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Expérimentez la peur avec Paco Plaza et Jaume Balaguero

Après avoir co-signé OT : The Movie, un documentaire de la collection Operacion Triunfo, la version espagnole de American idol, Jaume Balaguero (Fragile, Darkness, La secte sans nom) et Paco Plaza (Les enfants d’Abraham, Romasanta) nous proposent REC, un film d'horreur court (1h10) mais intense. 

Les deux Espagnols étaient au Festival du Film Fantastique de Gérardmer pour y présenter leur film. Fantasy.fr a pu les interviewer en compagnie de nos confrères de FilmsActu.com.
Par Emmanuel Beiramar | Emmanuel Beiramar et retranscrits par Cyril Lenoble'Expérimentez la peur avec Paco Plaza et Jaume Balaguero
23 avril 2008 | Mis à jour 23 avril 2008
Expérimentez la peur avec Paco Plaza et Jaume Balaguero
Expérimentez la peur avec Paco Plaza et Jaume Balaguero
Expérimentez la peur avec Paco Plaza et Jaume Balaguero
Expérimentez la peur avec Paco Plaza et Jaume Balaguero
Expérimentez la peur avec Paco Plaza et Jaume Balaguero

Qu'est-ce que ça vous fait d'être à Gérardmer et d'y présenter "REC" ?

Paco Plaza : Nous sommes très contents parce que c'est la première fois que le film est projeté en France et parce que la réaction du public est très bonne.

Jaume Balaguero : Pareil pour moi. C'est la quatrième fois que je viens à Gérardmer avec un film et c'est fantastique pour moi. Je retrouve des gens et beaucoup de bons souvenir, les magasins, les rues... C'est génial !

Cette année vous présentez "REC", filmé caméra à l'épaule, tout comme "Cloverfield" et "Diary of the Dead". Avez-vous vu ces films? Qu'en pensez-vous et que pensez-vous de ce phénomène ?

Jaume : Ni Paco ni moi n'avons vu ces films. On voulait les voir ici, à Gérardmer car ils étaient à l'affiche, mais nous n'avons pas eu le temps car nous avons répondu à beaucoup d'interviews. Mais je crois que tous ces films qui sont racontés de cette manière, avec quelqu'un qui raconte l'histoire avec sa caméra, avec une vision subjective de l'histoire, tous ceux-là et tous ceux à venir, car il y en a plusieurs qui vont arriver, c'est la conséquence de quelque chose qui se passe autour de nous via les médias, via Internet avec Youtube. Il y a une démocratisation des médias. Tout le monde peut avoir une caméra et expliquer quelque chose avec. Tout le monde peut diffuser ce qu'il fait grâce à Internet. Cela change si vite qu'il y a quelque chose de vertigineux. Le cinéma y répond avec tous ces films...

Vous pensez que c'est un genre ? Y a-t-il un intérêt à faire un autre film de terreur, un autre film de monstre ou un autre film de zombies, ou est-ce que ce genre est une impasse ?

Jaume :  Je crois que ça serait une impasse... 

Paco : Je crois que ça va s'arrêter car on en aura marre de cette façon de faire des films. Dans notre cas,  beaucoup d'autres films étaient en train de ce faire de manière similaire mais nous ne le savions pas.  Nous avons tourné le nôtre de cette manière car nous pensions que l'histoire devait être faite de cette façon. Nous voulions raconter l'histoire d'une manière télévisuelle donc ça avait du sens de le tourner ainsi. Mais je trouve ça dangereux de croire que toutes les histoires puissent être tournées caméra au poing. Une fois qu'on en a vu 2-3, on se dit OK, c'est bon, j'ai compris, je n'ai plus besoin de ça maintenant. Pour nous c'était très important pour l'essence du film de le tourner de cette manière. Mais ce n'est notre façon de faire des films ; c'était la seule façon de faire ce film là. Il s'agit d'une expérience, une expérience de la terreur. C'est comme ces filles avec les cheveux dans la figure, il n'y en aura plus !

Avez-vous pensez à "Cannibal Holocaust" pendant que faisiez le film ?

Paco : Non, pas à ce moment-là, mais maintenant qu'on en parle, oui. C'est un film qui nous a fait grande impression à tous les deux quand nous étions jeunes. Mais ce que nous avions à l'esprit pendant le tournage, c'était la télévision. L'idée principale était de se demander ce qui ce passerait si la télé en arrivait à cette situation. A posteriori ,quand les gens nous parle de 28 jours plus tard ou de Cannibal Holocaust, on est d'accord. Je peux y voir une relation mais également avec L'Ange Exterminateur de Luis Buñuel ou La mort en direct de Tavernier ou encore C'est arrivé près de chez vous.  Il y a beaucoup de films...

Jaume : Il y a plusieurs films en fait, mais ce que l'on avait dans la tête ce n'était pas ça. Bien sûr, tous ces films on les a dans la tête et dans le coeur, mais ce que l'on avait dans la tête c'était Cops, España directo, Madrid directo, des programmes de reality show de la télévision espagnole et américaine que l'on a vus et que l'on voit tous les jours à la télé. C'est ce que l'on a fait dans le film. On a regardé ça avec beaucoup d'attention et bien sûr il y a eu tous ces films avant qui ont essayé de faire quelque chose de similaire. On les connaissait et on les avait vus, bien sûr ! 

Paco :  Et on les aime !

Pourquoi avoir choisi ce type de monstre dans "REC" et pas un autre ? Pourquoi cette infection ?

Jaume : On voulait faire un film de zombies mais pas exactement avec des morts qui reviennent à la vie, mais plutôt une infection comme la rage tout en restant dans le genre zombie. Pour la fin, on voulait autre chose qui soit peut-être en rapport avec le Diable ou les possessions diaboliques... On a imaginé des choses vis-à-vis de ça, d'où cette chose horrible à la fin pour rediriger l'explication du film.

Paco : Lorsqu'on s'approche des films d'horreur classiques, ça peut être des films de vampire, de loup-garou ou dans notre cas des zombies. On doit être respectueux de la tradition car les fans qui aiment ce genre de films veulent à la fois que l'on respecte cela mais aussi qu'on leur donne quelque chose de neuf. Le petit truc qui fait que le film est différent ici, c'est l'origine de la maladie, quelque chose de jamais vu dans les autres films. On garde le côté traditionnel, la façon dont ils se comportent, l'histoire.. Tout cela est très classique, mais on a ajouté ce tout petit détail qui rend les choses différentes.

Quelle est selon vous la frontière entre un film au style amateur et un film amateur ?

Jaume : Ça veut dire quoi amateur ? On peut trouver un chef-d'oeuvre qui est un film amateur. C'est juste un film qui a été fait par des gens qui ne sont pas professionnels, mais ça peut être un chef-d'oeuvre. Tu as des gens qui aiment le cinéma, ils sont amateurs, ils prennent une caméra et ils font un chef-d'oeuvre ! La nuit des morts-vivants n'est pas film amateur, mais pas vraiment professionnel non plus... ou Evil Dead. Mais le style amateur, c'est quoi ? REC ou Cloverfield ne sont pas du style amateur pour moi, c'est un style télévisuel, subjectif mais pas amateur. Amateur ,ce n'est pas professionnel et les gens qui fait Cloverfield et Diary of the Dead sont professionnels ! Les gens qui ont fait REC, ça pourrait leur arriver dans les prochains mois (Rires). C'est quand même quelque chose de professionnel !

Paco : Je reviens sur Evil DeadLa nuit des morts-vivants et les films d'horreur en général qui sont particulièrement adaptés pour former quelqu'un qui n'a pas d'argent, qui est jeune et qui veut expérimenter. C'est le champ d'expérience idéal pour essayer des choses nouvelles et risquées. Amateur, ça peut vouloir dire amoureux du cinéma, que tu ne fais pas le film pour gagner de l'argent mais juste pour le plaisir de le faire. C'est amateur au sens noble de celui qui aime. L'amateur qui fait les choses par amour de l'art.

Vous vouliez faire un film qui fait peur en utilisant un style qui est nouveau. Comment avez-vous préparé cela ?

Jaume : On a choisi le style télévisuel justement pour avoir l'impression de réalité et pour que la sensation de peur soit plus grande. On pensait que si le spectateur se sentait plus proche du film ou de ce qu'il se passe à l'écran, alors il allait ressentir la peur beaucoup plus fort. C'est un peu comme les jeux vidéo : quand tu joues à Resident Evil ou à Silent Hill, tu es impliqué dans l'histoire alors tu peux arriver à y croire. Tu es impliqué et c'est cela qui est important. On a cherché l'implication à travers la subjectivité comme pour le jeu vidéo ou celle de la réalité, la télé-réalité ou de quelque chose qui est enregistré en direct. C'est pour ça que nous avons choisi ce style. C'est compliqué à tourner car ce n'est pas réel, mais on doit toujours conserver l'apparence de réalité. On a utilisé quelques astuces : les comédiens ne connaissaient pas l'histoire complète par exemple, ils n'avaient pas le script, connaissaient seulement leur personnage et devaient réagir à ce qui arrivait sans savoir exactement ce qui se passait, alors ça les stressait et ça se sent dans le film ! On a poussé jour après jour ce stress. Il devenait chaque jour plus fort. Autre truc, le cameraman ne savait pas ce qui allait se passer. Sa façon de réagir est donc très réelle : parfois des choses très importantes se passent sur la droite et il arrive trois secondes plus tard. C'est ce que nous voulions. On ne lui expliquait jamais ce qui allait se passer et on a toujours eu cette apparence de réalité. Mais il y avait Paco et moi, deux techniciens de champ et l'assistant caméra, soit cinq personnes qui devaient toujours se cacher derrière la caméra alors que la caméra pouvait tourner à 360° ! C'était vraiment compliqué ! Paco m'a dit que c'était le tournage le plus sophistiqué, le plus complexe qu'on ait jamais fait. Il a l'apparence de la simplicité mais est en fait très compliqué.

Paco : La complexité du film, c'est de maintenir l'impression de simplicité, de faire croire qu'il n'y a pas de fil à la caméra ! Nous avons dû faire beaucoup d'exercices[pour rester cacher derrière la caméra], c'était très rigolo !

Que pensez-vous du remake américain de "REC" ?

Jaume : Il est déjà tourné.

Paco : Nous sommes allés à Los Angeles pour voir une journée de tournage. De ce que nous en avons vu, c'est le même film mais en anglais ! Tout est absolument identique : le cadre, les costumes, tout !
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