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Battlestar Galactica au JVA : So Say We All

La série Battlestar Galactica ayant été sous les projecteurs de l'édition 2009 du JVA, il n’était pas étonnant de voir une session dédiée à la série, avec le concours de certains acteurs, comme ce fut le cas pour Smallville ou Heroes, les années précédentes.
Marie McDonnell (Laura Roslin), James Callis (Gaïus Baltar) et Jamie Bamber (Lee Adama) ont ainsi pu rencontrer leurs fans français et répondre aux questions de Jean-Christophe Jeauffre et Frédéric Dieudonné.

Par César Bastos
10 juillet 2009 | Mis à jour 10 juillet 2009
Battlestar Galactica au JVA : So Say We All
Battlestar Galactica au JVA : So Say We All

Jules Verne Aventures : Comment avez-vous intégrer le casting de la série ?

Marie McDonnel : Mon agent m’a appelé et m’a annoncé qu’on me voulait pour jouer la « présidente de l’univers ». J’ai évidemment accepté !

James Callis : C’est également mon agent qui… (NDLR : Coupure de micro.) Ah, je crois qu’on ne m’aime pas trop ici ! Je disais donc que c’est mon agent qui m’avait approché en m’informant que la production du remake de Battlestar Galactica m’imaginait parfaitement pour jouer le traitre. Ce à quoi j’ai répondu « Ha… Vous êtes vraiment sûrs ? »

Jamie Bamber : J’étais en Angleterre et je tournais dans une série qui était en bonne voie d’annulation. J’avais très peur de l’avenir, d’autant que nous attendions un enfant avec ma fiancée. Puis on m’a appelé pour me proposer la lecture d’un pilote. Quand j’ai appris que c’était celui de Battlestar Galactica, je me suis écrié « Mon dieu, pourquoi faire un remake de cette série aussi frivole ? ». Et finalement, après avoir lu le script et discuté avec Ronald D. Moore, j’ai apprécié l’idée. J’ai fais mes premiers essais en compagnie de Katee Sackhoff, qui prétendait pour le rôle de Starbuck. Nous avons été pris tout les deux, et nous avons fait la fête ensemble le soir même !

Jules Verne Aventures : Comment voyez-vous les personnages que vous incarnez ?

Jamie Bamber : Je pense que pour Lee, la série est un voyage initiatique qui le fait passer du statut d’adolescent à celui d’adulte.

Marie McDonnel : Laura Roslin est une femme responsable, sérieuse et sans trop de prétentions qui, en raison des événements, se découvre des aptitudes de leader.

James Callis : Avant toute chose, je tiens à signaler que je sors prochainement un livre, Les Seigneurs de Kobol ne m’ont jamais compris. Blague à part, Baltar est simplement un type qui est là au mauvais endroit au mauvais moment… Non, sérieusement cette fois, je pense que mon personnage est le reflet des pires émotions humaines, mais cherchant malgré tout une certaine rédemption.

Jules Verne Aventures : En tant qu’acteurs, chacun de vous déployait des ressources incroyables pour cette série. Comment procédiez-vous pour retranscrire autant d’émotions différentes ?

Jamie Bamber : Battlestar Galactica est une sorte de drame familial. Les relations humaines sont au centre de la série ; elles y sont très simples mais très profondes. Aussi, je me suis logiquement inspiré de mon expérience personnelle au sein de mon propre cercle familial. Je n’ai fait que l’intégrer à l’ambiance claustrophobique due à la vie dans un vaisseau.

Marie McDonnel : Je dirais qu’il faut rendre honneur au scénario. Sa complexité et son efficacité étaient telles que nous avions juste à retranscrire ce qui nous était demandé et à interagir entre nous. Nous nous mettions en situation, puis nous réagissions. Parce que le show est excellemment bien écrit, c’était très simple.

James Callis : Je ne fais aucun effort particulier. Quand je me lève le matin, je suis Gaïus Baltar ! Mais je suis assez d’accord avec Marie, sinon : le script était tellement réussi ! Mais j’étendrai l’idée à tout ce qui pouvait nous entourer ; nous, les acteurs. L’équipe technique était parfaitement bien manœuvrée, les décors très réussis, les effets spéciaux réalistes… vraiment, avec tout cela, la partie la plus dure était déjà faite. Nous n’avions plus qu’à faire ce qu’on nous demandait, car tout était en place.

Jules Verne Aventures : Auriez-vous un souvenir, un moment particulier vécu par cette « famille », que vous pourriez nous faire partager ?

Jamie Bamber : J’aimerais dire que si Ronald D. Moore et David Eick étaient les créateurs de la série, Edward James Olmos était lui le véritable père de la production. Eddie est un grand homme, que j’admire énormément. Il était régulièrement en train de nous évaluer, nous disant « Attention, je vous regarde, alors soyez bons ! » Avec lui, le respect se mérite et je n’ai gagné le sien que petit à petit. Et si je ne devais choisir qu’une seule scène parmi les nombreuses que je partageais avec lui, ce serait la dernière que nous avons tourné ensemble, lorsque nous nous disons au revoir.

James Callis : Mon personnage est en dent de scie, il passe du ridicule à l’héroïque tout au long de la série. J’ai donc beaucoup de mal à choisir un moment en particulier… En fait, à cause de la constance de mon jeu et de l’émotion que je devais faire passer durant toutes ces années… j’ai fondu en larmes après le clap final. C’était trop, je devais évacuer tout ça !

Marie McDonnel : Moi, je sélectionnerai deux moments qui ont été très forts : d’abord, la scène magistrale qui termine la première partie de la saison 4 : lorsque nous découvrons la Terre, mais pas dans l’état que nous imaginions. Ce décor de désolation était très réaliste mais quelque chose de plus a rendu ce passage encore plus intense : la grève des scénaristes ! Elle venait de commencer et la production de la série allait donc s’arrêter. Nous ignorions tous si nous allions pouvoir terminer un jour la série. Aucun d’entre nous ne savait ce qu’il adviendrait de Battlestar Galactica à ce moment-là, ce qui explique en partie pourquoi nous étions tous particulièrement convaincants ! Quant au deuxième moment fort, pour moi, il s’agit évidemment de ma dernière scène. C’était terriblement émouvant ; Eddie et moi avions énormément de mal à la tourner car nous ne voulions pas nous dire au revoir. Nous avons beaucoup pleuré, ça oui !

Jules Verne Aventures : En vous rencontrant et en vous entendant parler entre vous, on ne peut que constater que quelque chose de très fort s’est passé durant le tournage de la série, entre vous. Vous semblez très complices et amis. En quoi Battlestar Galactica vous a changés ?

Marie McDonnel : Cela a commencé dès la mini-série, qui fait office de pilote. Ron Moore et notre réalisateur, Michael Rymer, ont voulu instaurer une ambiance très sombre et dramatique. Les attentats du 11 septembre étaient encore frais dans nos mémoires, et cela a grandement contribué à nous mettre dans l’état d’esprit de nos personnages, qui devaient vivre un événement similaire, mais mille fois plus terrible encore. Par conséquent, cela a grandement rapproché les acteurs. Parce que nos personnages pouvaient mourir d’un instant à l’autre, nous avons vite appris à nous connaître. Nous nous sommes tous lier ainsi car côtoyer la mort – même pour les besoins d’une série – vous rend plus ouvert. Nous nous sommes serrés les coudes. Je pense que c’est de là que vient l’authenticité des acteurs.

Jamie Bamber : Marie a parfaitement répondu. Je rajouterai juste qu’elle a grandement contribué à cet esprit de groupe. Son personnage, avec celui d’Eddie Olmos et de James, représente le leadership de la série. C’était pareil derrière la caméra. Cette ambiance a perduré durant toutes ces années, mais nous nous sommes rendu compte de cela qu’après la saison 1. Nous étions des frères d’armes, une « Band of brothers » ; nous nous soutenions tous.

James Callis : Je suis d’accord avec tout ce qu’ont dit Marie et Jamie. Vous savez, c’en est arrivé au point où nous ne jouions pas pour les téléspectateurs mais pour nous-mêmes. Nous vivions réellement dans le Battlestar Galactica et nous étions déjà très proches avant de réaliser que le public suivait notre état d’esprit.

Jules Verne Aventures : Deux des sujets de prédilection de la série sont l’écologie et l’avenir de l’humanité. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

Jamie Bamber : Que c’est toute l’histoire de Battlestar Galactica : l’humanité crée des choses mais elle finit par les détruire. « Tout ce qui arrivera a déjà eu lieu » disent les Cylons, dans la série. Reste à savoir si nous sommes assez évolués et intelligents pour dire « stop ». Malgré l’amour que l’on peut se porter, et tous les sentiments positifs, on arrive à se foutre en l’air. La fin de la série pose la question suivante : « Est-ce que notre confort importe plus que la survie de la planète ? »

James Callis : Rendez-vous compte : nous sommes la seule espèce qui ait demandé à la nature de s’adapter à nos besoins, pas l’inverse. J’aimerais beaucoup croire en mon prochain, mais quand je vois que les gouvernements du monde entier dépensent des milliards en armes de toute sorte… pour se défendre d’eux-mêmes. Imaginez un peu ce qu’on pourrait faire de positif avec tout cet argent ?

Marie McDonnel : Battlestar Galactica m’a donné l’opportunité de réfléchir – faire réfléchir les autres – sur notre situation à tous. C’est maintenant que les choses doivent changer.

Jules Verne Aventures : Avez-vous un dernier mot pour vos fans français ?

Marie McDonnel : Pour compléter ce que je disais à l’instant, j’aimerais dire qu’il y a de l’espoir.

Jamie Bamber : J’ai appris à lire et à écrire à Paris. Mon imaginaire s’est formé ici. Je suis très fier que Battlestar Galactica soit aujourd’hui associé au festival Jules Verne Aventures. Ronald D. Moore est le réel explorateur de la série et savoir que vous l’honorez par notre intermédiaire est une source de fierté incroyable.

James Callis : J’avais prévu le coup, aussi, je me permettrai de citer Robert Kennedy : « Chaque fois qu’un homme défend un idéal ou une action pour améliorer le sort des autres ou s’élever contre l’injustice, il envoie dès lors une vague d’espoir. » Merci.

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