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Jaume Balagueró ou les traumas du cinéma

A l'occasion de la sortie prochaine de [REC] 2, Fantasy.fr vous propose une interview de l'un de ses réalisateurs, Jaume Balagueró, faite lors du dernier festival de Gérardmer.

Par Emmanuel Beiramar
21 décembre 2009 | Mis à jour 21 décembre 2009
Jaume Balagueró ou les traumas du cinéma
Jaume Balagueró ou les traumas du cinéma

Fantasy.fr : Vous avez travaillé avec Etats-Unis sur Fragile. [REC] a eu droit à son remake. Vous avez été président du jury du Festival de Gérardmer après Stuart Gordon. Comment vous placez-vous, aujourd'hui, dans l'industrie du cinéma d'horreur, espagnol comme international ?

Jaume Balagueró : Je ne me place pas dans l'industrie. Je n'ai jamais pensé à ça. Je fais les films si je peux.  J'habite chez moi à Barcelone, je suis heureux de pouvoir faire des films. Je n'arrive pas à me situer, me positionner dans l'industrie. Peut-être que des gens qui voient ça de l'extérieur pourraient y répondre.
 

Fantasy.fr : Vous êtes devenu l’une des personnes incontournables du genre de ces dernières années. Quand un producteur vous contacte quels arguments il utilise pour vous convaincre ?

Jaume Balagueró : Je crois que la seule façon de juger un réalisateur c'est le succès de ses films. Si un film a fait beaucoup d'entrées, alors ce réalisateur est très bien positionné dans l'industrie. Si ce réalisateur est quelqu'un qui a gagné beaucoup de prix, qui a fait un film extraordinaire, mais que le film a été un échec commercial, il est mal situé, mal positionné dans l'industrie. C'est comme ça. C'est triste mais c'est comme ça. Maintenant je crois avoir une certaine position parce que [REC] a très bien marché dans plusieurs pays. Mes films antérieurs aussi ont pas mal marché. Mais cela reste une industrie et c’est le business qui fait office de mesure.
 

Fantasy.fr : Vos courts-métrages étaient très abstraits, expérimentaux. N’auriez-vous pas envie de faire un long-métrage dans cet esprit-là ? 

Jaume Balagueró : Normalement si tu veux expérimenter, il faut faire une recherche. Tu dois penser au public. Le long-métrage demande un budget, il y a un investissement d'argent très important. Bien sûr, je pourrais essayer de faire quelque chose de très dérangeant et très abstrait, comme mon premier court-métrage. Mais ça serait trop risqué : ça pourrait être un échec, par rapport au public et tout ça. Je crois que ce que tu dois faire, c'est adapter la recherche et l'expérimentation au niveau du long-métrage. Et  long-métrage ça veut dire un côté commercial. La vie d'un court-métrage est différente parce que le court-métrage existe sans avoir des personnes qui vont payer une entrée pour voir le film. C’est une existence différente. Les longs-métrages existent seulement par rapport aux entrées. Si tu veux voir un long-métrage, tu dois acheter une entrée ou acheter le DVD. Bon maintenant tu peux le télécharger, mais bon. C'est une existence différente, tu dois donc toujours avoir dans la tête cette existence du long-métrage. Il vit par rapport au public. Sa vie c'est ça. Tu dois donc expérimenter et essayer des choses mais toujours dans cette direction. On ne pourrait faire la même chose que dans un court-métrage où tu peux faire ce que tu veux parce que finalement le film existe seulement dans les festivals alors que le long-métrage n'existe pas que dans les festivals. Les festivals sont une partie du chemin mais finalement sa vie va être la salle, les DVD, le public. On en doit jamais oublier ça.
 

Fantasy.fr : Qu’avez-vous pensé de En quarantaine ?

Jaume Balagueró : C’est vraiment pareil. C'est un peu le même film mais avec d'autres comédiens et tout ça. C'est un peu drôle pour moi parce que si tu fais un film, le revoir refait pas d'autres gens  ça fait toujours très drôle, c'est une expérience très bizarre. Je ne suis pas la personne la mieux placée pour parler du film car l'expérience est très bizarre pour moi. Mais c'est très, très similaire.

 

Fantasy.fr : Quelles ont été les réactions du public espagnol ?

Jaume Balagueró : C'est très drôle parce que le premier week-end, ça a très bien marché, mais le deuxième week-end ça a fait un flop. On sait qu'il y a beaucoup de gens qui sont allés voir le film en croyant qu'ils allaient voir [REC] 2. Ils ont été surpris en découvrant que non. Les spectateurs espagnols savaient que nous étions en train de tourner un [REC] 2. Ils croyaient que nous étions allés très vite et que En Quarantaine c'était [REC] 2. Il y a eu une confusion pour une partie du public.
 

Fantasy.fr : Le tournage de [REC] 2 a-t-il a été aussi difficile que le premier ou vous avez profité de ce que vous aviez pu apprendre sur le premier ?

Jaume Balagueró : Bien sûr, toujours ! En faisant des films tu es toujours en train d'apprendre. Je crois qu'il n'existe pas de maîtres du cinéma (sauf exceptions). Quand tu fais du cinéma, tu es toujours quelqu'un qui est en train d'apprendre. Tu as fait [REC], tu fais [REC] 2, il y a des choses que tu connais déjà et ça semble plus facile. Mais il y a toujours quelque chose qui semble lié au cinéma, c'est la difficulté. Tourner un film, c'est toujours difficile. C'est toujours traumatisant. Sinon ça ne serait pas du cinéma, je crois... C'est normal et c'est bien !
 

Fantasy.fr : Il y a un genre auquel vous n'avez pas encore touché mais que vous aimeriez explorer ?

Jaume Balagueró : En fait, moi, je ne pense pas par rapport au genre mais par rapport aux histoires. Je tombe amoureux d'une histoire et cette histoire c'est une comédie ou un drame mais je ne pense pas :  je vais faire un drame, je vais faire un thriller. Je tombe amoureux d'une histoire et c'est l'histoire qui va décider du genre. Mais oui, j'aimerais faire des choses différentes aussi. Une comédie musicale, j'aimerais bien faire une comédie musicale. J'adore les comédies musicales, les grandes comédies musicales sont extraordinaires !

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