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Dave Payne a du flair

Dave Payne, né à Chicago a étudié à la Writer’s Workshop de l’Université de l’Iowa. Ses pas le conduisent à Los Angeles, où il travaille pour Roger Corman (Alien Terminator). En 1998, il réalise Addams Family Reunion et en 2001 Just Can ‘t Get Enough. Il a récemment fondé, avec sa femme Tina Illman PayneThe Institution, une société de production.

Reeker est le premier film issu de cette société.


Cette interview a été réalisée à l'occasion du 24e Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) en compagnie de David Payne et Tina Illman Payne.
Par La Fantasy Team | 'Dave Payne a du flair
2 juin 2006 | Mis à jour 2 juin 2006
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D’où est venue l’idée de Reeker ?

J’ai pensé qu’il serait intéressant de faire un film d’horreur dans lequel le méchant sentirait mauvais, où la créature aurait une odeur abominable. Je voulais voir si je pouvais rendre ça effrayant. En fait on peut dire que ça a commencé avec le titre. Je ne voulais pas faire un slasher basic mais quelque chose dans le genre des films d’horreur des années 70/80, avec lesquels j’ai grandi. Des films classiques. Ce que je voulais vraiment faire c’était une nouvelle sorte de slasher, quelque chose de frais. Scream a été bon et mauvais. Il a montré que les slashers pouvaient être à nouveaux drôles, mais, d’un autre côté ça a en quelque sorte enterré le genre.  Ils ont utilisé tous les ressorts comiques et du coup c’est peu effrayant. Difficile de faire à nouveau ce type de film sans que Scream soit évoqué. J’ai essayé de faire un film d’horreur qui soit drôle, je tenais beaucoup à l’aspect comique. La plupart des films d’horreur actuels ne sont pas "fun". Ce sont des remakes, ils sont austères. Ils se prennent très au sérieux et ça ne m’intéresse pas.

Souvent l’humour dans ce genre de film est plutôt balourd et ce n’est pas le cas dans Reeker.

Nous voulions être sûrs que l’humour viendrait des personnages et de l’histoire et pas que cela vienne comme une blague. Nous ne voulions pas que ce soit une blague ou que ce soit stupide. Ça devait paraître naturel, comme c’est le cas dans la scène où Nelson joué par Derek Richardson se cogne contre la fenêtre [un des scènes préférées de Tina] : même dans les  situations dramatiques vous avez ces moments qui ne devraient pas être comiques et qui pourtant le sont.

Quelles genre de réaction attendez vous du public ?

J’espère qu’ils vont passer un bon moment, être effrayés. En fait j’aimerais que ce soit comme des montagnes russes. C’est effrayant quand on est en haut, amusant quand on est en bas. Et puis les faire réfléchir. Je veux être sûr que tout le monde comprenne la fin et  j’aimerais qu’après ils reviennent en arrière et se disent. "Ah ok je vois c’est pour ça qu’à tel moment il fait ça, ce n’est pas un slasher type, il y a une raison derrière pour laquelle ils se font tous tuer de telle ou telle façon."

Le début ressemble aux autres films d’horreurs, des étudiants perdus au milieu de nulle part. Et juste quand on est convaincu que c’est encore la même chose ça change et à la fin il faut…

... vous ajuster. Nous espérons que quand il sortira, la communication sur le film se fera autour de cet aspect, du fait qu’il y a un twist à la fin. Ainsi les gens seront attentifs aux indices quand ils iront voir le film, car ils sauront qu’il y a une surprise à la fin.
En fait nous espérons que les gens iront le voir au cinéma et achèterons ensuite le DVD pour le revoir et chercher les indices, car ils sont nombreux.
Peut être que dans le DVD il y aura un bonus qui en dévoilera une partie.
Il y en a vraiment beaucoup et j’étais stressé à l’idée que le public devine la chute dès le départ. J’avais peur qu’il y ait trop d’indices dont j’en ai enlevé certains alors que personne n’y aurait pensé.

Quelles ont été les réactions à ce jour ?

Tina : Je dois dire que ça a été excellent. Vraiment très bien.
Dave : Ça fait plus ou moins un an que l’on parcourt les festivals afin d’assurer la commercialisation du film. C’est sympa de voir le film avec différents publics,  de rencontrer plein de gens intéressants. Mais ça va sûrement être un de nos derniers festivals…
Tina : ... parce qu’il faut faire un autre film. Nous devons arrêter de voyager, c’est très sympa mais il faut se remettre au travail.

Il y a près de 300 effets spéciaux dans Reeker, comment êtes vous parvenus à faire ce film avec un budget aussi réduit ?

Nous sommes allés voir des boites d’effets spéciaux mais c’était vraiment très cher : plus coûteux que le film lui même. Nous avons donc décidé de créer notre propre société et de faire nous même les effets spéciaux afin de limiter les dépenses.
Au début nous avions en vue à peu près 25 personnes qui faisaient de la rotoscopie [technique d'animation consistant à transformer une scène filmée en un dessin animé]. Au final nous avons gardé ceux qui travaillaient vite, bien et qui étaient motivés : la crème avec qui nous avons fait le film. Aujourd’hui certains d’entres eux sont en free lance et travaillent sur d’autres films.
Il y a beaucoup d’effets spéciaux qui ne sont pas visibles, comme par exemple les lumières de la ville au loin, qui ont été effacées. Nous souhaitions vraiment qu’ils aient l’air d’être perdus au milieu de nulle part.
Le plus dur a été l’odeur, il nous a fallu beaucoup d’essais pour trouver quel visuel lui donner. Est-ce que ça devait être vert ? Transparent ? Épais ? Avoir un effet physique sur les personnages ?..

Vous avez été à l’école Corman quels enseignements en avez vous tiré ?

J’ai surtout appris à anticiper, planifier, penser à un  maximum de choses avant de commencer le film. Si toute la partie artistique est faite avant le début du tournage on gagne beaucoup de temps. On apprend à faire les choix importants avant de commencer à filmer. Une bonne préparation fait gagner du temps et de l’argent à tout le monde.

Reeker est le premier film de votre de société de production The institution, ce qui ne vous a pas empêché d’avoir une solide distribution, comment vous êtes-vous débrouillé ?

Les films d’horreur ne sont pas très glamour/sexy et remportent rarement des récompenses. Par ailleurs la plupart des scripts sont plutôt mauvais. Je suppose que c’est surtout le fait que le scénario soit vraiment bon qui a permis d’obtenir cette distribution.

Quels ont été les effets sur le tournage d’un vétéran tel que Michael Ironside ?

Dave : Michael Ironside n’a pas réellement donné de conseil mais il a vraiment eu une influence positive.
Tina : Nous avons appris de lui par l’exemple. La façon qu’il avait de travailler, de se comporter. Il était vraiment encourageant avec les moins expérimentés. Nous pouvions apprendre des trucs de lui. Par exemple quand il avait une scène à tourner, il allait demander au  caméraman quelle lentille il comptait utiliser, ainsi il savait que, par exemple, il allait être filmé à partir de la taille et adapter sa façon de jouer.

Vous avez évoqué tout à l’heure les films classiques des années 70/80. On pense forcément à John Carpenter avec qui il existe un autre point commun : la musique. Comment avez vous crée celle de Reeker ?

Tout a été fait sur ordinateur : la musique et le travail postproduction on été fait entièrement sur Mac. Nous avons poussé les limites de l’informatique à leur maximum.

Les morceaux sont interprétés par de nombreux groupes. S’agit-il encore une fois d’offrir la possibilité à des artistes talentueux mais encore peu connus de s’exprimer tout en générant pour vous un coût moindre ?

J’aime différentes sortes de musique. Quand on cherche une radio on tombe sur différents styles. C’était donc une bonne occasion. De plus il y a des indices avec la musique. Nous avons choisi des groupes dont nous aimons la musique et qui ne sont pas très connus. Ça leur a permis de se faire de l’argent avec leur musique et si en plus ça permet de les faire connaître c’est encore mieux.

Quel est votre prochain projet ?

Un autre long métrage dans le genre horreur / slasher. Nous avons les grandes lignes mais pas encore le titre.

Et concernant ceux de The Insitution ?

Plusieurs choses sont à l’étude, mais rien de définitif n’a été décidé. Peut être une collaboration avec Damien Granger de Mad Movies.
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