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Jon Landau : Vous voulez voir mon Avatar ?

Complice de longue date de James Cameron, Jon Landau est le producteur d’Avatar, le prochain film événement du réalisateur d’Aliens, Abyss, Terminator et Titanic. En pleine tournée promotionnelle, Landau était de passage à Paris pour s’adresser à la presse et projeter quelques images inédites du long-métrage. Devinez quoi ? Fantasy.fr y était…

Par César Bastos
10 septembre 2009 | Mis à jour 10 septembre 2009
Jon Landau : Vous voulez voir mon Avatar ?
Jon Landau : Vous voulez voir mon Avatar ?
Jon Landau : Vous voulez voir mon Avatar ?
Jon Landau : Vous voulez voir mon Avatar ?

Vous avez déclaré que James Cameron voulait faire ce film depuis plus de quinze ans. Quelle est l’avancée technique qui l’a décidé de lancer la production du film ? Ne serait-ce pas le Gollum du Seigneur des Anneaux ?

Jon Landau : C’est une combinaison de beaucoup de choses. Bien sûr, Gollum a eu son influence, mais le procédé est bien plus poussé. Là où Le Seigneur des Anneaux utilisait ce qu’on appelle la « Motion Capture », Avatar fait lui appel à la « Performance Capture ». Ce sont non seulement les mouvements du comédien qui sont retranscrits numériquement dans l’ordinateur, mais aussi son jeu d’acteur. Quand vous voyez l’avatar de Jake cligner des yeux dans le film, c’est parce que Sam Worthington à été tourné en train de cligner. Cela a été rendu possible grâce aux mécanismes qui équipaient chaque acteur : ils avaient tous une caméra devant leur visage, qui tournait et retransmettait les informations à Weta Digital, qui est en charge des effets spéciaux. Le jeu des avatars sera bien celui des acteurs, adapté à la morphologie des Na’vi : yeux plus grands, oreilles félines plus sensibles, etc. Ceci offre beaucoup de liberté. C’est mieux que du maquillage ou des prothèses et c’est moins cher !
 

Quelle a été votre réaction lorsque James Cameron vous a présenté ce projet ?

Jon Landau : C’était bien avant qu’on ne fasse Titanic. James avait écrit un mini-script sous la forme d’une nouvelle. On est allé ensemble voir Digital Demand pour leur soumettre le projet et voir ce qu’ils en pensaient. Résultat, ils nous ont dit qu’on était fou, que si on lançait ce projet, on allait couler la société !
 

Y aura-t-il des différences de montage entre les versions 2D et 3D du film ?

Jon Landau : Aucune. Tout le film est monté en deux dimensions, puis ensuite adapté en 3D. A l’exception de l’immersion apportée par la troisième dimension, les deux versions seront identiques.


Pensez-vous que le film en 3D sera rentable ?

Jon Landau : Avatar sera rentabilisé rien qu’avec la version en deux dimensions. Il faut bien comprendre que la 3D n’est pas la solution à tout. Mais il est vrai qu’aucun film n’aura été autant proposé en 3D. Mais si ce n’est pas l’essentiel du film, ce n’est pas un bonus non plus qu’un petit bonus. Ce que nous voulons faire, c’est ouvrir une porte, une possibilité, en espérant que d’autres par la suite nous imiteront.
 

Vous voulez ouvrir la boite de Pandore, en quelque sorte...

Jon Landau : Absolument ! Les cinéastes se doivent d’innover et de proposer aux spectateurs de nouvelles expériences. C’est dans la nature humaine que d’avancer de la sorte. Cette situation me rappelle la sortie du premier Star Wars, qui n’était même pas proposé en stéréo !


Peut-on dire que James Cameron a atteint le sommet de son art avec Avatar ? S’est-il inspiré d’œuvre de science-fiction ou de Fantasy pour créer ce monde ?

Jon Landau : A mon avis, James n’est pas encore arrivé à ce sommet. Avatar sera une grande expérience mais l’essentiel du film vient de son histoire. James ne fait qu’utiliser la technologie pour en raconter une, vous savez. Bien sûr, il a certainement été influencé par la littérature ou d’autres films.


Avez-vous tourné sur fond vert ? Comment se sont débrouillés les acteurs pour évoluer dans un décor qu’ils ne voyaient pas ?

Jon Landau : Aucune scène sur Pandora n’a nécessité de fonds verts puisque tous les décors avaient déjà été créés par ordinateur. Bien qu’à ce stade, ils fussent en basse définition, les acteurs avaient déjà une idée très précise des décors dans lesquels ils devaient jouer une scène. Ils avaient néanmoins quelques éléments basiques (chaises, tables) et quelques repères dont ils avaient besoin. Les équivalents numériques des acteurs ont donc été rajoutés aux décors après qu’ils ont tourné leurs scènes.
 


Est-ce le début d’une saga ?

Jon Landau : Ce sera au public d’en décider ! Mais Pandora est tellement vaste que James Cameron a certainement d’autres histoires à y raconter.
 

Parlez-nous de la nature de Pandora, plus que présente dans le film...

Jon Landau : Nous avons imaginé une autre « mère nature » sur une autre planète que la nôtre. Comment celle-ci aurait évolué si l’homme n’était pas intervenu. Notre inspiration majeure est l’écosystème d’Hawaï. Nous y avons d’ailleurs fait répéter les acteurs, au début de la production, afin qu’ils aient une première vision de Pandora. Weta a fait un énorme travail pour adapter et modifier cette ambiance et toutes nos indications ont servi à donner vie à cette jungle. Elle recouvre toute la planète et la faune y est très variée. Pendant nos recherches, dès l’instant où nous tombions sur un animal ou une plante qui nous plaisaient, nous évaluions comment nous pouvions la transposer dans le milieu naturel de Pandora. Par exemple, alors que nous avons sur Terre quelques poissons et créatures marines fluorescents, sur Pandora ce sont des plantes terrestres qui ont la capacité de briller, notamment lorsqu’on les touche. Ce genre de choses… des insectes terriens aux couleurs vives peuvent très bien donner des mastodontes de la taille d’un éléphant dans la forêt de Pandora !
 

Qu’en est-il du langage des Na’vi. Comment l’avez-vous créé ?

Jon Landau : Nous sommes allés chercher un linguiste réputé qui enseigne dans une université, au sud de la Californie, pour créer cette langue. Au début, je pensais que ce serait simple et l’affaire de quelques semaines : un mot pour « eau », un autre pour « feuille », etc. Mais non ! Parce qu’il fallait que la langue sonne comme authentique, cet homme à travailler pendant six mois. Il fallait absolument que la langue Na’vi reflète une culture tribale, sans ressembler à quoi que ce soit de connu. Ni de l’Indy, ni du Maori… et surtout pas du Klingon ! Pour information, si certains Na’vi parlent anglais dans le film, c’est parce que Grace Augustine (le personnage joué par Sigourney Weaver) a ouvert une école en pleine forêt. Autre petite anecdote : les Na’vi n’écrivent pas leur histoire, elle est transmise en chanson.


Comment avez-vous sélectionné les principaux acteurs ?

Jon Landau : Pour le personnage de Jake, il fallait quelqu’un capable de retranscrire plusieurs niveaux d’émotion. Le personnage est d’abord vulnérable et se transforme petit à petit en leader et chef de guerre. Sam [Worthington] était le choix parfait. Neytiri est aussi un personnage très fort, nous devions trouver une actrice dont nous aurions pu capter aussi bien le corps et la voix mais aussi et surtout l’âme. Zoe Saldana s’est beaucoup investi dans son personnage, allant même jusqu’à prendre des cours d’équitation et de tir à l’arc.

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