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Tobe Hooper sort du cimetière : 1ere partie

Tobe Hooper a commencé sa carrière en réalisant probablement son meilleur film : Massacre à la tronçonneuse. Il a ensuite dirigé des longs-métrages plus ou moins réussis : Le crocodile de la mort, Combustion spontanée, Poltergeist, The Mangler... Il a également participé à la série Masters of horror, pour laquelle il signe Dance of the dead.

Mortuary est le premier film à connaître une sortie en salle en France depuis 20 ans !
A cette occasion, la Fnac Digitale a organisé un MasterClass avec le maître de l'horreur. Fantasy.fr y était.
Par La Fantasy Team | 'Tobe Hooper sort du cimetière : 1ere partie
3 mai 2006 | Mis à jour 3 mai 2006
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Tobe Hooper sort du cimetière : 1ere partie

Qu’est-ce qui vous a attiré vers le cinéma en général et le cinéma d’horreur en particulier ?

J’ai grandi à proximité d’un cinéma qui servait à mes parents de baby-sitter. Ils m’y ont emmené alors que je n’avais que 6 mois. J’ai ainsi vu un ou deux, parfois trois, films par jour jusqu’à mes 25 ans. J’ai appris à parler, à m’exprimer à travers les images grâce à cet apprentissage.

Quel est le premier film d’horreur qui vous ait marqué et donné envie de faire peur, à votre tour, au public ?

La chose d’un autre monde de Howard Hawks. Ce film m’a vraiment terrifié. Mais j’avais auparavant vu les vieux films de Frankenstein qui ressortaient au cinéma. Mes parents m’ont emmené au cinéma à la séance de minuit et j’ai tellement eu peur que je suis sorti de la salle avant la fin.

Vos personnages semblent représenter l’Amérique profonde, auriez-vous fait les mêmes films si vous aviez été issu d’un autre état des Etats-Unis ?

Je ne peux pas vraiment répondre à cette question. Je suis originaire du Texas mais je l’ai quitté dès que j’ai pu. Mon travail est le fruit de tout ce dont j’ai été témoin après être passé par ma tête. Je me demande s’il n’y a pas un problème avec ma vie car quand je vois à la télévision toutes ces émissions comme Father knows best ou des films sur les familles américaines qui s’aiment et qui se soutiennent les uns les autres. Je n’ai jamais vu toutes ces choses. J’ai fini par penser qu’il s’agissait de propagande pour créer l’image d’une Amérique qui n’a jamais existé sur Terre. Je parle de ma propre expérience. Toute cette normalité, ces valeurs morales véhiculées par ces images ne sont en fait porteuses que d’ambiguïté.

On retrouve le thème de la famille dans Massacre à la tronçonneuse et Mortuary, notamment au travers des dîners de famille, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

A chaque fois que ma famille se réunissait pour dîner, je ne voyais que des gens avec des problèmes, des personnes se détestant, d’autres en enviant certains. Les plus grandes disputes familiales que j’aie pu voir se sont déroulées autour d’une table alors qu’il aurait dû s’agir d’une célébration, d’une fête. Les gens se jetaient des objets, en cassaient. Les reproches fusaient. Tout cela était très chaotique. Grandir dans ces conditions m'a fait rester maigre parce que je n’arrivais jamais à manger normalement.
Ma mère avait cinq sœurs. Je me rappelle qu’un jour, l’une d’elles a acheté une voiture qu’une autre a surnommée Fils de pute. Elles ne se sont plus reparlées du reste de leur vie.

Avez-vous souhaité un jour aborder un genre radicalement différent ?

Oui, bien sûr. Mais cela a été l’une des choses les plus difficiles de ma carrière. Massacre à la tronçonneuse a fait une telle impression en tant que premier film que tous les scénarii que j’ai reçus faisaient partie du genre, ainsi que certaines histoires que j’ai écrites et que j’ai tenté de financer. En fait je n’ai jamais pu faire ma propre comédie. Du genre de The Great race (La Grande course autour du monde) de Blake Edwards ou les premiers Kubrick. Des films de Fellini, Truffaut, Antonioni que j’ai vus à l’école m’ont inspiré.
Oui j’aurais aimé… mais c’est la vie.

Il y a dans vos films un ton très ironique propre aux comédies noires.

J’ai réalisé dix minutes d’un premier film qui était une véritable comédie mais c’était étrange. Ce genre d’ironie a toujours été présent dans mes films. L’humour noir s’appuie toujours sur des situations qui découlent du film comme dans Massacre à la tronconneuse où le grand frère est énervé par la porte que LeatherFace a découpée alors qu’il y a de jeunes personnes qui gisent mortes autour d’eux. Je ne peux m’empêcher d’en mettre dans mes films parce que je la connais dans la vie réelle.
Cela me fait aussi penser à Tom et Jerry où l’un des personnages se retrouve avec le visage écrasé et dans la scène suivante, il est de nouveau normal.

Vous avez quasiment réalisé votre rêve avec Mortuary puisque tout le début est nourri par l’humour et des personnages complètement décalés.

Mortuary m’a permis d’introduire de l’humour et des scènes de pure comédie. L’agent immobilier qui passe son temps à rire mécaniquement et qui dit que la fosse septique aurait dû être nettoyée, drainée il y a une vingtaine d’années… J’ai aimé faire cela tout en glissant petit à petit vers le cauchemar. J’ai vraiment aimé faire ces gags, les scènes de gerbe durant lesquelles les personnages se transmettent la maladie en se dégueulant dessus.

Pourquoi vous intéressez-vous maintenant aux zombies (Dance of the dead, Mortuary) ?

Les zombies restent le domaine de George Romero. Ce n’est vraiment pas le mien mais je peux trouver des façons de le faire comme avec Mortuary. Il s’agit de zombies issus d’un champignon. Ils attrapent les autres et leur gerbent dessus pour propager leur infection.

Dans Dance of the dead, il s’agit de zombies plus métaphoriques. Le film traite de la fin du monde, cela se déroule après la troisième guerre mondiale, alors que la société se dissout, sur les gens se tournent vers un mode de vie renégat. Les corps des morts reviennent à la vie grâce à l’adrénaline et ceux qui sont tombés durant la troisième guerre mondiale se relèvent. Les gens, complètement frappés, viennent les voir sauter, danser comme des grenouilles grâce à des décharges électriques alors que les corps tentent de simplement garder leur équilibre. Les gens meurent à cause d’un grand nombre de maladies et eux apprécient ce genre de spectacle en se demandant combien de temps le corps restera debout avant de s’écrouler définitivement.
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