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Indiana Jones 4 : interview de Shia Labeouf

Indiana Jones 4 : interview de Shia Labeouf

Voici une interview du fougueux Shia Labeouf, inoubliable Tarzan dans Indy 4, proposée dans le cadre de la promotion du DVD d'Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal....

Par Emmanuel Beiramar | Way to Blue
11 décembre 2008 | Mis à jour 11 décembre 2008

Bonjour Shia. Toutes nos félicitations pour le succès qu’a remporté Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Crystal ! Le film sort maintenant en DVD. Pensez-vous que le film sera aussi bien à regarder en DVD que sur grand écran ?

Shia Labeouf : C’est un super film, familial. J’ai regardé tout les Indiana Jones avec ma famille. J’ai particulièrement aimé les regarder avec mon père. On les adore !



Pourquoi sont-ils aussi spéciaux pour toi et ton père ?

Shia Labeouf : Je pense que le Crâne de Crystal et l’un des précédents Indiana Jones, La dernière Croisade, nous correspondent vraiment. Sean Connery jouait le père d’Indiana dans La Dernière Croisade et c’était comme la relation que j’avais avec mon père. C’est pour cela que l’on se sentait très proches de ces films. Nous utilisions beaucoup de ces blagues d’initiés dans nos vies avant même que je ne sois impliqué dans le Crâne de Crystal.
 


Donc si vous alliez louer un DVD au magasin du coin, vous choisiriez une copie d’Indiana Jones et le Royaume du Crâne et….

Shia Labeouf : Et La Dernière Croisade. C’est un de mes favoris!



Alors dites-nous comment vous avez été engagé pour le rôle dans le Crâne de Crystal. Est-ce que Steven Spielberg vous a appelé ?

Shia Labeouf : C’était assez drôle (rires). J’ai été appelé pour un entretien une semaine après avoir fini Transformers. J’ai reçu un appel. Ça a donné quelque chose comme : “Steven aimerait te rencontrer jeudi”. Dans ma tête, j’ai pensé que j’avais raté quelque chose avec Transformers ou autre. C’était comme aller chez le proviseur quand on avait été mauvais à l’école.
Je me suis rendu dans son bureau, je m’étais bien habillé, comme si c’était ma Bar mitzvah, et il m’a demandé si j’avais déjà regardé Indiana Jones. Quand il a dit ca, je me suis senti soulagé et vraiment heureux ! C’était comme si j’avais vécu une expérience de sortie de mon corps. C’était la première fois que je vivais une expérience comme celle là. Je ne respirais pas. Il m’a dit de respirer.



Vous êtes toujours ici. Vous avez dû respirer ?

Shia Labeouf : (Rires) Oui, je pense que je devenais bleu.



Et que s’est-il passé ensuite ?

Shia Labeouf : Quand Steven m’a demandé de jouer le rôle, je ne savais pas quoi dire. J’en avais les larmes aux yeux. J’étais en train de sourire et de pleurer en même temps. C’était puissant et il le savait. Il était ému également parce qu’il a vu à quel point j’étais passionné par ce sujet. Plus tard, il m’a dit que c’était un signe de reconnaissance de ma génération envers la sienne et il savait que c’était quelque chose que l’on devait faire.



Vous avez travaillé sur de grands films et avec d’importants réalisateurs, mais qu’est ce que cela vous a fait d’être dirigé par Steven Spielberg ?

Shia Labeouf : C’est un perfectionniste qui peut parfaire les choses. C’est le planificateur final : il sait très bien comment décrire ses pensées. Il y a une très forte connexion entre sa bouche et son cerveau. C’est très facile de le comprendre et il a immensément confiance en ses acteurs, plus que tout autre réalisateur avec qui j’ai travaillé. Il ne nous dirige pas trop. Il est parfait et très préparé.



Il correspond vraiment à son immense réputation alors?

Shia Labeouf : Même plus. C’est une très bonne oreille. Il ne fait pas de lavages de cerveau. Il partage son savoir. C’est génial quand on sort avec des gens et que l’on apprend d’eux, même après avoir parlé 10 minutes avec eux ! C’est exactement ce que je ressens avec Steven. Je n’ai pas beaucoup de gens dans ma vie qui sont comme ca. C’est aussi une personne très aimante. Sur tous les autres films sur lesquels j’ai travaillé, le réalisateur a une chaise sur laquelle il y a marqué son nom ou « Réalisateur » sur le dos. Sur la sienne, il y a marqué « Papa ».



Sur le DVD, on voit des secrets du tournage. Ca a l’air d’être un film très physique à faire.  Avez-vous été blessé ?

Shia Labeouf : Oui, c’était le premier film sur lequel j’ai été blessé. Je me suis déchiré un muscle, ce qui n’était pas drôle du tout ! Très douloureux ! Ca l’a été pendant les 3 ou 4 mois qui ont suivi.



Quelle scène était-ce ? On peut vérifier sur le DVD ?

Shia Labeouf : Nous faisions un combat d’épée dans la jungle et j’ai fait quelque chose que je n’étais pas sensé faire. Tout était trempé et ce n’était pas un combat d’épée conventionnel, disons-le comme ca. Je me suis fais vraiment mal.
 


On a entendu dire qu’Harrison Ford ne s’est pas fait mal, et il a 60 ans.

Shia Labeouf : Ouais, ca craint, non? (rires)



Est-ce que Harrison est aussi fort que les gens le disent?

Shia Labeouf : Plus fort. Il est le John Wayne de ma génération. Il est la star de cinéma par définition, la plus grosse star que nous aillons eue. C’est aussi la personne que j’ai rencontré qui a le plus la tête sur les épaules. Il est Indiana Jones, mais il est aussi juste Harrison. J’espère que ça a du sens. Je ne sais pas comment je pourrais le décrire autrement.



On dirait que vous l’admirez beaucoup. Ca a du être intimidant de travailler à ses cotés dans tant de scènes ?

Shia Labeouf : Il est vraiment professionnel. Harrison n’est jamais en retard, il ne fait jamais de mal, il n’est jamais malade ou fatigué. C’est un super-héros ! Il courrait comme un jeune de 17 ans ! Nous avons tourné le film en très peu de temps étant donné les contraintes de la production. Il y avait beaucoup de travail mais Harrison soulageait beaucoup de stress. Avant chaque prise, Harrison disait « Que l’on tourne cette scène de merde, Steven ». Il ne le pensait pas littéralement, mais c’était un bon moyen d’enlever la pression. Je veux dire, il est Indiana Jones ! (rires)



Comment c’était de porter cette grosse veste en cuir la majeure partie du temps ? Vous et Harrison étiez blindés !

Shia Labeouf : (Rires) Je me sentais comme un héros d’action à la minute ou je la mettais. Harrison et moi nous voyions le matin et nous nous disions « Bienvenue dans le Monde du Cuir ! ». Il faisait vraiment chaud et nous faisions beaucoup de mouvements agressifs à l’intérieur. Nous la portions pendant 12 ou 13 heures de suite ! On était maculés de taches de cuir sur les bras, le dos et le cou. J’en ai eu beaucoup sur mon cou. C’était très dur de s’en débarrasser !
 


On a entendu qu’un de vos proches a une certaine attirance pour Harrison.

Shia Labeouf : Oui (rires). Ma mère a toujours eu un gros béguin pour Harrison. Je l’ai emmenée sur le tournage et il a été vraiment gentil avec elle. Elle n’en revenait pas. Harrison est un cowboy, et mon père est l’archétype du cowboy / macho. Ils s’entendent à merveille ! Mon père ne s’entend pas avec les acteurs en général. Il n’aime pas Hollywood, mais Harrison n’est pas Hollywood du tout. C’est un pilier !



Donc vous avez travaillé avec deux de vos idoles – Steven Spielberg et Harrison Ford. Dites-nous comment vous vous sentiez le premier jour du tournage du Crâne de Crystal ?

Shia Labeouf : Effrayé. Ils disent que la différence entre un lâche et quelqu’un de brave est que le lâche réfléchit à deux fois avant de sauter dans la cage aux lions alors que le brave ne sait pas où est le lion, mais il pense qu’il le sait. C’était là où j’étais. Je pensais savoir pourquoi j’étais là. Je pensais savoir ce que ça faisait de se retrouver sur le tournage, de jouer avec Harrison et ce qu’était Indiana Jones, mais je n’en avais aucune idée. C’était en fait bien plus facile que je ne l’avais envisagé.



Nous ne pouvons pas non plus oublier une autre actrice exceptionnelle sur le tournage – Cate Blanchett.

Shia Labeouf : Elle est incroyable ! En fait, je pensais après avoir fait Transformers que j’irai à l’école de cinéma – c’était le plan. J’avais établi ma vie, où je souhaitais aller, mais alors j’ai eu cet appel pour Indiana Jones et mes plans ont changé. La façon dont je regarde cela maintenant est qu’il n’y aucune école d’acteurs au monde qui pourrait me mettre sur scène avec Cate Blanchett ou d’école de cinéma qui m’aurait permis d’être dirigé par Steven Spielberg. Je préfère jouer avec les grands dont parlent les professeurs que d’entendre sur eux aux travers d’une tierce personne.



Qui peut contredire cela ? Le personnage de Cate Blanchett est un bandit exceptionnel dans le Crâne de Crystal.

Shia Labeouf : Elle n’a peur de rien ! Elle est vraiment effrayante et essaye de tuer des gens et de leur dérober des choses. Elle est l’ennemie classique d’Indiana Jones.



Qu’est ce que ça fait d’être un jeune homme de 22 ans qui travaille avec les grands de l’industrie dans des films a gros budget ? C’est difficile de garder les pieds sur terre ?

Shia Labeouf : Bien sûr. Je fais toujours des erreurs stupides ! Je suis juste un homme de 22 ans qui essaye de vivre sa vie, en grandissant aux yeux du public.



Comment voyez-vous votre futur ?

Shia Labeouf : Je ne peux pas répondre à ça. Je pensais pouvoir le faire avant et maintenant je ne peux vraiment pas parce que la où est ma vie actuellement, je ne l’aurai jamais envisagé.



Tout le monde dit que vous allez reprendre la franchise Indiana Jones d’Harrison.

Shia Labeouf : Non.



Pourquoi pas ?

Shia Labeouf : Tout dépend de ce qu’Harrison veut faire.



Aimeriez-vous faire un autre Indiana Jones avec Steven Spielberg ou Harisson Ford ?

Shia Labeouf : Je ferai n’importe quel film avec Steven et Harrison. Je serais une prise, un extra ou une tranche de bacon sur n’importe quel tournage où ils se trouvent. Je ferais n’importe quoi.
 


Vous avez un énorme groupe de fans maintenant avec le Crâne de Crystal, Transformers et vos autres films. Comment vivez-vous cette adulation ?

Shia Labeouf : Si je porte de l’importance à ce que disent les fans ? Bien sûr ! Je mentirais si je disais le contraire. Je fais des films pour eux.
 


Avec le succès arrivent beaucoup d’autres choses négatives également. Que pensez-vous quand vous lisez quelque chose de négatif sur vous ?

Shia Labeouf : Les critiques sont cyniques et fatiguent. Beaucoup de gens qui regardent les films ne le sont pas. Je suis intéressé par ce que disent mes amis, ou mes parents et les gens comme eux.



Vous avez enchaîné les films à gros succès ces 12 derniers mois. Ca doit être dur de ne pas avoir la grosse tête ?

Shia Labeouf : Oui, je pense que je suis en train d’apprendre a être plus prudent avec ma vie et a être plus sur l’offensive dans mon approche avec le public, au lieu de défendre tout. J’apprends. C’est dur de réagir parfaitement, mais j’ai 22 ans et j’ai l’impression que ce n’est que le début. Ma carrière est toute récente. Elle est dans sa phase de naissance !
 


Avez-vous un groupe d’amis proches sur lequel vous pouvez compter ?

Shia Labeouf : Bien sûr, j’ai un cercle serré avec qui je sors.



Pourquoi pensez-vous que les fans de films pour adolescents s’identifient à vous ?

Shia Labeouf : Je suis un mec plutôt normal. Quand vous voyez un gars normal sur l’écran, ça touche une part des gens différents, donc peut être que c’est seulement ça. J’en n’ai aucune idée. Je ne suis pas Arnold Schwarzenegger. Je sens que si vous voyez quelqu’un comme moi, c'est-à-dire un mec que vous pourriez tabasser, parvenir à quelque chose dans le film, ça humanise tout.
 


Etes vous intéressé par le sport ?

Shia Labeouf : Oui. Récemment j’étais intéressé par le tir au pigeon et j’aime le foot et le baseball. Steven Spielberg m’a montré le tir au pigeon – vous savez vous avez un disque et il faut tirer dessus ? Steve le touchait à peu près 98% du temps. Il pourrait aller aux J.O. Personne ne sait ça de lui.



Voulez-vous tourner dans de plus petits films de nouveau ?

Shia Labeouf : Bien sûr. Si vous faites la même chose pendant trop longtemps, les gens deviennent lassés et votre carrière est finie. J’adorerais faire des plus petites choses, mais je ne veux rien forcer non plus. Il suffit juste de trouver le bon projet.
 


Quelle est votre point de vue sur Hollywood ?

Shia Labeouf : Ce n’est pas vraiment sorcier. Je n’arrive pas avec des solutions miracles. Je fais des films, donc je ne pense pas que ce soit si sérieux. Tant que je garde ma tête dans cette direction, je pense que ca ira.
 


Merci Shia.

Shia Labeouf : Merci.

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