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Cassel est aussi un Sheitan

Fils de l’acteur Jean-Pierre Cassel, Vincent est né en 1966 à Paris. Il débute sa carrière d’artiste en se formant à l'école du cirque, l'Actor's Institute de New York et en intégrant la troupe de Jean-Louis Barrault.
Le cinéma lui ouvre ses portes en 1991 avec Les Clés du paradis de Philippe de Broca. Mathieu Kassovitz lui offre plusieurs rôles dans Métisse, La Haine et Les Rivières pourpres. Il enchaînera avec divers films français dont Dobermann de Jan Kounen ou Jeanne d'Arc de Luc Besson. Il participera également à des films internationaux tels que Le Pacte des loups de Christophe Gans, Agents secrets de Frédéric Schoendoerffer, Nadia de Jez Butterworth, Blueberry de Jan Kounen ou Ocean's 12 de Steven Soderbergh.

Sheitan est son premier film en tant que producteur.
Par Emmanuel Beiramar | 'Cassel est aussi un Sheitan
1 février 2006 | Mis à jour 1 février 2006
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Le terme Sheitan était une insulte au départ…

Bien sûr. Quand Kim parle de qualité, c'est plus dans l'optique de dire que les icônes d'aujourd'hui sont plutôt des personnes comme Scarface et 50 cents. Tout le monde a tendance à dire que c'est un dur, que c'est une racaille... C'est devenu une preuve de force, de mâle dominant. Et sur ce chemin là, on se perd. Si le film avait une morale à donner ça serait : "Arrête de faire ton Sheitan parce que tu pourras toujours tomber sur plus Sheitan que toi."

Quelle est la principale difficulté à produire et jouer dans un film en même temps ?

Je n'ai pas vraiment trouvé de difficulté. Je suis bien tombé aussi avec Kim. On était sur la même longueur d'ondes. Je ne connais pas encore les affres de la production avec un metteur en scène qui vous claque dans les doigts.
On savait qu'on partait sur le même film, on a signé sur pratiquement 3 lignes. Kim est venu me voir après le projet d'une comédie musicale qui devenait trop lourd pour un premier film et il m'a parlé de ce film qui se passe dans une maison : c'est drôle, ça devient sexy et ça se finit dans une super mauvaise ambiance.
La fonction que j'ai eue avec Kim sur Sheitan, j'avais l'impression de l'avoir déjà tenue sur d'autres films. Pratiquement tous les derniers films que j'ai faits. Sauf que cela ne s'appelait pas comme ça. J'étais juste un acteur qui participe énormément. Niveau production il fallait trouver les financements, vérifier que cela ne partait pas en vrille, mais encore une fois, j'étais avec quelqu'un de responsable.

Dans le making-of, lors d'une séance d'Actors studio, on vous voit un peu douter...

En tant que producteur ça allait. J’ai accompagné ce film en tant que producteur dès le départ. Un jour il a fallu que je me pointe en tant qu'acteur. Le personnage qu'avaient dressé Kim et son père était loin de moi. J'avais donc un fantasme de ce qu'il pouvait être et il fallait que je me jette à l'eau. Je n'avais pas encore été confronté à la chose et quand je suis arrivé aux répèt’, je suis tombé sur une bande d'acteurs qui était déjà super bien. On peut dire qu'ils jouent leur propre rôle, il n'empêche qu'ils étaient drôles… et qu'ils pouvaient tourner le jour même...ce qui n'était pas mon cas.
Je n'étais pas bon, je le sentais, cela me mettait mal à l'aise et en même temps  j'ai l'impression que si je n'ai pas ce moment de doute profond au moment d'attaquer un personnage, c'est que finalement je suis en train de chausser des baskets que j'ai déjà portées. Je ne me plaignais pas de cet état de fait, au contraire. Mais comme on a fait un making-of, c'est visible.

Est-ce que c'est difficile de faire peur ?

Mon but principal dans ce film ce n'était pas de faire peur mais de faire un personnage avec de multiples facettes, qui pouvait faire peur, qui pouvait faire rire mais qui était sympathique finalement. Quelqu'un m'a dit : vous jouez un méchant. Non, je ne joue pas un méchant. Je joue un mec sympa mais dangereux.

Vous êtes-vous fixés des limites par rapport au scénario, pour éviter la censure ?

Le scénario est passé par plusieurs phases mais c'est le processus normal. Le film est coproduit par Eric Névé qui avait produit comme premier film Dobermann, juste pour dire que l'esprit de Sheitan ne lui était pas totalement étranger... C'est vrai que les premières versions étaient encore plus folles. On ne les a pas censurées dans le sens où "on ne peut pas faire ça, c'est pas bien." Mais on réalisait bien que... je dis n'importe quoi… mais si on viole un chien dans les 5 premières  minutes d'un film, où est-ce qu'on trouve la thune pour le tourner ?
On a donc essayé de garder le ton, l'esprit, le type d'humour à travers les images sans que Kim se sente frustré, brimé, tout en se confrontant aux réalités pour que l'on garde un éventail assez large de publics. Car comme chacun sait, on peut rigoler de tout mais pas avec n'importe qui... Il fallait donc arriver à distiller tout ça sans que cela soit répulsif.

Comment s'est passé le tournage avec les freaks ?

Les freaks ne le sont que d'apparence... ce sont de véritables acteurs. En l'occurrence Quentin, celui qui joue Petit Gilou, voulait faire du cinéma depuis longtemps. Il a envoyé sa candidature au casting sans en parler à ses parents. Il est entièrement conscient de son physique et il était prêt à l'utiliser… ce qu'il a fait avec beaucoup d'humour et de joie. En aucun cas nous n'avons pris des personnes ingérables sur le plateau. C'étaient des gens qui voulaient faire ce métier, qui voulaient jouer dans le film.

Ces deux groupes qui se rencontrent ne sont-ils pas un peu trop caricaturaux ?

Qu'est-ce qui est caricatural ? Les racailles ou les ploucs ? Si vous connaissez quelques racailles, vous savez qu'il s'agit absolument de ça. A la limite c'est légèrement édulcoré. Désolé de vous le dire, mais ça se passe comme ça. D'ailleurs si vous aviez pu filmer le cast'  aujourd’hui, vous auriez eu Sheitan 2.
Maintenant du côté des paysans, il y a quelque chose qui tient de l'ordre du fantasme. J'ose espérer qu'aujourd'hui, des villages comme on en dépeint un dans le film n’existent plus, même si l'on sait qu'il y a encore des endroits où il y a encore un peu de consanguinité... pas à Gérardmer que je sache...
Ce sont des jeunes que l'on connaît qui arrivent dans un lieu que l'on connaît un peu moins, la campagne profonde, la consanguinité, etc. J'ai eu l'impression de jouer l'ogre du film plutôt que le diable car comme vous avez pu le constater, le diable, ce n'est pas moi.

Que pensez-vous du cinéma de genre en France ?

On est toujours en train de râler en France. En 2005, nous avons fait 230 films cette année. En Italie, c'est 15.
230, c'est plus que les années précédentes alors que nous étions censés être dans une crise. Après on aime ou pas , il y a une diversité, un panel énorme avec plein de jeunes réalisateurs... Alexandre Aja, ou des films comme Saint-Ange... Les choses ne sont pas toujours abouties, il y a plein de premiers films. Le problème est que si l'on tire dessus parce qu'on est snob et français, c'est sûr que cela n'aide pas.

Et concernant le projet Mesrine ?

Ça avance beaucoup. Comme vous le savez, on a changé une partie de l'équipe.
C'est toujours Thomas Langmann qui produit, c'est toujours moi qui joue et c'est Jean-François Richet qui réalise. On a enfin un scénario digne de la vie et de l'ambiguité de ce monsieur. Préparation fin de cette année pour un tournage au printemps 2007... Mon père jouera le père de Mesrine.
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