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Neil Marshall aux frontières de l'apocalypse

Neil Marshall acquiert une certaine notoriété en 2002 avec son deuxième film Dog Soldiers. Il transforme l'essai avec The Descent en 2005. Avec Doomsday, il lorgne du côté des films post-apocalyptiques tels que Mad Max et New York 1997.

Fantasy.fr l'a interviewé, en compagnie de DVD Alliance et FilmsActu, à l'occasion de son passage à Gérardmer durant le Festival du Film Fantastique.
Par Emmanuel Beiramar | Emmanuel Beiramar et traduits par Cyril Lenoble'Neil Marshall aux frontières de l'apocalypse
2 avril 2008 | Mis à jour 2 avril 2008
Neil Marshall aux frontières de l'apocalypse
Neil Marshall aux frontières de l'apocalypse
Neil Marshall aux frontières de l'apocalypse
Neil Marshall aux frontières de l'apocalypse
Neil Marshall aux frontières de l'apocalypse
Neil Marshall aux frontières de l'apocalypse

Est-ce le succès commercial de "The Descent" qui vous a permis de financer des projets plus importants ?

Oui, le succès critique et public de The Descent a aidé à ouvrir les portes des studios à Los Angeles pour réunir le budget, car j'avais besoin de l'appui d'un studio. On a travaillé avec Rogue Pictures, une division d'Universal qui nous a financés. A cause de sa nature même, le projet est beaucoup plus grand que tout ce que j'ai fait auparavant. Imaginez que précédemment j'avais un casting de 6 ou 7 personnes au plus. La distribution de Doomsday est bien plus importante, il y a 20 à 30 personnages importants, et pour certaines scènes, des centaines d'acteurs. Artistiquement et dans d'autres domaines, c'est un film bien plus gros ; nous avons donc eu besoin de plus d'argent pour le faire.

Après les garçons dans Dog soldiers et les filles dans The Descent que nous réservez-vous dans Doomsday ?

Cette fois-ci le casting est mixte. Il y a un protagoniste féminin très fort : Eden Sinclair, jouée par Rhona Mitra. Le film suit son histoire mais il y a beaucoup de personnages autour d'elle. Il y a aussi Bob Hoskins, Malcolm McDowell, Adrian Lester, Adeola Ariyo, Alex Siddig, plusieurs des gars de Dog Soldiers et aussi des filles de The Descent. Un gros casting en fait ! Un énorme mélange...

Comment êtes-vous arrivé à avoir tous ces acteurs pour le film ?

Je crois que j'ai eu beaucoup de chance de pouvoir réunir une distribution si riche et diverse. On savait très bien qu'il n'y aurait pas de très grande star mais je ne voulais pas non plus qu'un acteur en particulier domine sur le reste de la distribution. De plus, je suis vraiment très satisfait par la performance de chacun d'entre eux.

Pouvons-nous en savoir un peu plus sur le sujet ?

L'année prochaine, il y a aura une catastrophe en Écosse due à un nouveau virus appelé le reaper. Le gouvernement britannique décide de limiter les dégâts en stoppant sa propagation en mettant l'Écosse en quarantaine en fermant les frontières, les routes, en interdisant les voyages... puis pour finir, ils font bâtir un mur qui entoure l'Écosse interdisant vraiment tout passage, interdisent le survol, ou l'accès par bateau en contrôlant les eaux. Ils veulent laisser tout le monde mourir car il n'y a pas de remède à ce mal et que c'est le seul moyen de s'en débarrasser. Tout cela se passe durant les 5 premières minutes du film ! (rires) Il y a ensuite un saut de 30 ans dans le temps et le même virus réapparaît dans un Londres du futur dramatiquement surpeuplé. En essayant d'arrêter le virus, ils découvrent qu'il y a des survivants en Écosse. Une équipe de scientifiques et de militaires est donc envoyée sur place pour trouver un éventuel remède.

Le thème du virus revient assez fréquemment ces derniers temps, pourquoi est-il si présent en ce moment selon vous ?

Le sujet principal de mon film n'est pas à proprement parler le virus qui sert juste de point de départ à l'intrigue. Il s'agit plutôt d'un futur dans lequel les héros de l'histoire sont confrontés à quelque chose qu'ils n'attendaient pas comme les survivants ou l'environnement qu'ils se sont créé. Durant le tournage du film, les gros titres des journaux concernaient la grippe aviaire en Asie et partout ailleurs. Tout le monde parlait d'épidémie. C'est un point sensible chez les gens : chacun se demande quelle va être la prochaine calamité. On ne s'inquiète plus trop d'une éventuelle guerre nucléaire, le terrorisme ne concerne pas une échelle globale mais plutôt personnelle, alors qu'un virus pourrait potentiellement tout faire disparaître sur la planète sans que l'on puisse agire. Et ça, c'est assez effrayant.

Pourquoi avoir choisi de faire un film post-apocalyptique et que pensez-vous apporter à ce genre qui était un peu délaissé ces dernières années ?

C'est un genre que j'apprécie et l'une des manières de le revoir à l'écran, c'était de faire mon film dans ce genre-là, d'une manière un peu égoïste. J'ai voulu lui ajouter une originalité, reprendre les anciennes idées et leur ajouter de la fraîcheur pour un nouveau public, avec de l'action, avec des cascades. Aujourd'hui c'est souvent remplacer par des écrans verts, des effets numériques, j'ai eu envie de revenir à l'ancienne école avec des cascadeurs faisant des choses complètement folles sans filets ! Et cela a payé, le résultat est fantastique.

Pourquoi avoir choisi l'Écosse comme théâtre du film ?

Principalement pour des raisons géographiques : l'histoire m'est venue de la topographie de l'endroit et c'est dans ce genre d'environnement que je voulais travailler. Tout est imbriqué. Je ne voulais pas du golfe du Mexique ou du canal de Panama. J'avais envie de cette lande nue qui correspond tout à fait et qui est à la bonne échelle. Cela m'a tout bonnement semblé parfait. C'est  un endroit que je connais bien et j'écris de toute façon sur des choses que je connais.

Dans le film, il y a un côté très Heroic Fantasy avec les châteaux, les hommes en armure, les épées. Est-ce un style qui vous intéresse tant au niveau des films que des romans ?

Oui, absolument, je suis un grand fan de Terry Gilliam et je sais qu'il est obsédé par le monde médiéval, par son imagerie, par les chevaliers. Une des images clé est l'affrontement entre ces soldats du futur et des chevaliers médiévaux. Comment obtenir cela sans utiliser le voyage dans le temps ? J'ai alors trouvé ce concept de monde abandonné pendant 30 ans et dont les habitants ont régressé et vivent des déchets. Certains vivent dans les villes et d'autres dans la nature. Je me suis demandé où l'on pourrait vivre si on se retrouve au milieu de nulle part en Écosse. Les châteaux ont été construits pour durer, ils sont costauds. Ces gens pourraient venir vivre là, monter à cheval, utiliser des objets qui fonctionnent sans électricité, etc. Les châteaux sont de véritables forteresses qui résistent au temps. Plus les personnages vont vers le nord, plus ils "reculent" dans le temps : ils vont de Glasgow vers les Highlands. C'est un mélange d'idées.

Que pensez-vous de cette nouvelle vague de réalisateurs anglais comme vous, Jack West, Christopher Smith, Peter White, qui ont tous un gros succès dans le monde entier ?

Je trouve fantastique que des Britanniques aient pu faire ces films. Avant, l'industrie du cinéma britannique n'était pas du tout intéressée par nos productions. Il y a comme un air de changement depuis les 5 dernières années. Des films sont faits, participent à des festivals et touchent un public  international. Je suis fier de faire partie de cela.

Quels sont vos projets ?

J'ai plusieurs projets en cours et je n'ai pas encore décidé celui que je vais lancer. Mais cela sera très certainement quelque chose avec beaucoup d'aventure. Je ne suis pas sûr de le faire en Grande Bretagne. J'ai un film d'horreur en développement que je ferais peut-être aux Etats-Unis. On verra bien !
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