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Kirsten la voyageuse

Kirsten J. Bishop, est une artiste freelance d'une trentaine d'années dont neuf nouvelles ont été publiées dans différentes revues anglophones. Dès sa sortie en 2003, Aquaforte (The Etched City) a été favorablement accueilli par le public et les critiques ,tout comme il a été salué par par des auteurs tels que Michael Moorcock et Jim Sallis.
Elle a déjà remporté trois prix littéraires et a été finaliste des prestigieux Aurealis, World Fantasy et John W. Campbell Awards.
Kirsten vit actuellement à Bangkok où elle travaille sur ses deux prochains romans.

Fantasy.fr l’a interviewée à l’occasion de son passage à Nantes, durant le festival Les Utopiales.
Par La Fantasy Team | 'Kirsten la voyageuse
19 janvier 2007 | Mis à jour 19 janvier 2007
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Quelles sont vos influences en littérature et en art en général ?

Ouah, elles sont tellement nombreuses ! Pour ce livre en particulier j’ai été influencée par le XIXème siècle, tant par l’art que par la littérature. Je ne sais pas si ça transparaît beaucoup mais le surréalisme, le symbolisme étaient présent dans ma tête quand j’ai écrit le livre.
Baudelaire, les westerns Spaghettis, mais je ne suis pas sûre que ce dernier compte comme de la littérature. Et en art… Fichtre ! Il y a tellement de choses. Il y a des peintres spécifiques que j’ai dû avoir à l’esprit comme Goya et Moreau. Je pense que je vais m’en tenir là.

Avec "Aquaforte" vous avez écrit un roman de fantasy originale, proche de notre réalité. Pourquoi avoir choisi ce chemin ?

Je ne l’ai pas choisi, en fait. C’est plutôt lui qui m’a choisie. J’ai écrit cela simplement et je ne me suis jamais demandée si je pouvais le faire différemment. C’était juste ce que je voyais dans ma tête. Je n’ai pas cherché à écrire de la fantasy, de la SF ou un genre particulier.

Vous parlez un peu français, est-ce le résultat de votre goût pour le voyage ?

Mon français est très mauvais. J’adore voyager. Les voyages et les endroits où je suis allée m’ont d’ailleurs influencée pour le livre, comme le Maroc. J’y ai passé des vacances abominables. Et quelque part c’est ressorti dans le livre. Il fallait que je tire quelque chose de positif de cette horrible expérience. On le retrouve dans les scènes qui se passent dans le désert ainsi que dans celle qui a lieu dans un bazar de nuit. Elle a probablement germé dans mon esprit dans le bazar à Fez.
Rome aussi a eu de l’influence également. Parce que c’est vallonné et que cela a eu une influence sur l’environnement. Et j’aime la façon dont toutes les époques de l’histoire sont à nu à Rome. On peut tout voir du passé au présent, c’est fascinant.

Restons dans l’Histoire. Dans votre roman il est question d’un bébé mi-homme mi-crocodile, ça ne va pas sans rappeler le dieu égyptien Sekhmet. Etes-vous intéressée par la mythologie égyptienne ? Vous a-t-elle inspirée lors de l’écriture de ce livre ?

j’aime les représentations des dieux égyptiens, je les trouve visuellement magnifiques. Borges a écrit une très courte nouvelle à propos de dieux à tête d’animaux. A la fin de l’histoire, ils se font tirés dessus.  Et je pense que ça a dû me passer par la tête quand j’ai écrit le livre. La mythologie égyptienne en elle-même ne m’inspire pas tant que ça, seulement les visuels.

Il y a des thèmes qui reviennent régulièrement dans le livre : l’esclavage, la guerre, les armes. Ce sont des thèmes très actuels. Y a t-il un message que vous cherchez à faire passer dans votre livre ?

J’ai obtenu mon premier contrat d’édition après avoir fini le premier jet du livre. J’ai signé ce  contrat le 11 septembre 2001. Après ça, j’ai eu un certain nombre de mois pour retravailler le livre. Et la récriture sur ce deuxième jet a été assez lourde. Tout ce qui est arrivé à compter du 11 septembre a eu une grosse influence. L’exploitation et les mauvais traitements infligés à un petit pays. Je suppose que j’avais ça en tête, la façon dont les "puissants" traitent certains pays, y soutiennent et encouragent les guerres pour favoriser leur industrie militaire.

Quel effet cela vous fait d’avoir été invitée aux Utopiales ?

C’est super… Je ne m’attendais pas à recevoir une invitation d’un festival français. Ça a été très bien organisé et on s’est très bien occupé de moi. C’était  fantastique. Les gens ont été très gentils.

Y a-t-il une question que vous auriez aimé que l’on vous pose durant votre séjour ?

Hum… Ça va me venir une fois que je serais partie mais on aurait pu me demander quels sont les enjeux du livre.
J’ai eu une discussion avec mon traducteur à ce sujet et nous sommes tombés d’accord sur le fait que les enjeux sont de l’ordre de l’existentiel. Cela concerne les personnages et comment vont-ils être capables de vivre leurs vies. Ce ne sont pas des enjeux politiques ou matériels, ils sont très personnels. Et de fait, ces enjeux ne sont pas vraiment tangibles. Ce n’est pas : "vais-je ou non conquérir l’être aimé", mais plutôt "quelle type de personne serai-je après avoir perdu l’être aimé." Ce sont, en quelque sorte, des enjeux de tous les jours, que l’on rencontre au quotidien mais auxquels on ne réfléchit pas trop car cela nous rendrait probablement fou si on y pensait tout le temps. Mais je voulais aborder cet aspect dans le livre.

Quels sont vos projets ?

Il y a un projet sur le long terme qui me cause pas pal de soucis, ce n’est pas un livre de fantasy mais plutôt un roman social. Il suit l’histoire d’un personnage en Australie dans les années 1950 et sur les 50 ans qui suivent. J’écris un roman vraiment surréaliste dont je ne sais pas si quelqu’un voudra le publier un jour. Et je travaille aussi sur une autre sorte de roman de fantasy.

Pourquoi les éditeurs ne voudraient pas du roman surréaliste ?

C’est tellement irréel qu’ils peuvent ne pas l’aimer ou penser que les lecteurs ne voudront pas le lire.
Le langage dans ce livre est très étrange, l’intrigue est d’une certaine façon déconnectée, ils peuvent ne pas l’aimer. Cela sort du rang. Je dis quand même aux gens que je travaille dessus, parce que c’est ce que je fais. Si ça marche ok et sinon j’aurais explorer ce que je voulais.
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