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Stoker, Holt : La résurrection de Dracula,1ère partie

Avec le consentement unanime des soixante-dix héritiers de Bram Stoker et le soutien de la fondation éponyme, Dacre Stoker, arrière petit-fils du Bram Stoker, et Ian Holt, historien et membre de la Société transylvanienne de Dracula, ont écrit Dracula L'immortel, la suite officielle de Dracula. Fantasy.fr a pu interviewer les deux auteurs à l'occasion de leur passage à Paris en octobre dernier. Après plusieurs problèmes dignes d'un roman fantastique, voici enfin la première partie de la retranscription de l'entretien !

Par César Bastos | Traduction : Grégory Bouet
29 mars 2010 | Mis à jour 29 mars 2010

Fantasy.fr : Comment s’est déroulée l’écriture de Dracula l’Immortel et comment vous répartissiez-vous le travail ?

Ian Holt : Je travaille en collaboration avec le Professeur Radu Torescu, qui a écrit un livre d’Histoire très sérieux au sujet du prince Vlad Tepes, In Search of Dracula. Il a connu un franc succès en 1973. Coppola s’est d’ailleurs bien inspiré de ce livre pour la scène d’ouverture de son adaptation, en 1992.  Et ce qu’il faut savoir, c’est que Radu Tamescu est un descendant de Vlad Tepes. Je me suis donc retrouvé à travailler avec le descendant de Bram Stoker et de Dracula. Tout le monde ne peut pas en dire autant ! Ils sont devenus mes mentors et amis.
C’était génial de travailler avec le professeur. C’est un homme très brillant. Grâce à lui, j’ai intégré la Transylvanian Society of Dracula, puis j’ai participé à une conférence sur Dracula à Los Angeles, conférence donnée pour le centième anniversaire de la sortie du roman de Bram Stoker. J’y ai rencontré Bela Lugosi Jr., le fils de l’acteur. Nous avons discuté et nous sommes aperçu que le personnage créé par Bela s’inspirait du monstre de Bram, mais qu’ils avaient tout deux leur propre identité. Puis le livre est tombé dans le domaine public, ainsi n’importe qui peut écrire une histoire sur Dracula, travaillé sur une réinterprétation du mythe et donner corps à ce qu’ils voient en Dracula. D’ailleurs, la plupart des adaptations cinématographiques diffèrent du livre original. On ne compte plus les interprétations différentes du mythe. Bram Stoker est mort avant la sortie du film de Bela Lugosi, mais je sais que sa veuve a travaillé avec l’équipe de tournage. Il y a donc un précédent où un parent de Bram Stoker a œuvré pour protéger la source de la légende même quand les droits furent perdus.
Ainsi, je me suis posé les questions suivante : « Que penseraient les Stoker de nos jours ? Comment verraient-ils le personnage ? Comment interprèteraient-ils la perception de Bram ? » Je crois qu’il n’y a rien eu dans cet ordre d’idée depuis le film de Bela Lugosi. Voila le point de départ d’une quête de cinq ans au cours desquels j’ai rencontré quelques descendants de Bram Stoker et où j’ai commis l’erreur de me présenter comme un scénariste d’Hollywood. Heureusement, un ami commun m’a présenté à Dacre, qui est issu d’une génération plus récente. Il est plus ouvert d’esprit, moins conservateur et moins blasé. Je lui ai soumis mon idée de reprendre les droits de Bram Stoker en créant une continuité entre le livre original et un nouveau. Ce serait une manière de reprendre le flambeau de l’héritage Dracula en reprenant le personnage exactement comme Bram l’avait écrit. Il a dû penser que j’étais un peu fou. Mais il ne m’a pas raccroché au nez, et nous en avons rediscuté plusieurs fois avant qu’il ne me réponde par l’affirmative. Cette idée avait l’air si simple, et nous étions étonnés que personne n’y ait pensé avant. C’était tellement fou… que ça pourrait même fonctionner. Bref, en 2002, nous avons commencé à travailler sur le livre.

Dacre Stoker : Quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois, nous avons passé en revue nos différentes frayeurs, par rapport à cette entreprise. « C’est de la folie ! » ; « Mais comment allons-nous écrire cette histoire ? » ou encore « Il est scénariste, moi je ne suis pas, et moi je n’y connais rien ! ».
Je suis instituteur à la base, ce qui me donne quand même l’avantage de savoir organiser des séances de travail, des chemins de fer plusieurs années à l’avance. Nous avons donc abordé le problème d’une manière que je sais maîtriser, et nous avons mis nos idées en commun, discuté de l’orientation de l’histoire, des intrigues et de leurs ramifications. Ian avait déjà une excellente idée du tout. Nous en sommes partis en prenant le personnage original de Bram et en le mélangeant avec les interprétations plus modernes des Dracula du cinéma, mais aussi en ajoutant notre propre vision du véritable prince Dracula. Ça représentait déjà l’une des pierres angulaires de notre récit. D’ailleurs, l’une de mes conditions pour participer au projet était que Bram Stoker apparaisse dans le livre, et Ian était entièrement d’accord. Il m’a encouragé dans cette voie, et c’est devenu l’une des intrigues secondaires du roman. Il m’a même conseillé d’aller à la bibliothèque du Musée Rozenbach, à Philadelphie, pour consulter les propres notes de Bram Stoker et voir ce qu’il avait laissé de côté après sept ans de recherche, ce qu’il n’avait pas inclus dans son roman, et ce que l’on pourrait utiliser dans notre roman. Ce fut une expérience formidable. J’ai lu des notes, pas un manuscrit, non, juste des notes griffonnées à la main. J’y ai notamment trouvé une mention au sujet d’un inspecteur Cotford. (D’ailleurs, on retrouve cette page à la fin du roman.) Je me suis demandé pourquoi est-ce qu’il ne figurait pas dans le livre. Après tout, des gens sont tués par des vampires, d’autres s’entretuent et la police n’intervient même pas ? On peut dire que Van Helsing et Quincey Morrow servaient de représentants des forces de l’ordre, encore que ce dernier tient plus du Texas ranger. Bref, ça n’avait pas réellement de sens. On en a discuté, puis j’ai parlé à Alexander Galland,  un chercheur, qui a abattu un boulot hallucinant. D’ailleurs, il fait un peu partie des hommes de l’ombre qui ont rendu ce roman possible.
« Pense à Jack l’Eventreur », m’a-t-il dit. Bram Stoker en parle dans un journal. Ses meurtres ressemblent à ceux de Dracula. Alex avait trouvé pas mal de documents intéressants, alors nous avons visité Scotland Yard pour se faire une idée de la manière dont l’Eventreur narguait la police, et ça m’a fourni une autre intrigue.
Ian s’est beaucoup occupé des deux Quincey (NDLR : Morris, mort dans le roman original, et Harker, fils de Mina et de Jonathan), ils lui ressemblent beaucoup d’ailleurs, même s’il le nie ! Bref, avec ces différentes intrigues, nous pouvions travailler chacun de notre côté en nous tenant au courant régulièrement, par téléphone, ou en nous envoyant des chapitres par e-mail. Le plus dur était de tout harmoniser une fois la machine lancée.

Ian Holt : Quincey Morris intervient surtout à la fin du livre de Bram. Il apporte une fin heureuse après toute la violence et le sang. Pour ce que nous en savons, il était un jeune homme tout aussi respectable que Jonathan à l’époque. Quant à Quicey Harker, il étudie le droit alors qu’il préfère les arts… Lui et moi partageons énormément de points communs, comme l’indique Dacre. J’ai commencé comme acteur. J’ai étudié la comédie dans le même cours que de Robert De Niro ou Marlon Brando. C’est là que j’ai appris à construire un personnage, à décrypter un scénario et, du coup, à raconter une histoire. C’est comme ça que je me suis formé au métier d’écrivain. Ce Quincey me ressemble, car lui aussi veut devenir comédien. La passion des arts le dévore, mais il doit affronter la dure réalité financière d’un acteur. Je me suis bien éclaté en écrivant ce passage, car j’ai puisé dans ma propre expérience pour l’écrire.
J’ai aussi beaucoup travaillé sur la fusion de notre Dracula avec celui du livre original. Mais nous avons aussi apporté beaucoup de soin à la continuité des personnages originaux et à l’ambiance. Comme vous vous en doutez, un combat contre Dracula est une expérience extrêmement traumatisante. Il y a Arthur, qui voit sa fiancée se faire tuer le jour du mariage. Elle meure, puis se relève en tant que vampire, et il se voit obligé de lui planter un pieu dans le cœur. Il y a le premier Quincey, qui ne survit pas à la dernière bataille contre Dracula et ses gitans. Personne n’en est sorti indemne. C’est pourquoi les personnages originaux ne sont plus ce qu’ils étaient, dans notre roman. Nous voulions analyser Jonathan, Van Helsing, Goldaming et Mina,  puis imaginer ce qu’ils avaient pu devenir après une telle aventure. Ils sont comme des vétérans du Viêt-Nam, après tout ; j’ai d’ailleurs fait des recherches sur le syndrome de traumatisme post-combat, qui était inconnu à l’époque, et qui établit de quelle façon sont affectées psychologiquement les victimes de crimes violents. Tout cela pour proposer des personnages construits et réalistes.
Il a fallu aussi travailler sur la fusion entre notre Dracula, Vlad Tepes, Dracula l’Empaleur, et le comte créé par Bram Stoker, qui n’a pas grand-chose à voir avec le personnage historique. Celui-là est grand et émacié, sent la mort, a une haleine atroce, une sale moustache… bref, rien à voir avec le chevalier héroïque qu’était le véritable prince Vlad Tepes. J’ai donc du travailler pour homogénéiser le tout. J’ai me suis aussi penché sur le fait que les crimes  perpétrés ressemblaient à ceux de Jack l’Eventreur et qu’ils étaient sûrement liés.
Ça nous a donné une excellente base de travail sans avoir à changer quoi que ce soit dans l’œuvre de Bram qui avait, comme tous les écrivains que je connais, un peu enjolivé les choses. Il a juste fallu remettre cette histoire au goût du jour et surtout, offrir à Dracula l’occasion de donner sa version de l’histoire. Rappelons que l’œuvre original est un journal, et nous savons tous que l’Histoire est écrite par les vainqueurs. Les héros avaient raconté l’histoire de Dracula de leur point de vue, et Vlad Tepes n’a jamais été consulté à ce sujet. Dracula l’immortel est écrit à la troisième personne, ce qui est plus facile d’accès aux lecteurs d’aujourd’hui et surtout aux plus jeunes. Cela nous permet de donner la version du prince, de dépoussiérer et de replacer les événements dans leur contexte et de les expliquer scientifiquement. Nous sommes bien moins superstitieux à notre époque, et certaines choses qui pouvaient paraître surnaturelles ne le sont plus aujourd’hui. Quand on voit les jeunes d’aujourd’hui regarder Bela Lugosi se transformer en chauve-souris, leur réaction est de se demander où sont passé ses vêtements ? « Et quand il redevient humain, il est à poil ou quoi ? »
Bref, nous devions aborder le thème de manière plus réaliste. Bram n’avait pas les moyens scientifiques pour expliquer certaines choses  et nous ne savons pas si il a volontairement crée le comte Dracula en laissant de côté le personnage historique. C’était peut-être un choix. Après tout, avant de sortir son livre, In Search of Dracula, Torescu a travaillé dessus pendant vingt ans. De plus, l’oncle de Radu était archéologue et il a ouvert la véritable tombe de Dracula, découvrant ainsi qu’elle était vide, à part quelques os de loup, ce qui est assez étrange. Quoi qu’il en soit, sans ce livre et sans cette histoire à notre disposition, Bram a dû enjoliver son récit et combler les portions nébuleuses de l’Histoire. Que ce soit par choix ou par obligation, une fois que le livre de 1872 est sorti, puis le film de Coppola, le prince et le comte se sont mélangés. Nous sommes certains, en connaissant la personnalité de Bram, qu’il était aussi méticuleux que possible avec l’Histoire. S’il écrivait son roman maintenant, il n’aurait pas pu séparer les deux, et c’est aussi pour ça que nous avons dû fusionner les deux visions du personnage. En partant du principe que Bram racontait une histoire qu’il avait entendu, nous pouvions nous permettre de dire qu’il avait peut-être mal compris certaines choses et qu’on pouvait remettre le mythe au goût du jour, en lui donnant un sérieux coup de jeune.

 

Fantasy.fr : Avez-vous, d’une façon ou d’une autre, été limités par l’histoire de Bram Stoker ? Avez-vous rencontrez des obstacles ?

Dacre Stoker : Le format du journal. Si nous nous y étions tenus, nous n’aurions pas eu la même liberté. C’est pourquoi nous avons dû abandonner ce format. Mine de rien, c’est aussi la façon que nous avons trouvé pour nous différencier.

Ian Holt : Je dirai les personnages. Cela vient aussi du fait qu’on ne les connaît que du point de vue de l’auteur. Là encore, nous avons sauté sur l’occasion de les décrire à la troisième personne, ce qui nous a permis de tisser les liens qui les unissaient (ce qui nous était inconnu) et de décrire leur évolution après vingt-cinq ans. C’est une structure bien différente de celle du roman de Bram. Il n’aurait pas pu écrire des intrigues secondaires où les personnages s’écrivent des lettres entre eux pour se raconter leur vie.
Nous avons pu broder sur les raisons de la rencontre entre les protagonistes surtout ce Texan sorti de nulle part, de ce docteur et de ce type de la noblesse avec Lucie, et tous les autres personnages. L’un des attraits principaux du roman original était de voir tous ces gens très différents se lier d’amitié pendant leur lutte contre Dracula mais nous ignorions tout de leur passé respectif ! Un médecin catholique de la classe moyenne, un avocat irlandais et un Texan devenant les prétendants d’une jeune fille de la classe moyenne ? Ce genre de truc n’arrive pas comme ça !
Selon ma théorie, le Dracula de Bram rejoint le nôtre lorsqu’il est question de religion, de  sexualité, de la nature du bien et du mal… et d’autres choses encore. Bram était un visionnaire, il faisait voler en éclat le schéma social anglais de l’époque. Pourquoi un riche ne serait pas ami avec un pauvre ? Pourquoi les gens des classes supérieures devraient forcément mépriser ceux des classes inférieures ? Prenons un autre exemple, celui de Mina. C’est un personnage très spécial, très fort. Et pourtant, le simple fait qu’elle soit intelligente a dû surprendre les contemporains de Bram !
Aujourd’hui, les lecteurs ne font pas forcément attention à la nature extraordinaire de Mina pour l’époque. « Elle est forte ? Ben quoi ? Elle dit ce qu’elle pense, comme toutes les femmes ! » Sauf que ce n’était pas comme ça à l’époque. Du coup, il nous fallait retranscrire cette force pour une perspective moderne. Voilà encore un des problèmes que nous avons eus.

Fantasy.fr : L’une des réussites du livre consiste justement à rendre intéressant les personnages. En pleine lecture, on se rend compte qu’on ne les connaissait peut-être pas tant que ça. Ce n’est que votre interprétation des choses, certes, mais elle est réussie.

Dacre Stoker : Merci beaucoup. C’était notre objectif dès le départ, même dans les brouillons. Bram avait une certaine manière d’écrire. On arrivait à se mettre dans la peau du personnage, et c’est tout un art ! Quand on regarde nos personnages, leur description et la manière dont ils parlent, on y trouve aussi des indices sur leur personnalité. Ian est très fort à ce jeu-là. Ça vient sûrement de son parcours, car il a rencontré tellement de personnes et de cultures différentes. Il comprend vraiment les motivations des gens. C’est ce qui nous a beaucoup rapprochés. Nous sommes sensibles à ce genre de choses. Je vous remercie de l’avoir remarqué car on nous a souvent critiqués pour ne pas avoir suivi le même format que Bram Stoker, mais votre question nous a permis d’expliquer la nature de notre démarche.

Pourriez-vous nous présenter l’inspecteur Cotford, un personnage crée par votre ancêtre ?

Dacre Stoker : Cotford est un triste personnage. Il a enquêté en vain sur les meurtres de Jack l’Éventreur. Il s’en est fallu de peu qu’il appréhende celui qu’il pensait être le tueur en série mais il a échoué. Sa carrière à Scotland Yard s’en est ressentie, puisqu’il n’a plus eu de promotion. C’est un homme aigri, pessimiste, qui vit au jour le jour en se contentant de faire son métier. Cet homme s’appuie sur la science, la technologie pour résoudre un crime, comme n’importe quel policier. Il s’appuie sur des faits, des indices qu’il relie à des éléments de preuve. Il a donc du mal à accepter le surnaturel. C’est un personnage qui finalement accepte le fait que la science ne peut pas tout expliquer, que l’on doit élargir ses perspectives et envisager l’impossible. C’est une figure un peu tragique. Il court à sa perte, touche le fond et réalise qu’il avait tort.

Ian Holt : Pour lui, l’important est de rétablir l’équilibre, de réparer l’injustice. Il veut venger les cinq victimes de Jack l’Eventreur. Il n’arrive pas à se débarrasser de son sentiment de culpabilité. Alors qu’il allait appréhender le criminel, il a trébuché avant de s’étaler de tout son long tandis que Jack disparaissait dans le brouillard. En l’arrêtant, il aurait rendu justice aux femmes assassinées. C’est un peu sa vieille quête personnelle, alors qu’on ne lui confie plus que des affaires minables. Il garde quand même le cap et se tient prêt à sauter sur la moindre occasion d’en finir avec cette histoire. Cotford est un personnage aussi triste qu’héroïque en fait. Il ressemble un peu à Colombo. Cet inspecteur un peu paumé qui ne lâche jamais le morceau.  Il est tellement zélé. D’ailleurs, il en parle lui-même à un moment. Et tous les personnages, Dracula y compris, font preuve de ce genre d’obsession pour une chose ou une autre.
C’est l’un de nos messages aux lecteurs : ne faites pas trop de zèle, ne vous perdez pas dans des obsessions. Et je peux en parler : je connais le sujet, car cette interview est le fruit d’une obsession. Je dois être un peu hypocrite, car je joue un peu du « faites ce que je dis, pas ce que je dis », mais c’est un avantage pour écrire un livre.

 

Fantasy.fr : Il y a notamment la scène de son arrivée sur le lieu de l’uns des crimes. Il reste à quelques mètres des inspecteurs arrivés plus tôt, les écoutant faire leur rapport pendant qu’il farfouille…

Dacre Stoker : C’est ma scène préférée. Il fouille partout, il tripatouille les cadavres, il flaire comme un chien…
Ian Holt : Oui, j’adore cette scène. C’est exactement comme dans les Colombo que je regardais quand j’étais gamin. Il fouine partout, et il revient toujours avec son « Ho, une dernière chose… » Il colle vraiment au profil. Rien que dans la scène qu’il partage avec Mina…

Fantasy.fr : Un Colombo plus agressif, tout de même. Durant cette scène, il n’hésite pas à pousser Mina Harker dans ses retranchements alors qu’elle est affaiblie.

Ian Holt : C’est aussi ça qui nous a plu. C’est aussi comme ça qu’on a pu expliquer pourquoi Bram disait de Mina qu’elle était très forte. C’était la première scène où nous avons vraiment pu montrer ce qu’il désirait communiquer comme impression. C’était une occasion de délivrer notre interprétation de ce que Bram percevait en elle.

Dacre Stoker : Oui. Il fallait montrer ça. Comme on l’a déjà dit, elle était forte pour les canons de l’époque.


ATTENTION SPOILERS…


Quand on pense à la scène de la mort de son mari, le moment où il s’écroule. L’odeur, la vision, l’ambiance. Je dois t’avouer qu’à chaque fois qu’on a tué l’un des personnages de Bram, on a organisé une sorte de veillée. Ils faisaient partie de l’histoire depuis un siècle, et nous, on s’amène et on les tue !

 

Fin de la première partie.

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