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La vendetta selon L

David Lloyd est né en 1950. Ce dessinateur anglais commence à travailler dans les comics à la fin des années 1970 en dessinant pour Halls of Horror, TV Comic et Marvel UK. En 1982, il créé pour le magazine Warrior une série de pulp avec Alan Moore : V for Vendetta qui fut ensuite poursuivie en couleurs par DC Comics.
Lloyd travaille ensuite avec James Hudnall, Grant Morrison, Jamie Delano et Garth Ennis sur différents comics. Il s'intéresse désormais au marché européen avec Kickback publiée par Carabas, qu'il réalise entièrement.

Fantasy.fr a interviewé David Lloyd à l'occasion de la séance de rencontre-dédicace organisée par Arkham et Carabas.
Par Alexandre Levasseur | 'La vendetta selon L
10 mai 2006 | Mis à jour 10 mai 2006
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Vous avez commencé à travailler pour l’industrie des comics à la fin des années 70 sur des titres comme Halls of Horror, TV Comic et un certain nombre de titres pour Marvel UK. Aujourd’hui une de vos productions, V for Vendetta, est portée à l’écran. Quel effet cela fait de voir ainsi son œuvre devenir 20 ans après sa création un blockbuster comme celui-ci ?

C’est génial pour moi de voir ça. D’un point de vue artistique ce qui est très bien c’est l’intention dès le début de capturer le style visuel que l’on trouve dans le comic-book. Les personnes derrière ce film étaient toutes de grands fans de l’œuvre originale et des copies du livre ont été envoyées à tous les membres de l’équipe, que ce soit un photographe, un acteur ou un ingénieur du son. C’était vraiment un besoin inné que de rendre le film le plus proche de ce que j’avais fait. Je me rappelle que lorsque je l’ai vu j’ai trouvé certaines scènes vraiment très bien rendues comme celle où Evey est emprisonnée. C’était comme voir une peinture prendre vie car c’était exactement ce que j’avais dessiné. Oui vraiment, d’un point de vue artistique ça été une très bonne expérience pour moi.

Avez-vous été personnellement impliqué dans la production du film ?

Non non, je n’étais pas du tout impliqué. On m’a envoyé le script avant que la production soit lancée et au même moment Larry et Andy Wachowski sont venus me voir pour me dire qu’ils étaient ouverts aux suggestions et aux critiques. J’avais été contacté par la production pour supporter le projet et le faire coller à l’original mais quand j’ai lu le script je me suis rendu compte que c’était en fait une bonne adaptation et que cela ferait un bon film. Je me suis donc dit que j’allais le regarder, le lire et que j’apporterais quelques suggestions par ci par là et c’est ce que j’ai fait. Mon rôle s’est arrêté là. Ils savaient déjà à quoi le film ressemblerait visuellement, ils n’avaient pas besoin de moi.

Etes vous resté en contact avec Alan Moore ? Savez vous si les frères Wachowski l’ont contacté pour le film car vous êtes le seul à apparaître au générique comme auteur de l’œuvre originale ?

Oui bien sûr, ils ont appelé Alan et je pense qu’à ce moment là il était très amer, il avait eu de très mauvaises expériences par le passé avec les adaptations de films et je pense qu’il n’a jamais eu de relation avec eux, qu’il ne voulait pas en avoir. J’en suis désolé. Pour ce qui est de l’histoire du générique il ne voulait pas que son nom apparaisse et je l’ai appelé pour essayer de le persuader d’y renoncer car quoi qu’il puisse penser à propos du film, nous avons crée V for Vendetta ensemble. Je pense, encore aujourd’hui, que la création originale, le concept original doit être crédité. C’est un peu comme un point de départ, V for Vendetta par Alan Moore et David Lloyd, bla bla bla, mais il n’a rien voulu savoir.

Qu’est ce qui vous inspirait hier et qu’est ce qui vous inspire aujourd’hui ? On voit que V est très sombre et se rapproche de l’ambiance oppressante de 1984 de George Orwell alors que Kickback est plus léger dans le dessin.

Eh bien je peux dire que je suis tout d’abord intéressé par les histoires ayant trait aux personnages eux-mêmes, c’est une première chose. Tous les travaux que j’ai effectués mettent en scène des gens, leurs relations, leurs interactions. Je n’ai jamais été intéressé par les histoires d’aventures classiques, je trouve cela ennuyeux et je n’ai jamais fait ça. Quelque soit le script j’essaye toujours de choisir la bonne technique. Je sais qu’en Europe il y a un fort intérêt vis-à-vis de l’évolution du dessinateur mais pour moi je pense que c’est plutôt une sorte d’égarement vis-à-vis de la réalité du marché de la bande dessinée.
Quand j’ai fait V for Vendetta je savais à l’avance de quoi allait traiter l’histoire, le ton qu’elle allait adopter et je me suis demandé quel était le meilleur style graphique à adopter pour ce genre d’histoire pour lui rendre justice. En fait c’est une opération vraiment technique et j’ai essayé d’appliquer ce processus à chacune des histoires que j’ai raconté. J’ai fait des comédies. J’ai dessiné deux planches à propos de Charlie Chaplin. C’est une petite histoire pour un livre que DC a publié et qui s’appelle le Big Book of Scandal. Lorsque je l’ai faite je me suis dit que c’était une comédie, donc j’ai choisi mon style en conséquence.

Cela se rapproche d’un style plus cartoon ?

Exactement. De la même façon quand j’ai fait Kickback je voulais qu’il soit très noir, je veux dire c’est un polar noir alors j’ai voulu évoquer la noirceur de l’histoire. Je voulais que l’on se sente comme dans un film américain des années 60. C’était, encore une fois, très différent comme travail mais c’est important pour moi de différencier d’une part la personnalité de l’artiste et de d’autre part son professionnalisme à appliquer exactement la bonne technique. Personnellement j’aime les thrillers et cela se ressent dans mes dessins mais un artiste doit avoir un panel de techniques qu’il doit pouvoir utiliser aussi bien avec sa boite de couleurs qu’avec ses feutres. Je pense que la raison pour laquelle un bon nombre d’artistes finissent par faire tout le temps le même type de planches provient du fonctionnement actuel du marché. Vous savez, spécialement aux Etats-Unis, si les éditeurs voient un artiste bien se débrouiller sur des histoires d’horreurs ils ne vont le solliciter que pour ce type d’histoires alors qu’il voudrait peut-être faire des histoires d’amour et qu’il n’en aura jamais l’opportunité.

David Lloyd reviendra très prochainement nous parler de Kickback et de sa collaboration avec Carabas.

 
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