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Duke Nukem est éternel

Duke Nukem est éternel

Fantasy.fr a pu interviewer Randy Pitchford, le président et gérant de Gearbox Software, alors qu'il était de passage à Paris pour promouvoir Duke Nukem Forever.

Par Emmanuel Beiramar | Traduction : Grégory Bouet
9 juin 2011 | Mis à jour 9 juin 2011
Duke Nukem est éternel
Duke Nukem est éternel

Fantasy.fr : Vous souvenez-vous de votre première expérience avec l’imaginaire ?

Randy Pitchford : Holà, je ne sais pas si je peux m’en rappeler. J’ai toujours eu une imagination débordante. Je pense que ma première expérience avec l’imaginaire a été le fruit de ma création. Mais sinon, très jeune je dévorais les dessins-animés, les jeux vidéo. Tout cela m’a beaucoup inspiré. Ça m’a permis de passer pas mal de temps à explorer l’univers fantastique d’autres personnes.
 

Fantasy.fr : Et votre premier jeu marquant en tant que joueur ?

Randy Pitchford : Mon premier jeu vidéo devait être l’un de ces petits jeux électroniques de poche. Mon père me l’avait donné. Nous étions dans un avion et je devais avoir 4 ou 5 ans. Je crois que c’était Race Driver. C’était soi-disant un jeu de course avec des petites lumières de chaque côté. Dès que les lumières changeaient, on devait appuyer sur un bouton pour accélérer et dépasser l’adversaire. Si on était trop lent, on restait derrière. C’était censé simuler les changements de vitesse dans une voiture de course. Le jeu était si primitif que mon imagination devait faire tout le travail. Je devais m’imaginer conduire le bolide et foncer sur la route. Ça doit être le premier jeu vidéo auquel j’ai joué.
 

Fantasy.fr : Parlons un peu de Duke Nukem. Que représente ce personnage pour vous ?

Randy Pitchford : Duke est le héros parfait. Il réussit tout ce qu’il entreprend, et il n’a pas peur de le dire. C’est mon opposé. Son égo est tellement énorme. Moi, j’essaie toujours de rester simple, mais avec ce type… Il y a à peine de la place pour quelqu’un d’autre. Mais ce qui est intéressant dans son monde, c’est qu’il le mérite. Il a gagné le droit d’être comme ça. On a presque l’impression qu’il doit sauver le monde s’il veut que les gens l’aiment et le fréquentent. Comme si son égo en dépendait. Si personne ne le considérait comme un héros, il déprimerait. Bref, il gagne sans cesse, mais il est aussi très divertissant car il est extrêmement bête, mais avec classe. On se marre bien avec lui.
 

Fantasy.fr : Duke a mis plus d'une douzaine d'années pour revenir. Avant, il s’est illustré dans des FPS et des plate-forme. N’aurions-nous pu espérer voir d’autres types de jeux avant que Duke Nukem Forever sorte enfin ?

Randy Pitchford : Bien sûr. On aurait pu sortir plein de Duke différents, mais quand on réfléchit à Duke Nukem Forever, on comprend pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps. Quand je repense à son évolution, à son développement, aux gens qui y ont participé, c’est difficile d’imaginer que cela aurait pu en être autrement. Il y aurait pu y avoir plein d’autres Duke en attendant, mais avec cette équipe, ces gens, ceux qui font de Duke ce qu’il est, c’était Duke Nukem Forever ou rien. C’est un paradoxe assez étrange.
 

Fantasy.fr : Est-ce Duke qui vous a aidé à ne pas abandonner durant ces longues années de labeur ?

Randy Pitchford : C’est vrai que son caractère est unique. Je ne veux pas vivre dans un monde sans Duke. Mais il y a aussi quelque chose de spécial dans la façon de jouer à Duke, dans Duke Nukem Forever et dans Duke 3D. Mais plus particulièrement dans Duke Nukem Forever. Ce n’est pas qu’une question de réflexes, d’habilité, de capacité à résoudre des puzzles en adoptant toujours les mêmes tactiques. Ce jeu à sa propre identité, sa propre manière de présenter des casse-têtes, son propre style d’action. Il représente un défi pour tous les types de joueurs sans jamais trahir son univers ou son histoire. Je pense que c’est une qualité rare de nos jours, et qui se fait d’ailleurs de plus en plus rare avec le temps. C’est ce qui le rend si addictif.  Associé ce genre de mécanismes à l’univers de Duke, ça donne un cocktail de plaisir hallucinant. Les jeux vidéo sont censés nous divertir d’ailleurs.
 

Fantasy.fr : Vous avez une idée de la durée de vie du jeu ?

Randy Pitchford : Elle est très longue. C’est très surprenant d’ailleurs ; lors des essais, la plupart des cobayes ont mis une quinzaine d’heures pour finir la campagne. Et je ne parle même pas du jeu à plusieurs, qui lui, comme vous le savez, peut durer indéfiniment (Forever).
 

Fantasy.fr : Quel est l’avenir de Duke Nukem ?

Randy Pitchford : J’ai hâte de le découvrir ! On a acheté la franchise. Je suis donc le propriétaire de Duke Nukem. Ça signifie que je détiens le futur de Duke, et je suis persuadé que ce personnage a de l’avenir. Mais nous n’y avons pas encore vraiment pensé. Nous préférons nous concentrer sur Duke Nukem Forever pour être sûr qu’il est à la hauteur, pour y jouer enfin après toutes ces années. Il sort le 10 juin. Le 11 juin, nous nous réunirons pour imaginer ensemble l’avenir de Duke Nukem.


Merci à Red Button, 2K Games et au site LesGameuses.

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