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Patrick Tatopoulos le créateur de créatures

Patrick Tatopoulos est né à Paris. Après ses études (Arts Décoratifs, Arts Appliqués et Beaux-Arts) et une carrière d'illustrateur indépendant à Athènes, Patrick Tatopoulos part pour les Etats-Unis où il va travailler comme production designer  et créateur d’effets spéciaux pour un grand nombre de films hollywoodiens. Il a récemment fait ses débuts de réalisateur avec le troisième volet de la saga Underworld

Fantasy.fr a pu l'interviewer à l'occasion de l'édition 2009 du BIFFF durant laquelle il était président du jury de la compétition internationale des longs-métrages.

Par Emmanuel Beiramar | Transcription : Cyril Lenoble
14 août 2009 | Mis à jour 14 août 2009
Patrick Tatopoulos le créateur de créatures
Patrick Tatopoulos le créateur de créatures

Fantasy.fr : Pourriez-vous nous parler de votre première rencontre avec l'imaginaire, que ça soit en film ou autre ?

Patrick Tatopoulos : J'ai toujours été fasciné par l'imaginaire. En fait, depuis que j'ai 4-5 ans, j'ai toujours dessiné et je dessinais beaucoup de trucs d'horreur. Mes professeurs s'inquiétaient. Je rigolais, je m'amusais avec mes potes, je n'étais pas le mec bizarre dans son coin, mais je dessinais des trucs de flippés comme ça. Des horreurs, des créatures, des machins... Je vais donner un exemple typique pour moi. Il y a deux choses qui se sont passées et qui sont peut-être des déclics. Je me souviens que quand j'étais petit, je passais des vacances en Haute-Savoie et un soir j'avais oublié un de mes jouets dans l'étable. Mes grands-parents m'ont dit d'y aller seul et je suis retourné dans l'étable. C'était un petit tank en métal, je l'ai vu à mi-chemin entre les vaches, je m'approche des vaches, il commence à faire noir, je flippais un peu, je vois 2 yeux sur le mur, mais vraiment 2 yeux qui me regardent, et je ne bouge plus et d'un seul coup les yeux font fffoup ! Et paf ! C'était une chouette évidemment mais à l'époque je n'ai rien compris ! Et je me souviens que je suis resté paralysé comme un fou... 20 minutes plus tard mon grand-père est arrivé et je n'avais toujours pas bougé... ça a été un moment intéressant, j'ai toujours prétendu, au sein de ma famille, que c'était peut-être le déclic pour moi. A partir de ce moment-là, j'ai été dans les trucs fantastiques et même plus encore. Je me souviens d'un soir à la télévision, on regardait Le chien des Baskerville. Et dans Le chien des Baskerville, on ne voit pas le chien, les trois quarts du temps. Et je regardais le truc, je regardais le truc, et à un moment je me suis dit put**n, il faut que je le dessine! Je suis monté dans ma piaule, je l'ai dessiné en une demi-heure, trois quarts d'heure. Mes parent l'ont vu et pour eux ça a été leur déclic. Ils se sont dit, il faut qu'on l'envoie dans une école d'art et il faut qu'il fasse ça. Parce qu'en fait mes premiers travaux avec l'imaginaire, c'étaient plutôt au niveau du dessin, du concept, de l'illustration, de la peinture... c'est ce que je faisais. Donc ça, ça a été aussi un déclic qui a aidé les gens qui vivaient autour de moi, mes parents, à me pousser. Ce sont 2 exemples typiques de ce qui m'a amené vers le fantastique. Ce sont donc plutôt des expérience personnelles. Ce film était fait intelligemment, tu ne voyais pas la créature mais tu l'imaginais. J'ai pu la sortir de moi-même dans un coin. Je sais qu'un des films qui m'a vraiment marqué, c'était Nosferatu  de Murnau (NDLR : film de 1922), qui m'a vraiment influencé et qui m'influence encore aujourd'hui dans un sens ; son côté expressionniste allemand et ce genre, ça a un peu été mon introduction dans ce monde-là en fait.

Fantasy.fr : Vous avez parlé de créature, la première créature que vous avez créée ou presque c'est le chien des Baskerville. Vous en avez ensuite créé énormément dans différents films, y en a-t-il une pour laquelle vous éprouvez une affection particulière ?

Patrick Tatopoulos : Il y en une dont je suis le plus fier au niveau design, c'est-à-dire qu'aujourd'hui encore quand je la regarde, je me dis, tiens c'était pas mal. C'est un de mes plus petits films, c'est Pitch Black. Les créatures de Pitch Black m'ont vraiment plu. Je crois que je suis encore impressionné par le design parce que ce n'est pas seulement mon design. Souvent je prends le job, je designe, le réalisateur le prend et c'est terminé. C'était le cas avec Godzilla par exemple, j'ai fait 2 designs, il en a pris un et s'est barré. Pour Pitch Black, j'avais fait une série de designs. J'ai travaillé pendant presque un mois avec le réalisateur et on a développé sans jamais retourner en arrière. Il y avait une direction dès le départ et on l'a affinée. On a travaillé ensemble et on est arrivé à ce résultat final que vous voyez dans le film. Je ne peux pas prendre tout le crédit pour ça, parce qu'il était là avec moi. Mais c'est vraiment un travail en commun et je crois que c'est pour ça, qu'aujourd'hui encore, quand je regarde cette créature, elle m'impressionne un peu. Parce que quand tu fais quelque chose pour toi-même, que tu crées, ça ne devient pas magique très vite. Tu designes, tu la crées et il n'y a rien de magique à propos de cet objet. Dans ce cas-là, c'est resté assez magique pour moi en fait. C'est marrant, c'est une créature qui n'a pas forcément marqué le cinéma mais pour moi c'était un truc spécial. Tu t'attendais peut-être à Godzilla ou à un truc comme ça ?

 

Fantasy.fr : Non, non, il y en a tellement !

Patrick Tatopoulos : C'est vrai que bon, j'ai une tendresse spéciale pour Godzilla, parce que ce qu'il représente est phénoménal : c'est mon plus gros show au niveau pratique. J'avais 200 personnes pour sculpter et travailler ces créatures pendant je ne sais pas combien de temps. J'ai pu me retrouver au Japon et discuter avec le père de Godzilla avant qu'il décède quelques semaines plus tard. J'ai apporter mon Godzilla qui n'avait rien avoir avec le sien et il l'a approuvé, il m'a dit « wahou ! Génial ! »... C'était un grand moment pour moi. Mais on m'en parle toujours, Godzilla, Godzilla... ça m'emmerde un peu parce que j'ai fait autre chose aussi, mais c'est vrai que c'est resté quelque chose de spécial quand même.

Fantasy.fr : Et ce n'est pas le film qui a le plus marqué...

Patrick Tatopoulos : De toute façon beaucoup des films que j'ai faits n'ont pas plus marqué pour leur profondeur ou des choses comme ça. Je le sais ça. Je veux dire que je suis ici au festival, je rencontre des gens qui font des films très personnels, très privés, très spéciaux, et moi j'arrive avec ma grosse mécanique américaine. Malgré tout, c'est une expérience phénoménale parce que le procédé est le même : on a un script, on a une histoire qui des fois fonctionne bien, des fois ne fonctionne pas. C'est bien l'excitation de créer un truc en collaboration avec un réalisateur qui a une vison, ça reste aussi efficace là-bas qu'ici.

Fantasy.fr : Après la créature, le réalisateur. Lequel avez-vous apprécié le plus ?

Patrick Tatopoulos : C'est dur parce qu'ils m'ont tous apporté quelque chose de différent. Il y en a quand même quelques-uns qui restent les principaux. J'ai travaillé avec plusieurs réalisateurs, pas énormément en fait parce que je crée des relations avec ceux avec qui je travaille. J'ai tendance à revenir avec eux et ils ont tendance à me rappeler parce qu'on s'entend bien. Donc c'est vrai que je connais des designers à Hollywood qui ont des connexions avec beaucoup plus de réalisateurs que je n'en ai...

Emmerich m'a impressionné par sa compréhension de ce qu'il doit faire et sa capacité à tout transformer en or. Oubliez le côté commercial à proprement parler, mais ce qu'il fait accroche et ça attire beaucoup de monde. Ce sont de grosses mécaniques mais c'est une intelligence qu'il a. Quand il m'a dit on va faire Independence Day, il l'a fait au bon moment,  Le jour d'après, c'était un sujet dont on parlait déjà mais il l'a fait le premier. Il a ce genre d'intelligence et il est impressionnant par sa manière d'être efficace sur le plateau et sa façon de faire les choses. Ce qu'il obtient dans ses films, ce sont les résultat qu'il veut. Et même si ça ne séduit pas toute la planète, il est super efficace. C'est un mec très talentueux qui a un sens visuel très fort, et c'est ce que j'aime chez lui.

Alex Proyas m'impressionne d'une manière différente. C'est quelqu'un qui a une vision phénoménale, et si tu regardes tous ses films et que tu retires tous les designers, tu t'aperçois que ses films restent les mêmes. Alors on est tous là à dire, Patrick, il a fait Dark City, il est génial, machin, il a fait The Crow, il est génial. Ouais, mais le mec qui est vraiment génial c'est Proyas, il ne faut pas l'oublier. C'est vrai que moi et lui, on est devenus très proche et on a une vision très similaire. C'est pour ça qu'on a continué à bosser. Je n'ai pas fait le dernier (NDLR : Predictions) parce que j'étais occupé sur autre chose, on l'aurait fait aussi ensemble sinon. Alors ça n'a jamais été une preuve de talent chez moi de pouvoir le séduire, mais le fait qu'on pense de la même manière, ça c'était génial. Ce que j'aime chez lui c'est qu'il a une vision complète dans sa tête mais il ne te la montre pas. Par contre tu discutes avec lui, on mange ensemble, on prend un verre, on va au club etc. Et au bout d'une semaine tu as parlé avec lui et tu sais ce qu'il veut. Il a un bouquin sur lequel il fait ses petits dessins, ses petits collages. Il nous a toujours montré ses bouquin une fois le film fini. A chaque fois je m'aperçois qu'il l'avait déjà dans la tête et que ce que j'ai eu l'impression de lui avoir amené, il avait sûrement amené toutes ces choses sans que je m'en rende compte. C'est ça que j'ai aimé chez lui, cette sorte de truc... il est plutôt introverti, il est sûr de lui-même, tu as l'impression qu'il ne sort rien mais en fait ça sort.

Len Wiseman, c'est ma plus récente expérience ? C'est un mec avec qui je m'identifie complètement. Au niveau de l'âge on est assez différents, il est beaucoup plus jeune que moi, mais on a la même énergie. Je crois que si j'ai une qualité, c'est que je décide vite ce que je veux faire. Je ne traîne pas pendant des mois à raffiner, raffiner... Des fois c'est « on va faire ça » et je propose une idée très vite, une idée spontanée, et après je la développe. On est pareils à ce niveau-là, on a aussi un goût similaire. Il est beaucoup plus, je crois, grosse mécanique hollywoodienne. Il va devenir ce genre de nouveau Emmerich, c'est sûr quand tu vois sa ligne de travail. Il est en train de réaliser le prochain Tom Cruise, il est arrivé à ça très, très vite. Moi ce n'est pas tout à fait ça, je me sens plus comme un Guillermo del Toro que comme un Len Wiseman. Mais par contre dans sa façon de travailler, il est très modeste sur le plateau, très relax, très cool. Tout le monde l'aime bien, tout fonctionne bien, et c'est quelque chose à quoi je m'identifie pas mal...

David Twohy avec qui j'ai fait Pitch Black m'impressionne parce que lui, il me pousse, il me pousse plus loin que ce que j'ai l'impression de pouvoir faire et ça, c'est vraiment spécial. En fait, ce sont toutes ces expériences qui t'enrichissent et qui t'orientent dans tes choix personnels.

Je viens de parler de Guillermo del Toro. De tous les réalisateurs à Hollywood, c'est celui qui m'impressionne le plus pour une raison très spéciale. C'est un mec qui est capable de faire des films qui ne me passionne pas toujours comme Hellboy ou des trucs comme ça, et qui peut aussi se barrer pendant un an sans en parler et nous faire L'échine du diable. Je dis ça parce que je le préfère au Labyrinthe de Pan. Pour moi, c'est une carrière parfaite. J'aimerais, avec mes moyens, de continuer à avancer. Visiblement j'avance vers d'autres productions hollywoodiennes mais j'aimerais pouvoir disparaître pendant 6 mois, 1 an et faire le truc qui est important pour moi. Ça c'est une carrière. Guillermo del Toro a ça, Len Wiseman ne l'a pas. Len va cartonner sur tous les gros films, il n'arrêtera pas. Del Toro, il fait ça, et pour moi c'est... Vous voyez ce festival ? De voir ce que ces mecs font, moi, ça me rend très humble. J'ai l'impression d'être le gros mongol ici en fait, c'est ça (rires). Je ne le dis pas avec une modestie à la con. C'est vrai que quand tu reviens aux sources et que tu vois comment ces gens travaillent, tu te sens vraiment... en fait c'était vachement important pour moi de venir ici. Je suis un peu immunisé contre ce genre de trucs et j'ai besoin d'y retourner de temps en temps.

Fantasy.fr : Parlons justement de votre présence au festival. Sur quoi portez-vous votre attention en tant que membre et président du jury ?

Patrick Tatopoulos : On va juger à peu près une dizaine de films, en tout cas dans la catégorie dans la quelle je juge, la partie internationale. Je n'ai vu jusqu'à présent que 5 films. J'ai vu très, très vite la différence au niveau de la production et des moyens donnés aux réalisateurs. Je me suis tout de suite dit comment je peux juger celui-là par rapport celui-là ? J'ai aussi dit je juge la réalisation, je juge le film. Et pour moi c'est un truc un petit peu délicat avec de plus petits budgets. On sait que au bout du compte le réalisateur est la personne qui met tout en place. À Hollywood, les Academy Awards ont deux catégories, le meilleur film et le meilleur réalisateur. Ce sont 2 catégories différentes. J'étais un petit peu influencé par ça. J'ai regardé certains de ces films et je me suis aperçu que la réalisation était géniale, vu les moyens donnés, mais l'image n'était pas aussi efficace. J' en ai parlé avec mes collègues jurés hier en disant que ça me posait un problème car la réalisation chez ce mec-là était bien. Ils m'ont répondu, « Tu sais Patrick, au bout du compte, le réalisateur, c'est son problème si l'image n'est pas bonne. Si les acteurs sont pas géniaux c'est parce qu'il n'a pas pris les bons acteurs...», mais je n'étais pas tout à fait d'accord avec eux. Il y a deux productions américaines, très clairement qui ont des outils de travail supérieurs, des acteurs de plus haut niveau, et je ne peux oublier ça. Parce que c'est vrai que si tu vas chercher 3 acteurs dans ta petite ville et qu'il faut que tu démerdes avec eux, je crois qu'il y a un travail qui est beaucoup plus impressionnant. Et je vais juger dans ces capacités-là. Pas hésiter à prendre un film qui a peut-être une image pas absolument incroyable au niveau qualité mais qui a une histoire. Ce qui m'impressionne le plus c'est un concept nouveau, frais. Ça, ça va être le premier argument. Parce que ça le réalisateur le choisit. Donc je vais essayer de ne pas être trop Hollywood quand je vais juger les choses mais vraiment l'opposé. En essayant de ne pas hésiter... d'ailleurs j'ai vu 2-3 films américains déjà et ce n'est pas ceux qui m'ont le plus mis une claque. Ce qui m'a impressionné, c'est le travail effectué. C'est simple de dire que le réalisateur s'occupe de son image aussi, mais comme les outils de travail sont différents, tu ne peux pas comparer. Pour moi, si un film arrive avec un concept original, une histoire qui tient debout, je ne vais pas prendre en compte que l'image n'est pas géniale, que le jeu des acteurs n'est pas toujours au top niveau. J'ai envie de le juger pour son originalité, son style, ses promesses. Je crois que c'est le plus important.

Fantasy.fr : Quels sont vos projets ? I, Frankenstein ?

Patrick Tatopoulos : Oui. C'est très marrant parce que j'ai aussi signé avec Spielberg et Dreamwork pour un film qui s'appelle Non-stop que j'ai développé. Non-stop c'est la grosse machine, et en même temps I, Frankenstein c'est un truc bizarre, très cool, que j'ai développé avec un groupe qui fait de la bande dessinée à Hollywood. On s'est rencontrés et on a signé juste 2 jours avant que je vienne ici. Et ça c'est le truc du cœur. Ça va être quelque chose de très spécial. Sans en révéler trop, ce ne sera pas Sin City, mais c'est ce genre d'atmosphère avec une réinvention de tous ces personnages dans un film noir. On pourrait ce dire Frankenstein dans un film noir, ça va être de la comédie, mais pas du tout, on la joue différemment... J'ai l'impression que Non-Stop va être le premier des 2. Parce qu'on ne dit pas à Spielberg, je m'excuse, je vais faire un tour (rire). On ne peut pas faire ça, même s'il est très cool et très sympa ce gars-là. C'est un mec qui aime beaucoup les" film-makers" et qui t'aide. Je crois qu'on va développer I, Frankenstein pendant que je fais Non-stop, mais on ne sait jamais vraiment à Hollywood, c'est donc bien de développer plusieurs projets.

Fantasy.fr : Finalement I, Frankenstein c'est un ce que fait Guillermo del Toro quand il s'en va pendant un an !

Patrick Tatopoulos : Ben exactement, c'est ça et c'est sympa d'avoir quelque chose comme ça à développer.

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