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Kike Maillo : Eva - la réponse espagnole à Intelligence artificielle

Fantasy.fr et quelques autres médias ont pu interviewer Kike Maillo, le réalisateur du très réussi Eva.

Par Emmanuel Beiramar | Traduction : Grégory Bouet/Emmanuel Beiramar
26 mars 2012 | Mis à jour 27 mars 2012
Kike Maillo : Eva - la réponse espagnole à Intelligence artificielle
Kike Maillo : Eva - la réponse espagnole à Intelligence artificielle

D’où vous vient cette fascination pour les robots ?

Kike Maillo : Elle me vient de mon enfance, que j’ai passée à regarder des films de science-fiction américains, comme E.T., Rencontre du troisième type... Et sinon je pense que tôt ou tard, on doit rendre au cinéma ce qu’il nous a donné. Mais cette fascination pour toutes les choses mécaniques vient bien de mon enfance, et sûrement de mon père, lui-même passionné par les machines. Dès son plus jeune âge, il réparait des machines à écrire. Et j'ai fait pareil.


En parlant d’enfance. Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec la science-fiction ou le fantastique, par le biais d’une bande dessinée, d’un livre ou d’un film ?

Kike Maillo : C’était au cinéma, avec le Livre de la Jungle de Disney. Ces animaux parlant m’ont marqué pour le restant de ma vie. Très jeune, j’ai aussi commencé à lire Asimov, et Asimov est au cœur de ce film. Dans une version précédente du scénario, l’action se déroulait dans une université et aux alentours de l’établissement, avec les trois lois de la robotique inscrites sur les murs. Donc il est très important pour moi.


Votre film traite des robots, mais en fait, les humains sont au cœur du scénario. Pourriez-vous nous expliquer un peu plus de quelle manière le scénario est organisé ?

Kike Maillo : Pour moi, la science-fiction, et l’intelligence artificielle en particulier, nous donne la possibilité de parler de notre nature en tant qu’êtres humains. Dans la fiction, on doit créer une machine qui agit et pense comme un humain, donc on doit tout d’abord étudier l’humain. La science-fiction est une excuse pour nous placer continuellement dans cette situation hypothétique : « Si quelque chose change dans votre monde… ». Cela nous permet de réfléchir à notre propre réalité. Pour moi, c’est ça la science-fiction. Donc, quand on a commencé à écrire ce film, on a essayé de mettre tout le côté technique des robots à l’arrière-plan pour nous concentrer sur les humains et leurs relations. Nous parlons notamment d’amour.


Le majordome, Max, est un robot très sophistiqué contrairement aux autres robots. Pourquoi ?

Kike Maillo : A un moment dans ce futur, ils ont commencé à créer des robots sociaux, qui ont pour objectif d’être avec vous, d’être votre compagnon. Et à un moment, ces robots, à l'instar de la réceptionniste de l’université sont devenus de plus en plus humains. Au début, ils avaient une apparence mécanique. Puis ensuite, leur design est à mi-chemin entre le robot et l’humain. Et 60 à 70 ans avant les événements du film, le prototype de Max arrive. On peut l'acheter dans un magasin. Et après lui vient Eva, qui est la dernière génération de robots.

 

Au début du film, le flash forward est assez trompeur. Il laisse croire à un film bien plus sombre...

Kike Maillo : Sans cette scène d'ouverture,  nous aurions eu un autre genre de problème. Si l’histoire débute avec un personnage qui retourne dans son village natal, qui commence à travailler dans cette étrange université, puis après ça, qui rencontre cette fille adorable, vous êtes un peu déçu quand toutes les tragédies arrivent, parce que personne ne vous a prévenu que c’était une histoire tragique. Et donc nous avons beaucoup discuté de l’introduction du film, et il y avait des avantages et des inconvénients à toutes les solutions. Le problème, c’est que la première partie de l’histoire est très sympa, et quand on arrive aux moments tragiques, on est choqués. C’est donc pour ça qu’on a commencé par cette scène d’introduction. Mais elle était déjà présente dans le script original. On a essayé sans, mais on a préféré la garder.

Le personnage de votre majordome est-il inspiré de celui de Gigilo Joe dans A.I. Intelligence artificielle de Steven Spielberg ?

Kike Maillo : Pas vraiment. C’est un très bon personnage, mais il est plus sophistiqué : c’est un robot sexuel. C’est en fait un hommage à C3PO de Star Wars, d’une façon humaine et non mécanique. Il y a une réplique qui est similaire, les moments où il se vend constamment, où il parle de ses capacités.

Vous aimez A.I. Intelligence artificielle ?

Kike Maillo : Oui. Pour moi le premier chapitre est incroyable. Après ça, ça ne m’intéresse plus vraiment. Mais c’est un film très important. Je pense juste qu’il est trop sophistiqué pour moi. Je ne peux pas comprendre le point de vue d’un robot, mais je peux comprendre celui d’un être humain à propos de mécanique et de robots. Mais ce film reste génial.


Comment avez-vous trouvé l’idée de la phrase « Que vois-tu quand tu fermes les yeux » qui désactive totalement et définitivement un robot ?

Kike Maillo : C’est quelque chose qui arrive constamment avec les scientifiques. On pense souvent qu’ils sont froids, que ce sont des geeks, des nerds, mais ils trouvent toujours le moyen d’apporter de la poésie dans leur travail, comme le nom des planètes ou ce genre de choses. Vous voyez ce que je veux dire ? On a essayé de mettre quelque chose de ce genre dans ce scénario plutôt froid. Cette réplique, cette phrase nous prévient que quelqu’un est sur le point de rêver. Rêver est quelque chose dont tous les humains sont capables. Vous fermez les yeux, vous tentez de penser ou d’espérer... Mais c’est une chose impossible pour les robots. Du moins jusqu'à l'arrivée d'Eva.


Il n’y a aucun lien avec le film d’Alejandro Amenábar ?

Kike Maillo : Non. C’est l’un de mes amis proches, et il a lu le script, mais non, il n’y a aucun lien.


Vous abordez de grands problèmes éthiques dans votre film. Par exemple, si l’on éteint une intelligence artificielle, c’est similaire à un meurtre...

Kike Maillo : Oui, mais le problème, c’est que c’est tellement facile d’éteindre une machine, même quand elle est si bien construite et qu’elle a des sortes de sentiments qui sont une émulation ou pas – nous n’entrons pas dans le débat dans le film. Elle ressemble vraiment à un être humain, mais c’est si facile de l’éteindre. Tous les événements tragiques se passent avant la mort, l’extinction. Et pour moi, le personnage principal, Alex, doit prendre la responsabilité de le faire. Dans l’ensemble du film, Alex est quelqu'un d'égoïste, il voyage autour du monde, et il rentre enfin dans son village natal. Village qu'il avait quitté à cause de l’université. Dix ans, l'université lui demande de revenir. Mais il est très égoïste. Il arrive tel Ulysse qui rentre de la Guerre de Troie dix ans plus tard et Pénélope est déjà remariée avec un autre homme, son frère. Et comme dans le drame grec avec Télémaque, l'enfant le reconnaît comme son père. Et il tente à chaque fois de changer le système. Il sème le chaos dans le système.


Durant une scène, vous utilisez une chanson de David Bowie. Est-ce une chose que vous aviez prévue avant le tournage ?

Kike Maillo : Oui. J’ai commencé à penser à cette scène six ou sept mois avant le tournage. Nous avons fait cette scène avec la chanson, mais ça nous a pris encore plusieurs mois après le tournage pour obtenir les droits. Mais je me souviens de la première fois, en tant qu’enfant, où je me suis rendu compte que j’entendais une chanson à propos de science-fiction. Bien sûr, en vieillissant, je me suis rendu compte qu’il y avait d’autres niveaux de lecture, à propos de la drogue par exemple. Mais une chanson des années soixante-dix, romantique et à propos de science-fiction ? Il fallait qu’on la mette dans le film, parce que ce sont les trois thèmes principaux du scénario : les seventies, le romantisme au sens germanique du terme, et la science-fiction.


Le monde d’Eva n’est pas si futuriste. Etait-ce un choix artistique ?

Kike Maillo : Bien sûr. Mais c’est un choix artistique qui s’est aussi fait en accord avec notre budget (Rires). Quand on a commencé à penser à l’idée du futur dans le film, je me suis dit que je ne voulais pas dire, comme ça avait été fait mille fois, que dans le futur, tout allait être nouveau. Parce que je n’y crois pas une seconde. C’est évident. On a des machines de la génération précédente, mais nous sommes entourés de murs qui datent au moins du siècle dernier. Et pour moi, cette logique va continuer dans le futur. En plus, le film parle de nostalgie, avec ce personnage qui retourne dans son village natal, avec ma propre nostalgie des années soixante-dix.


Et David Bowie...

Kike Maillo : Oui. Et à cause de tout ça, le film se situe à un moment confortable pour l’audience. Pas le présent, mais un endroit et une époque où l’on risque d’arriver un jour prochain. On a aussi fait ça pour s’ouvrir au public qui, d’habitude, ne s’intéresse pas à la science-fiction. Parfois la science-fiction est froide, parfois elle est flambant neuve, parfois elle est sale, mais c’est toujours à propos de notre futur.


Mais, en même temps, vous créez une ambiance exotique avec toute cette neige...

Kike Maillo : Oui, c’est vrai. Pour nous, c’est exotique. Pour faire une périphrase, on vous transporte dans un endroit qui n’est pas votre réalité. Vous comprenez que vous êtes dans une autre réalité. Par exemple, quand vous regardez Minority Report, vous vous rendez compte que ce n’est pas votre réalité, et personnellement je n’aimerais pas y vivre. Mais avec notre film, nous voulions faire quelque chose de différent, un endroit où les gens aimeraient vivre. Même s’il y fait froid.


Comment avez-vous fait pour créer des effets spéciaux aussi efficaces avec un budget réduit ?

Kike Maillo : Tout d’abord, on a été parler aux gens qui allaient financer le film. En Espagne, c’est les institutions gouvernementales et les chaînes de télévisions. La première réponse qu’on ait obtenu, c’était : « Wahou, vous êtes vraiment cinglés. Personne n’a fait de film de science-fiction en Espagne ces dix dernières années. Le dernier était Ouvre les yeux en 1997. Et personne n’a jamais fait de film de robot en Espagne. » Le problème était de trouver comment le faire. On a donc fait une vidéo de présentation de 4 minutes au tout début du projet, tournée en Andorre un week-end où il a beaucoup neigé, avec deux scènes qui sont dans le film – mais avec d'autres acteurs – et on a mis quelques effets spéciaux. Ça a été notre moyen de contrecarrer tous les préjugés qu’il y avait en Espagne à propos de ce genre de projets. Parce que c’était vraiment comme une peur que le gouvernement avait, un mur qui, une fois qu’on l’a franchi, qu'on est  de l'autre côté, on découvre qu'il y a énormément de territoires à conquérir. Ensuite, de nombreuses personnes ont voulu participer au film, comme Daniel Brühl ou les autres acteurs mais surtout les investisseurs. Quand on a décidé quels types d’effets spéciaux on allait avoir dans le film, on s’est arrêté sur les effets spéciaux qu’on connaissait, qu’on savait réaliser. Il nous fallait être très malins à ce sujet. En général, en Espagne, on utilise beaucoup d’effets spéciaux dans les publicités, mais… Je ne sais pas si le problème au cinéma est lié au budget ou autre chose, mais nous n’utilisons jamais les talents et la technologie de notre publicité dans notre cinéma. Pourtant, ce savoir-faire et cette technologie existent chez nous. Pour les effets spéciaux, on savait qu’on savait gérer le métal, les cristaux, ou tel genre de physique, mais on ne savait rien à propos des particules ou de l’eau. Nous avons donc limité notre imaginaire à ces choses qu’on savait faire. Et au final, ça nous a inspirés. Parfois, on est plus créatifs quand on a des limites. L’autre aspect important était d’avoir le plus de choses physiques possibles lors du tournage. Par exemple, on a construit un chat qu’on a manipulé comme une marionnette, avec des fils. SI-9, le prototype pour l’enfant-robot, est une fille qui vit à l’intérieur d’un corps. La plupart des robots ont été construits pour le film. Il y a ensuite cette espèce de machine qu'Alex utilise pour créer le cerveau du robot. Notre inspiration était la phrénologie, cette pseudo-science créée ici en France au début du XIXe siècle, selon laquelle chaque partie du cerveau est dédiée à une capacité particulière – la violence dans cette partie, les mathématiques dans cette autre, etc. Nous nous sommes basés sur cette théorie et nous l’avons implémentée dans le cristal. Nous avons décidé que ce matériau serait à l’intérieur des machines parce que ça nous rappelle la neige, la cristallisation de l’eau. Enfin… Je pourrais en parler pendant des heures (Rires).


Préférez-vous les effets spéciaux ou les animatronics ?

Kike Maillo : On est évidemment plus libres avec la 3D, mais le problème, c’est qu’au final, on est trop libres. Parfois on anime trop ces effets spéciaux modernes, au-delà de la réalité. Je préfère combiner les deux techniques afin d’atteindre le résultat le plus réaliste possible. Par exemple des animatronics pour le visage de l’enfant-robot, et la 3D pour l’intégrer au décor et pour donner l'impression qu'il ne s'agit pas d'un acteur dans un costume.

Pensez-vous avoir ouvert la porte pour qu’il y ait plus de films de science-fiction en Espagne ?

Kike Maillo : Je l’espère. Il y a une quinzaine d’années, on a commencé à faire des films d’horreur avec grand succès. Beaucoup de gens les ont trouvés bons, même à l’étranger, malgré le fait que ça ait été des films espagnols. J’imagine que nous sommes maintenant au deuxième stade, celui des films de science-fiction. J’espère que quelqu’un d’autre profitera de l’opportunité créée par ce premier film et continuera à ouvrir la porte pour d’autres.


Pensez-vous que l’intelligence artificielle peut se révéler bonne pour l’humanité, ou qu’elle se révélera destructrice, autant pour nous que pour elle ?

Kike Maillo : Je n’ai jamais pensé que cette technologie puisse... bon, d'accord avec l'armée, mais je ne pense pas qu’elle pourrait être bonne ou mauvaise, en tout cas de la façon dont le public l'imagine.


Les robots représentent-ils une sorte de danger pour les êtres humains ?

Kike Maillo : C’est une métaphore. On essaie de créer quelque chose de très proche de l’être humain, et l’humanité se montre insensible. Nous avons beaucoup de chaos en nous, et c’est parce que nous n’avons pas beaucoup d’ordre dans nos vies, ni dans notre esprit, parce que nous sommes libres de bouger, et donc nous amenons le chaos dans l’équation. Je pense que nous devons prendre conscience que la technologie ne va pas nous aider. La technologie a apporté de très bonnes choses à notre civilisation : nous travaillons moins qu’il y a un siècle, nous vivons plus longtemps, nous avons plus de loisirs, nous évitons beaucoup de choses qui pourraient interrompre notre vie prématurément. Mais, d’un autre côté, il y a toute cette technocratie due à la technologie : nous vivons plus seuls qu’il y a un siècle – de nombreuses personnes vivent seules chez elles avec leur propre cinéma, leur propre nourriture... et c'est pour cela que nous aurons besoin de compagnons artificiels. Je ne sais pas si ce sera sous la forme de robots ou d'écrans. Mais nous sommes des animaux sociaux. Nous avons besoin d’interagir avec les autres gens. Si nous construisons ces sortes de forteresses qui nous tiennent à l’écart des autres, nous devons mettre autre chose à l’intérieur. Nous devons vraiment nous méfier de la technologie qui ne nous aide pas. Maintenant, tout le monde a un téléphone portable, et on pense tous que c’est une bonne invention. Mais si on avait dit ça aux gens du XIXe siècle, ça les aurait effrayés, parce que c’est quelque chose de différent de leur mode de vie. La science-fiction profite à chaque fois de cette peur universelle que nous avons du futur. C’est vraiment facile d’intégrer à un film, à un récit, la notion que le futur sera plus sombre que le présent. On pourrait créer de nombreuses histoires à ce sujet. Mais avec Eva, nous essayons de parler d’autre chose. Le problème n’est pas de savoir si le futur pourrait être sans eau ou si ensoleillé que personne ne pourrait aller à l'extérieur. Nous vivrons mieux dans le futur que maintenant. Un petit peu mieux, mais mieux quand même. Pour moi, le problème sera toujours : j’aime quelqu’un qui n’en aura rien à faire de moi, ou j’ai peur de la mort. Bref, ce genre de choses.


Vous pensez que nous serons probablement capables d’aimer un robot ?

Kike Maillo : Je pense que oui. Je ne sais pas si ça sera un robot, une machine ou quelque chose dans le genre. Vous vous souvenez du film où Tom Hanks se trouvait seul sur une île, Seul au monde ?
Oui. Vous vous souvenez de Wilson, le ballon de volley ? Si le ballon pouvait parler, marcher à vos côtés, préparer les repas, eh bien vous pourriez tomber amoureux du ballon  (Rires). Je plaisantais. Mais si quelqu’un est vraiment seul, et la machine est vraiment bien conçue, nous aurons probablement des problèmes à ce sujet (Rires).


Pensez-vous qu’Eva est amoureuse d'Alex ?

Kike Maillo : Elle ressent quelque chose d’étrange, parce qu’elle sent que David n’est pas son père, et après l’arrivée d’Alex et les réactions de Lana quand elle est avec Alex, elle commence à penser que c’est son père. Mais elle l'a rencontré avant tout cela. Elle l'a rencontré toute seule et elle trouve qu'il est charismatique. Oui, elle a seulement dix ans. Et cette étrange relation commence à se bâtir.

Attention spoiler !

 



Pour moi, il y a un très joli paradoxe dans le fait qu'Alex recherche le modèle parfait pour son robot et le modèle qu'il choisit n'est pas une vraie enfant. Pas parce qu'elle est un robot.



Fin du spoiler.

Mais parce que c'est une femme dans un corps d'enfant. C'est une Lolita. Ce n'est clairement pas une enfant comme on l'entend. Parfois, nous sommes parfois fascinés par ces enfants qui n'en sont pas vraiment ; qui sont très talentueux, très matures. C'est très paradoxale. Pour moi, Alex ne s'intéresse pas aux enfants. Ils l'ennuient. Quand il les voit à l'écran à l'université, il reste indifférent.
C'est juste parce qu'elle est très spéciale, qu'elle parle comme un adulte. Elle est capable de comprendre et de jouer avec le mot "pervers" aussi bien qu'une adulte. C'est quelque chose que l'on pourrait entendre dans la bouche d'une ado de 16 ans, pas dans celle d'une gamine de 10.


Comment avez-vous trouvé l'actrice Claudia Vega ?

Kike Maillo : Cela a été long. Nous l'avons trouvée après cinq ou six mois de recherches et 3 000 auditions dans les écoles. Vous avez, quand on mixe science-fiction et mélodrame, donc sans thriller et sans action, il faut trouver de très bons acteurs. On ne peut pas cacher une mauvaise performance avec la mise en scène ou le montage. Après quatre mois, on a commencé à se dire qu'il fallait peut-être changer le rôle parce qu'on ne trouvait pas la petite fille. Mais on l'a finalement trouvée, et Claudia est incroyable. J'ai déjà travaillé avec des enfants et c'est très étrange de trouver quelqu'un qui comprend aussi bien le scénario et les motivations de son personnage. Elle a beaucoup d'empathie, à cause de son histoire personnelle. Elle a déjà beaucoup vécu et sa personnalité a beaucoup de facettes, ce qui est une très bonne chose pour un acteur.


Y a-t-il une possibilité que Claudia soit en fait un robot ?

Kike Maillo : Nous avons tourné ce film en douze semaines. Cette blague est apparue entre la septième et la huitième semaine. A cette période, nous tournions toutes les scènes d'extérieur, au milieu de la neige, par moins 20 degrés. Elle ne s'est jamais plainte une seule fois de quoi que ce soit. Jamais ! Elle était tout le temps joyeuse, chantant, dansant... Tout le temps ! C'était incroyable, d'autant que d'autres acteurs comme Daniel Brühl et Marta Etura me disaient : « Waouh. On peut pas tourner aujourd'hui ! ». Ce qui est tout à fait normal vu le froid qu'il faisait, glaçant les visages, empêchant d'articuler. Et elle, elle ne s'est jamais plainte de ça. On a donc commencé à plaisanter à ce sujet, qu'elle était en fait un robot.


Quels sont vos projets ?

Kike Maillo : Je ne sais pas. J'ai besoin de temps pour réfléchir, me reposer. J'ai besoin de temps pour trouver la bonne idée qui me permettra de continuer dans le genre. Mais je suis quelqu'un d'ouvert. J'aime les drames, les films d'action, d'aventures... même les comédies musicales. J'aime tout ces trucs, mais il faut que je réfléchisse à tout cela. Pour le moment, on tente de développer 3-4 scénarii liés à l'imaginaire mais bon... je ne sais pas trop encore.


Il n'y aura donc pas d'Eva contre-attaque ?

Kike Maillo : (Rires) Je laisse ça aux Américains. J'espère qu'ils vont faire un remake et un deuxième, un troisième, un quatrième... Enfin je l'espère. Ça me plairait beaucoup.

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