mes thrillers. Quant à la façon d’écrire, le style n’est bien sûr pas le même, d’autant que, par le plus grand des hasards, mes deux thrillers se sont imposés à moi comme nécessitant une narration à la première personne…
Mais globalement, j’approche les deux genres de la même façon. Je prépare mes romans minutieusement, je me documente comme un fou, puis j’écris comme un acharné, enfermé dans ma cave…

Vous avez annoncé vouloir écrire un thriller par an. Comment comptez-vous vous y prendre pour soutenir ce rythme sans pour autant délaisser vos fans de fantasy ?

En prenant beaucoup de drogue… Non, plus sérieusement, j’ai toujours eu un rythme de travail assez soutenu. Ceux qui m’ont connu à l’époque de SF-Mag savent que je n’ai pas peur de bosser, voire que j’aime ça (si, si, je vous jure !). C’est vrai que je vais avoir cette année beaucoup de choses à mener de front, mais c’est un moteur pour moi, pas un frein.

Avez-vous déjà commencé votre prochain thriller ?

Oui… Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il s’agit d’un… euh… d’un techno-thriller politique et qu’il s’intitulera probablement Le Supplice de Tantale (et ça c’est du scoop, monsieur, du scoop réservé en exclusivité à Fantasy.fr, oui môôssieu !).

Dans Le Syndrome Copernic, les carnets Moleskine de Vigo semblent être une sorte d’exutoire pour vous. Qu’en est-il exactement ?

C’est un artifice narratif qui, je l’espère, m’a permis de donner une plus grande profondeur au Syndrome Copernic, en y exprimant des questionnements philosophiques assez naïfs, certes, mais qui sont propres au héros Vigo Ravel, tout autant qu’à moi-même pour la plupart… A travers le ton faussement simple de ce schizophrène quelque peu perturbé, j’ai développé quelques unes des questions qui me sont les plus chères, sur l’incommunicabilité, le vivre ensemble, l’altérité…

Vous avez créé un site spécialement pour le Syndrome Copernic afin d’impliquer un peu plus les lecteurs. Pourquoi ne pas avoir poursuivi la démarche en publiant ces fameux carnets ?

Nous allons le faire, mais avec des vidéos !! Bientôt, le carnet vidéo de Vigo Ravel sera disponible sur hacktiviste.com sous forme de petits clips vidéo très stylisés, dans lesquels apparaîtra le véritable Vigo Ravel, celui que l’on voit sur la couverture…

Y a-t-il d’autres surprises que vous réservez à vos lecteurs ?

Je passe ma vie à réfléchir aux meilleures façons de surprendre mes lecteurs, alors oui, je l’espère !! Nous allons essayer de faire vivre ce site, d’organiser des rencontres, des concours, et d’ajouter des petites révélations discrètes sur les nombreuses énigmes qui sont cachées dans le roman.

D’où vous est venue l’idée du Syndrome Copernic ?

Je ne sais plus vraiment… Mais en partie d’un article sur les dernières recherches en matière de sciences cognitives. J’ai souvent des conversations avec ma sœur, qui est chercheuse au CNRS dans le domaine des sciences du cerveau, et l’état actuel des avancées scientifique est tellement étonnant que cela m’a donné envie d’écrire sur le sujet, notamment sur les Stimulations Magnétiques Transcrâniennes, une technique qui permet d’inhiber ou d’exciter telle ou telle partie du cerveau, et dont les applications futures risquent d’être étonnantes, comme je l’ai envisagé dans Le Syndrome Copernic. Il y a un côté SF dans la deuxième moitié du roman qui ne surprendra sans doute pas les habitués de votre site…

On ne peut s’empêcher de penser à La mémoire dans la peau. En aviez-vous conscience lors de l’écriture du roman ?

Non, pour la simple et bonne raison que je n’ai pas lu ce livre. En revanche, je me suis plusieurs fois inquiété à l’idée que certains passages du Syndrome Copernic pourraient trop ressembler à Un Homme d’exception, le film de Ron Howard qui raconte l’histoire de ce célèbre prix Nobel qui souffrait de schizophrénie. J’ai donc fait attention à m’en démarquer. Mais on n’échappe jamais complètement aux influences plus ou moins conscientes de tout ce que l’on lit et regarde…

Ne laissons pas de côté vos fans de fantasy : parlez-nous des Loups de la commune, qu’est-ce qui rapproche et différencie ce livre des six autres ?

Les Loups de la Commune sera le septième et dernier volet du Cycle des Loups. A priori, il devrait sortir en janvier 2008. Il se passera longtemps après Gallica, en 1871 très précisément, pendant la Commune de Paris… Il sera donc plus moderne que les tomes précédents, bien sûr, mais au fond on y retrouvera les principaux éléments de ce cycle : les clins d’œil à l’Histoire, l’aventure, la politique, ma magie du « monde de Djar » et bien d’autres choses auxquelles sont habitués les lecteurs de ce cycle…

Votre notoriété n'est pour le moment pas proportionnelle à vos chiffres de vente. Comment comptez-vous gérer cela quand ce sera le cas ?

En prenant encore plus de drogue...
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