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Mick Garris parle du King

Si Masters of Horror, dont il est le créateur et le producteur exécutif, occupe la majeure partie de son actualité, Mick Garris est surtout connu pour ses adaptations de Stephen King (La nuit déchirée, Le fléau, Shining, Riding the bullet…).  Fantasy.fr vous livre la suite (et la fin) de l’interview faite à l’occasion de la 24e édition du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), réalisée en compagnie d'un journaliste de Khimaira et d'un autre de DVDRama.
Par La Fantasy Team | 'Mick Garris parle du King
15 mai 2006 | Mis à jour 15 mai 2006
Mick Garris parle du King
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Mick Garris parle du King

Stephen King n’était pas satisfait de la version ciné de Shining réalisée par Stanley Kubrick, aussi avez-vous travaillé avec lui pour en faire une nouvelle adaptation, plus proche de son livre. Que pouvez-vous nous dire dessus ?

Nous avons commencé par travailler ensemble sur La nuit déchirée (Sleepwalkers). Nous avons passé du bon temps ensemble même s’il ne s’agit probablement pas du meilleur film que nous ayons fait. C’est quelque chose qu’il a vraiment aimé faire. Même s’il n’a été sur le plateau qu’un seul jour, nous avons souvent parlé au téléphone et nous avons appris à nous connaître de cette façon. Nous avons ensuite fait Le fléau. Il a été présent pendant plus de la moitié du tournage, ce qui représente beaucoup de temps puisque c’est mon plus long tournage et que le film dure 8 heures.
Shining était quelque chose de très personnel pour lui. Cela traite d’un père alcoolique et de son jeune enfant. A l’époque de l’écriture du livre, il était lui même alcoolique. Cela n’a rien d’un secret. Ce livre est très personnel : un homme qui essaie de tuer ses démons par le biais de l’alcool. Et la culpabilité qu’il conçoit alors qu’il éprouve de la colère envers son fils. Quand le Kubrick est arrivé, il a été très déçu car tout le côté personnel avait été écarté. J’adore le livre et le film de Kubrick maintenant, mais pas quand il est sorti. J’étais impatient de le voir tant j’avais aimé le livre, j’ai été déçu parce que le film ne correspondait pas à ce qu’avait écrit King. Aujourd’hui je l’aime comme un film de Kubrick.

J’ai eu l’opportunité de travailler sur le livre d’après un scénario écrit par King qui me permettait d’être fidèle à l’histoire. King ne m’a jamais dit : "Tu aurais dû faire comme ça. Je n’aime pas la façon dont tu as traité ce passage…" Il n’essayait pas de contrôle tout ce que je faisais. J’ai suivi son scénario parce qu’il l’avait écrit et qu’il est doué pour cela mais mon interprétation est la raison pour laquelle il me voulait. En dehors du fait que nous sommes devenus amis au fil des années, il a été très content du résultat.  Nous avons failli ne pas pouvoir le faire car nous ne trouvions pas d’acteur qui se fichait d’être comparé à Jack Nicholson ! Trois jours avant le début du tournage, Steven Weber est arrivé. Ce matin là, King avait dit à tout le monde et au producteur de la ABC que si nous ne trouvions personne, il jetait l’éponge !
King a écrit le livre est été saoul. Il a écrit le scénario en étant sobre, il l’est d’ailleurs resté de longues années. Il s’agit donc de deux perspectives différentes à propos de cette histoire très personnelle.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur Desperation et Nightmares and dreamscapes ?

Je commencerai par Nightmares and dreamscapes parce que je serai plus concis. J’ai été l’un des premiers à demander l’adaptation de l’une de ses nouvelles qu’il avait écrite pour un recueil de zombies. Et quand ils ont eu le feu vert, il était prévu que je réalise le dernier à cause de l’emploi du temps. Il va y avoir une deuxième saison de Masters of Horror et comme le tournage de Nightmares and dreamscapes se passe en Australie j’aurais été un peu trop loin de chez moi pour écrire les scénarii et être paré pour la deuxième année de Masters of Horror, j’ai dû reculer. Je n’ai donc écrit qu’un scénario. Si la série est reconduite, j’espère pouvoir en réaliser un… je n’ai pas été aussi impliqué que dans Desperation.

En 1998 nous devions le réaliser pour New Line, avec un budget de 35 millions de dollars. Nous étions très excité par le script qu’avait écrit King, mais c’était à l’époque de Scream et de tous ces films d’horreur "Oïnk oïnk" marrants pour adolescents, interdits au moins de 13 ans. Ils n’étaient vraiment intéressés pour dépenser une telle somme d’argent dans un film d’horreur sérieux. Nous en avons presque fait un film plusieurs fois mais finalement sans succès. Aussi, quand ABC a proposé de le faire pour la télévision, nous nous sommes posés pas mal de questions, à savoir si nous pouvions le faire tel que nous le souhaitions. Contrairement à Masters of Horror qui est destiné aux chaînes payantes, il s’agissait d’un programme pour une chaîne commerciale. Finalement, ABC le voulait vraiment et était satisfaite du scénario.  Ce fut le tournage le plus difficile que j’ai eu à faire depuis Le Fléau. Juste moins difficile parce que plus court. Stephen King en a été très content et il va être diffusé en mai aux Etats-Unis C’est la meilleure distribution qu’il n’y a jamais eu sur une adaptation télévisée de King. Ron Perlman, Tom Skerrit, Charles Durning, Steven Weber, Annabeth Gish, Henri Thomas. C’est une distribution incroyable. C’est un film dont je suis vraiment très fier mais je suis content d’en être arrivé au bout ! (rires)
Chaque jour était difficile. Nous tournions six jours par semaine et tout les aspects difficiles d’un film, les enfants, les animaux, les effets spéciaux, les cascades, les voitures, les tournages de nuit, ou par temps horrible, en pleine nature, dans des lieux difficiles d’accès… Tout y est passé. Je suis content qu’il soit terminé et content qu’il soit bon aussi ! (rires)

Vôtre femme Cynthia a tourné dans quelques uns de vos films, qu’est-ce que cela vous fait en tant que réalisateur ?

C’est à la fois amusant et étrange parce que je dois la traiter comme je traite toutes les autres personnes. Tout le monde sait qu’il s’agit de ma femme et vous ne voulez pas être spécial ou différent mais c’est difficile de ne pas être intime. Donc oui c’est un peu difficile, mais génial car c’est une bonne opportunité pour nous retrouver ensemble sur un plateau de tournage. La plupart des films que je fais se passent hors de Los Angeles où nous vivons. En Australie, à Vancouver, un peu partout dans les Etats-Unis. Elle a une vie elle aussi et elle ne peut donc être à mes côtés durant mes tournages pour me regarder travailler, il faut qu’elle ait aussi quelque chose à faire.
Parfois c’est assez étrange, sur Le Fléau, elle embrassait quelqu’un d’autre, sur Quicksilver Highway, elle joue une épouse et ils prennent  un bain tous les deux. Je dit : "Fais ça et ça et… Eh attends une minute !!!" C’est quelque fois inconfortable mais dans l’ensemble c’est un vrai plaisir.
C’est aussi difficile de juger le travail de l’actrice parce que je la connais trop bien. Parfois je la vois sur le plateau à la place du personnage et je n’arrive pas à savoir si c’est bien ainsi que ça doit être joué. C’est assez dérangeant mais c’est vraiment amusant… Et elle est vraiment bonne, ce qui aide bien ! (sourires)

A propos de Henri Thomas, depuis E.T. on ne l’a pas trop vu savez vous pourquoi ?

C’est toujours difficile pour un enfant acteur. Parce qu’un enfant qui peut-être mignon, ne devient pas forcément intéressant une fois adolescent ou adulte. Henri a constamment travaillé même s’il n’était pas dans des films à succès. Ma première fois avec lui j’ai travaillé sur une publicité pour E.T. Je ne le connaissais pas mais je connaissais ce qu’il avait fait avec Spielberg et je savais qu’il avait travaillé pour lui. Aussi, quand j’ai réalisé Psychose 4 en 1990,  Henri avait 18 ans et il vivait à San Antonio, Texas, et je suis allée le voir. C’est là où s’est déroulé Fort Alamo, ….
Il ressemblait tellement à Anthony Perkins jeune que cela en était bizarre. Il n’a jamais été une star mais a toujours travaillé. Il a fait du très bon travail sur des films indépendants très intéressants. Il a fait d’autres choses pour les studios comme Gangs of New York. Il a été un acteur enfant chanceux parce qu’il a pu continuer à travailler.
J’ai passé de bons moments avec lui sur Psychose 4. 15 plus tard, quand j’ai fait Desperation j’ai pensé à lui pour le casting, et aussi pour Chocolate sur Masters of Horror. Mais c’est véritablement un acteur très intéressant, pas comme tant d’autres personnes. Un autre acteur, Jeremy Quelque-chose me rappelle Henri, ce qui est aussi bizarre. On dirait un nouveau Henri Thomas. J’ai oublié son nom de famille mais vous le reconnaîtriez sûrement si vous le voyez. C’est un homme charmant, dévoué à sa famille et qui a une petite fille.
Dans Desperation il a vraiment rôle court.
Avez-vous vu l’extrait de Desperation ? J’ai montré les quinze premières minutes du film. Il s’est inspiré de ce qu’a fait Janet Leigh dans Psychose. Tout comme elle, il meurt assez tôt dans le film. C’est comme ça que je lui ai vendu ce rôle : je lui ai dit : tu es le Janet Leigh  de Desperation.
C’est un acteur incroyable c’est pourquoi j’ai travaillé avec lui trois fois maintenant.
Un fait intéressant : Desperation est le film dans lequel il y a le plus grand nombre d’acteurs avec qui j’ai déjà travaillé. J’ai travaillé avec Charles Durning, Matt Frewer, Henri Thomas, Ron Perlman qui avait travaillé sur Sleepwalkers. Cela a rendu le tournage plus facile. Le fait que nous nous connaissions déjà, que nous soyons amis a rendu plus aisé notre combat contre les éléments.

Et concernant vos prochains projets ?

Masters of Horror 2 ! avec une histoire intitulée Valeri on the stairs dont j’ai écrit le scénario d’après des idées de Clive Barker. Stephen King et moi discutons d’un nouveau film pour le cinéma à faire ensemble… J’adorerais faire un nouveau film pour le cinéma car peu de monde a vu le précédent.
Il s’agira de l’adaptation d’un livre mais je ne peux en dire plus pour le moment.
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