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Stoker, Holt : La résurrection de Dracula, 2e partie

Avec le consentement unanime des soixante-dix héritiers de Bram Stoker et le soutien de la fondation éponyme, Dacre Stoker, arrière petit-fils du Bram Stoker, et Ian Holt, historien et membre de la Société transylvanienne de Dracula, ont écrit Dracula L'immortel, la suite officielle de Dracula. Fantasy.fr a pu interviewer les deux auteurs à l'occasion de leur passage à Paris en octobre dernier. Voici la dernière partie de la retranscription de l'entretien !

Par César Bastos | Traduction : Grégory Bouet
6 avril 2010 | Mis à jour 6 avril 2010

Fantasy.fr : On perçoit bien le changement de relation entre les personnages, leur évolution. Ne serait-ce que le lien entre Jonathan et Mina. On sent le poids des décennies et on ne s’y attend pas.

Ian Holt : Justement ! C’est ce qu’on voulait montrer avec tous ces célibataires dans le livre. On voulait surprendre les lecteurs. C’était notre but premier. Le problème était de savoir comment présenter les choses. Mais on voulait avant tout surprendre, apporter encore de la nouveauté. Bram a révolutionné son époque avec son livre. Il a surpris tout le monde. Nous ne pouvions faire moins. Nous nous sommes dit : « On est obligés de changer les choses. On doit s’affranchir de la trame originelle tout en retrouvant les personnages d’origine. »
 

Fantasy.fr : Un autre personnage important a un rôle prépondérant dans cette suite : Elisabeth Báthory. Pour quelle raisons avez-vous souhaité utiliser cette autre figure célèbre du vampirisme ?

Dacre Stoker : C’est une vieille histoire. Nous voulions avant tout que notre méthodologie s’accorde avec celle de Bram sur de nombreux points : au niveau des recherches, des plages de travail, le sérieux, l’atmosphère. Nous savons que Bram s’est appuyé sur des livres d’Histoire pour découvrir les bases du personnage de Dracula. Nous devions donc, nous aussi, nous plonger dans les livres d’Histoire et en extraire un autre personnage illustre qui conviendrait à notre roman. Nous avions besoin de matière, de matière sombre, pour bâtir l’invitée de Dracula, selon la logique de Bram. Nous avons donc jeté notre dévolu sur Elizabeth Bathory, en nous arrangeant un peu avec le contexte pour que la coexistence devienne possible. J’ai fait des recherches au sujet de la comtesse avec un professeur. Il existe même un scénario de film, mais qui est resté sans suite.

Ian Holt : La Transylvanie, à l’époque de Vlad Tepes, était un état belliqueux, ce qui explique bien des choses. Quand Dracula monte sur le trône, il prend ses conseils auprès d’un vieux noble, Stefan Bathory, l’arrière-grand-père d’Elizabeth Bathory. Plus tard, quand il est de nouveau appelé à régner, avec le soutien du Pape, il a dû se marier avec une femme issue de la vieille noblesse. Il choisira la cousine de Stefen Bathory, qui était également la cousine d’Elizabeth… à 200 ans près. D’ailleurs, dans les livres d’Histoire, le lien entre Dracula et une comtesse existe. Nous savons suivi le cocktail Stoker : un peu d’Histoire, un peu de fiction pour créer notre personnage. Bram a d’ailleurs écrit une nouvelle de deux chapitres découverte par Ryan McNally et publiée sous le titre L’Invité de Dracula. Tout le monde se demande d’où ça vient. Peut-être était-ce un exercice de style, peut-être était-ce une chute du roman original, voire un essai de suite. Personne ne connaît la vérité. Dans cette nouvelle, arrive une comtesse, Elizabeth de Grace, si je me souviens bien. Au-dessus d’un mausolée, sur une hampe d’acier pend lamentablement un panneau. Il porte une mention gitane. La même que celle dite par les gitans à Jonathan lors de sa première visite au château. Cela signifie : les morts voyagent très vite. Il s’agit d’une référence aux vampires et aux pieux. Alors si ce comte a entendu parler de Dracula, il a peut-être aussi entendu parler de Bathory. On pourrait même faire un parallèle entre l’histoire de Bathory et celle de Dracula. On ne sait rien des intentions de Stoker à ce sujet. Quoi qu’il en soit, L’Invité de Dracula mentionne une comtesse vampire, qui change de nom et d’apparence. Il pourrait s’agir de la comtesse Bathory. Sinon, nous avons déjà la référence à Jack l’Eventreur, et là encore, nous voulions surprendre les lecteurs avec notre Jack à nous.
On ne sait pas s’il s’agit d’un homme ou une femme, mais je n’en dirai pas plus, car je ne veux pas trop en dévoiler. Mais, j’en parle pour expliquer comment nous nous sommes appuyés sur le travail de Bram et sur l’Histoire pour en tirer notre grand méchant, en gardant à l’esprit les deux Dracula – le réel et l’imaginaire – en les changeant à notre façon. Et il en fut de même avec la comtesse Elizabeth de Grace et la comtesse Bathory. L’histoire de Bathory illustre d’ailleurs le thème principal du roman de Bram, la sexualité des femmes et leurs droits à l’époque victorienne. Rappelons que l’un des grands changements politique de l’époque, est le mouvement des suffragettes. Ainsi, Bram nous montrait comment la sexualité des femmes se libérait dès que Dracula les mordait. Les hommes en avaient tellement peur. Bref, la sexualité débridée effrayait les hommes, car les femmes se montraient plus puissantes qu’eux dans ce domaine. C’est une attaque très violente sur la position des femmes, leur rôle, à cette époque. Avec Bathory, qui était à la fois lesbienne et une tueuse folle à lier créée justement par la pression et les injustices qu’elle a subit à cause de sa sexualité, nous avons aussi pu aborder le thème des mouvements pour le droits des homosexuel(les), mouvement très important aux Etats-Unis. C’était une manière de prolonger la vision de Bram et des thèmes qu’il abordait. Si on avait écrit notre roman dans les années 1960, on aurait illustré le thème des droits civiques. Bref, l’impulsion vient de nouveau de Bram. Nous représentons un peu son héritage spirituel.
 

Fantasy.fr : Vous avez déclaré regretter le manque de fidélité qu’ont les très nombreuses adaptations cinématographiques de Dracula envers l’œuvre de Bram Stoker. Pouvez-vous nous en parler ? Et que pensez-vous des quelques romans qui s’inspirent du mythe, comme ceux de Kim Newman (ANNO Dracula) ou de Fred Saberhagen (Les Confessions de Dracula) ? Les avez-vous lus ?

Dacre Stoker : Non, mais j’en ai entendu parler. Je vais les lire, car je suis un grand fan des vampires. Je veux aussi les lire pour ma culture personnelle. Bref, ils sont sur ma liste. Après, en ce qui concerne les différentes interprétations du mythe de Dracula, si on en revient au comte de Bram, il a une sale tête, il sent le moisi et ressemble plus à un animal qu’autre chose. Il est très primaire. Il n’hésite pas à être violent pour arriver à ses fins. Quand on voit les adaptations à l’écran, avec des types bien propres sur eux, plutôt beaux, on s’éloigne carrément de la vision de Bram. Et quand on voit aussi le vampire intervenant dans 1, Rue Sésame, qui atterrit sur des boîtes de céréales… Bref, c’est presque devenu un personnage humoristique aux Etats-Unis. Les vampires ont connu bien des adaptations différentes toutes plus éloignées que les autres du personnage de Bram

Ian Holt : Moi, j’ai choisi de ne rien lire. Depuis douze ans, quand j’ai su que j’allais écrire cette histoire, car je savais que j’y arriverai, j’ai vu pléthore de romans et de films. Bon, j’ai lu Hollywood Gothic de Daniel Scott, mais c’était juste pour me rafraîchir la mémoire au sujet de certains aspects des films, mais c’est tout. Je ne voulais pas que quoi que ce soit m’influence, consciemment ou inconsciemment. Je voulais créer une histoire originale. J’ai aussi ma liste, mais je tiens à m’excuser si je n’ai encore rien lu.

Dacre Stoker : Il y a de bonnes choses en matière de littérature vampirique. Anne Rice a exploré la sensualité et la mentalité des vampires, qui doivent lutter entre le besoin de tuer pour survivre, ou pour perpétuer leur race. Stephen King aussi, avec son génial Salem, qui revient au mythe original du vampire, de l’inspiration de Bram et des vampires qui sortent des tombes.
Et aujourd’hui, on a Twilight, qui présente les vampires sous un jour plus romantique, très romantique même, avec une certaine vision de l’adolescence. Ça ramène une toute nouvelle génération de fans. Et pas seulement des mecs, mais aussi beaucoup de jeunes filles. Ces adolescentes adorent le côté romantique de l’histoire. Moi-même j’ai vu les films, et je ne les trouve pas si mauvais. D’ailleurs, ceux qui lisaient les histoires de vampires étaient peut-être aussi sensibles au côté romantique. L’un de nos objectifs est de capturer l’attention des gens, et de leur faire comprendre que c’est sympa d’aimer tout ce qui se rattache au thème des vampires, et pas seulement notre livre. Il n’y a rien de mal à aimer ça. Mais quand on regarde comment tout a commencé, s’il on essaie de tout relier à une origine, on tombe sur le personnage de Bram. On se rend compte alors du potentiel, sur quoi ça pouvait déboucher le vampire…

Ian Holt : Pour moi, c’est comme pour tout : il y a du bon comme du mauvais. Il y a plein de bons films sur Dracula, et plein de mauvais, mais aucun ne reflète vraiment la vision de Bram. Tout ce que je veux dire c’est qu’on frôle un peu la science-fiction, avec tout ces univers parallèles. Le roman de Bram, le nôtre, tout cela n’est qu’une des dimensions illustrant un Dracula précis. On peut tout à fait aimer tous le reste, toutes les autres interprétations, mais si on aime vraiment Bram, alors, notre livre représente son héritage le plus direct. Attention, ça ne fait jamais qu’un livre de plus. On n’est pas obligé de l’aimer…

Dacre Stoker : On ne dit pas qu’il est meilleur que les autres, on peut aimer plein de variations sur un même thème…

Ian Holt : Tout ça coexiste, que ce soit chez Stephenie Meyer, et tous les autres. Il y a un passage dans le livre de Bram, comme dans le nôtre, où Dracula énumère tous les attributs des vampires. Tel attribut vient de telle légende, de tel mythe, de tel pays, de tel folklore. Il les énumère un par un. Il y a des choses très intéressantes dans les légendes amérindiennes, par exemple. Certaines montrent que ce peuple avait une forme équivalente au mythe du vampire. Bref, ils se retrouvent tous sur cette page, les balles en argent, le pieu dans le cœur, la décapitation, la transformation en chauve-souris, en loup, en rat, bref, tous les attributs des vampires. Quand on regarde des trucs comme Buffy ou Génération Perdue ou True Blood, ou les romans de Stephenie Meyer, on retrouve tous ces vampires sur cette page. Buffy et Stephenie Meyer sont sœurs de sang, elles ont tissé leurs liens avec cette page, sans qui elles n’existeraient pas. Bram a jeté les bases de tous les vampires modernes. Bram Stoker est un peu le Moïse des vampires et il a rapporté les dix commandements du mythe ! Stephenie Meyer et tous ces jeunes fans ont beaucoup d’importance. Plus tard, avec un peu de chance, ils nous liront et s’exclameront : « Hey, j’adore les vampires de ces types !
 

Fantasy.fr : Ça a déjà commencé…

Dacre Stoker : Oui, c’est vrai. Nous sommes une seule et grande famille. Liée par le sang. C’est le terme exact, je crois.
 

Fantasy.fr : Pour en revenir à votre Dracula, qu’en pense le clan Stoker ?

Dacre Stoker : J’ai dû contacter plusieurs membres de la famille pour bon nombre d’aspects importants. J’ai bien dû communiquer avec treize personnes différentes, toutes plus ou moins éloignées et la plupart étaient curieuses de savoir ce qu’on pourrait faire. Je tâchai de les rassurer en leur affirmant qu’on avait une histoire vraiment originale. Je leur ai fourni quelques documents, dont une sorte de C.V. et une lettre de motivation ! J’ai reçu un accord mais une aide hésitante… genre « Bon, OK, mais tenez-nous au courant… »
Toujours est-il que lorsque nous avons achevé le premier jet, je ne me voyais pas leur envoyer le manuscrit pour qu’ils le corrigent, mais je leur ai fourni l’idée générale de notre travail et son évolution. Ils étaient assez emballés, mais quand les épreuves non corrigées sont arrivées, j’étais plus nerveux que jamais. Je devais annoncer que le livre avait été vendu dans le monde entier.

Ian Holt : Certaines propositions était faramineuses et dépassaient de très loin celles auxquelles peuvent prétendre de jeunes auteurs. C’est là que les ennuis ont commencé !

Dacre Stoker : Jusque là, j’étais plein d’assurance. Je me disais qu’il n’y aurait plus de problèmes. Mais quand j’ai eu les épreuves en main et qu’on m’a donné l’autorisation de les envoyer à la famille… doux Jésus…
Puis, l’un des descendants éloignés m’a envoyé une réponse très positive, ce qui m’a fait très plaisir. Puis, l’oncle Patrick est intervenu. Il n’est pas très à l’aise avec les e-mails, alors c’est sa femme qui s’en charge en général. Bref, oncle Patrick m’a écrit une lettre… avec une écriture de cochon d’ailleurs. Ça m’a fait penser à une remise de diplôme, ou à un entretien d’embauche. Bref, j’ai ouvert cette lettre où mon oncle déclarait que le livre n’était pas mal. Il évoquait beaucoup de choses mais ne faisait que des compliments. Après ma lecture, j’ai poussé un gros soupir de soulagement. J’aurais eu l’impression de porter toute la responsabilité d’un échec s’il n’avait pas aimé. Après tout, ils m’avaient encouragé à continuer sans trop savoir ce que je faisais.
Puis, les grosses pointures se sont ramenées : les deux arrière-petits-fils de Bram Stoker (dont ils ne portent pas le nom). Dieu merci, eux aussi m’ont complimenté. Ils ne sont pas rentrés dans les détails comme Patrick, ils ont juste trouvé le livre plutôt bon.


Fantasy.fr : Quels sont vos projets ? Pensez-vous faire d’autres suites ?

Ian Holt : Oui. J’y travaille en ce moment d’ailleurs. Je ne peux pas trop en dire à cause de mon contrat, mais imaginez déjà les machinations qui se trament dans les coulisses du récit de base. Connaissez-vous le film Le Pape de Greenwich Village avec Daryl Hannah ? Je voulais en faire une sorte de suite en fait, et… heu… voyons, qu’est-ce que je peux vous dévoiler ?

Dacre Stoker : Ce que vous pouvez savoir pour le moment, c’est qu’on a le fil conducteur pour la suite du roman. On attend de voir la réaction de la famille pour continuer. Pendant ce temps, en tant que scénariste, Ian a travaillé sur le script de l’adaptation cinématographique. En fonction du temps qui nous sera imparti, on verra bien ce que ça donnera…

Ian Holt : Je travaille sur quelques films en ce moment. Difficile de te donner plus de détails, toujours cette histoire de contrats, de propriété intellectuelle. Bref, je travaille sur des films en marge de mon activité avec Dracula. Et j’en suis ravi ! J’aime les films d’horreur, mais j’aime aussi les films d’action. Tout ce que je peux te dire, c’est que je bosse sur une série tournant autour des vampires chez Concept Entertainment America avec Harold Cutler. Une histoire avec des vampires dont on se moque d’ailleurs, un peu comme dans les émissions de variété, tu en sauras plus sur mon site à la rigueur. Mais sinon, j’écris le scénario adapté de Dracula l’immortel alors qu’en général, avec Hollywood, on vend le bouquin et eux se chargent du reste.

Dacre Stoker : Et nous, on ne voulait pas de ça.

Ian Holt : On ne veut pas répéter les erreurs du passé. Maintenant que le livre est terminé, on a une compagnie de production qui nous trouvera un studio. Quoi qu’il arrive, le film sera totalement fidèle au livre. Il illustrera notre vision du livre mise à l’écran, la vision de Bram. C’est l’étape suivante. Ressusciter l’héritage de Bram, redonner ses lettres de noblesse à son œuvre et créer un lien entre elle, Lugosi et notre roman. La seconde vie de Bram Stoker symbolisée par un film en quelque sorte. Le grand retour de Stoker à Hollywood. On ne va pas se rater, ce coup-là, alors ça va prendre un peu plus de temps, surtout pour bien tout négocier : on demande un droit de regard plus élevé qu’à l’accoutumée, pour une adaptation littéraire. La vision d’Hollywood reste de donner au public ce qu’il attend. Tu te souviens de Batman & Robin ? Puis Batman Begins ?  Tu as noté la différence ? On veut juste s’assurer d’avoir tout le contrôle nécessaire sur le film de Dracula l’Immortel.
 

Fantasy.fr : C’est tout le mal que l’on vous souhaite.

Dacre Stoker : Nous aussi !

Ian Holt : On sait à présent que les bons livres font de bons films. Je m’excuse encore de ne pouvoir en dire plus.


Fantasy.fr : Un dernier mot pour vos lecteurs francophones ?

Ian Holt : Ce Dracula, va en surprendre plus d’un. Il est terrifiant, tout en étant le héros qu’il était dans la vie. Vous y trouverez des duels à l’épée, car il était connu pour sa maîtrise des lames. Dracula y est bon, cruel, il est bien des choses… Son personnage est très complexe. Ce roman est beaucoup plus tourné vers l’action que l’original mais je crois que cela fait aussi dire qu’il n’affronte pas que des humains cette fois, mais aussi quelqu’un qui n’a rien à lui envier en puissance. Ça génère des scènes d’action d’autant plus spectaculaires. En plus, nous ne souffrons pas de la censure à laquelle Bram était soumis au XIXe siècle, alors nous nous permettons plus de violence, de sexe et de sang. Enfin, tout est lié à l’aspect moderne du mythe tout en conservant l’esprit de Bram. Il y aura aussi un peu plus de romance, enfin, dans l’aspect Renaissance du terme, plutôt que dans l’esprit amoureux.

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