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Berger et Wright : créateurs du monde de Narnia

Howard Berger a récemment travaillé sur Master of horror, Kill Bill, Les orphelins Baudelaire. Il a débuté sa carrière dans le milieu des années 1980 sur des films tels que Le jour des morts-vivants, Creepshow 2.
Sur Le monde de Narnia, il est superviseur créateur de maquillages spéciaux. 

Dean Wright a travaillé comme assistant de production, de réalisation ou comme superviseur des effets spéciaux. Il compte à son actif de nombreux films tels que Titanic, Terminator 2, Les 102 dalmatiens, Le règne du feu, Le Seigneur des Anneaux (Les deux tours et Le retour du roi) et bien évidemment sur Le monde de Narnia chapitre 1 et 2.
Par Emmanuel Beiramar | Rebecca Strauch'Berger et Wright : créateurs du monde de Narnia
30 janvier 2008 | Mis à jour 30 janvier 2008
Berger et Wright : créateurs du monde de Narnia
Berger et Wright : créateurs du monde de Narnia
Berger et Wright : créateurs du monde de Narnia
Berger et Wright : créateurs du monde de Narnia

Pouvez-vous nous dire sur quoi exactement vous travaillez actuellement ?

Dean Wright : Ce qu’on a réellement préparé et tourné pendant toute la journée, c’est la scène qui est à la toute fin de ce plan spécial où Peter et Caspian doivent faire tomber les Telmarins dans leur piège. Ils sont entourés par les Telmarins, mais ils disposent d’une grande citerne souterraine et s’apprêtent à les y "engouffrer", en faisant sauter une trappe sous leurs pieds. Nous avons préparé ce tournage toute la matinée, avec tous les détails, la poussière, les débris et les créatures, et en ajustant à la perfection les caméras pour capter les mouvements et la lumière.
On va le refaire à nouveau. La dernière fois, c’était un peu plus explosif, alors les responsables des effets visuels ont monté les piliers et les ont détruits, ce qui a fait que le plafond a commencé à se fissurer et à céder ; on a jouté une raie de lumière pour simuler un rayon de soleil venant du haut. On a créé un grand trou qui attrapera les Telmarins qui déferlent sur les Narniens.
Dans le sous-sol, avec notre équipe, il y a un géant appelé Wimbleweather, qui court au travers de la cavité et détruit un bon nombre de colonnes. Pour essayer de capter tout ça, on a construit une maquette à échelle réduite, de façon à ce que l’acteur qui représente le géant puisse courir au travers et détruire les colonnes. Il faut capturer tous les moments quand il est précisément en train de détruire les colonnes, et ensuite il faut introduire tous les personnages d’animation, réduire leur taille et les faire paraître plus ou moins la moitié de leur hauteur, pour l’adapter à celle de Wimbleweather et que ça colle bien. Après on y ajoute tout le reste de l’ambiance, avec quelques deux cents créatures s’enfonçant dans le sous-sol et rejaillissant au dos des Telmarins et les attrapant par derrière.

Est-ce que Caspian va avoir plus de personnages d’animation par ordinateur et d’effets visuels que le dernier film : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique ?

Dean Wright : Andrew a dit qu’il veut faire, sans aucun doute, un film plus grand, plus passionnant avec, en plus, des tas de choses compliquées à nous montrer, et non pas dans le but de couper le souffle au public, mais plutôt pour le faire pénétrer le plus possible dans ce monde. Plus les animations par ordinateur paraissent réelles, et plus on oublie qu’elles ne le sont pas, et plus on jouit du film.

Y-a-t-il des scènes particulières où ceci est plus évident que dans d’autres ?

Dean Wright : Nous avons une grande scène de bataille, juste au milieu du film. C’est quand les enfants vont au château et essayent d’y capturer quelqu’un afin de restaurer la paix à Narnia et de replacer Caspian où de droit, c'est-à-dire sur le trône du monde de Narnia. Le travail de cette scène dépasse tout ce que nous avions fait avant, dans le dernier film. Nous avons des tonnes de personnages d’animation par ordinateur. Nous travaillons beaucoup avec des maquettes que nous utilisons à des échelles différentes (au 1/24e), ce qui est une échelle énorme pour tout un château, et puis il y en aura d’autres plus petites et aussi des plus grandes, que nous allons faire construire en Nouvelle Zélande dans les ateliers WETA. Ces maquettes seront filmées par Alex Funky et ses spécialistes qui ont fait tout le travail pour Le Seigneur des Anneaux et King Kong. Nous sommes réellement fiers de les avoir à nos côtés et de collaborer avec eux.
À nouveau, il s’agit de filmer quelque chose de réel et tangible, et ceci nous a poussé à créer ce château si merveilleux. Je l’ai vu dans Le Seigneur des Anneaux. Quand on a une maquette parfaitement illuminée et photographiée, on tombe simplement dans son monde et on croit tout ce qu’on y voit; et c’est précisément ce que nous voulons. Nous voulons absorber le public dans le film, l’incorporer de la main du directeur Andrew Adamson, qui vous guide au travers des moments émotionnellement culminants du film. Nous sommes là pour conférer de la vie à ce qui ne peut pas être créé à la grandeur réelle et pour rendre encore plus remarquable ce qui est réel.

Cette fois-ci, vous avez Wendy Rogers comme co-superviseur des effets visuels. Est-ce qu’elle avait déjà travaillé avec vous dans le dernier film ?

Dean Wright : Non, mais elle connaissait Andrew Adamson depuis longtemps et, comme nous avons un planning très pressant et beaucoup de travail, nous avons décidé cette fois de doubler les tournages, et c’est pour ça que nous avons divisé les séquences. La scène nocturne du raid sur le château, ça c’est ma séquence, la scène de bataille qui se tourne maintenant même à Usti, c’est une de ses scènes, mais on s’entraide beaucoup.

Quel a été le personnage que vous avez créé jusqu’à présent et qui vous tient le plus à cœur ?

Howard Berger : J’aime beaucoup les nains. Je crois que ce sont mes personnages favoris dans ce film. Nous avons deux héros : Trompillon, interprété par Peter Dinklage, et Nickabrik, représenté par Warwick Davis, et ils sont très cool tous les deux.

Dean Wright : Ils sont géniaux. Quand ils sont sur le plateau, on ne voit plus qu’eux. Je crois que c’est la première fois dans l’histoire du cinéma qu’on montre un combat de nains !
Howard Berger : Oui, c’est vraiment cool ! Les nains de ce film sont mes personnages préférés, sans aucune hésitation.

Quel a été le plus grand défi de ce film, du moins jusqu’à présent ?

Dean Wright : Ce qui a représenté un défi pour nous dans ce film a été la nécessité d’y incorporer une grand nombre de personnages, en plus de leur grande diversité - il y en a de tous les sexes et de tous les âges.

Howard Berger : Oui, on voulait représenter des faons vraiment âgés et des personnages très forts, des centaures noirs, une réelle variété.

Dean Wright : L’idée centrale a été d’ajouter de la variété à l’aspect des personnages, et bien entendu, transposer ces caractéristiques à l’animation digitale.

C’est une chose qui nous a donné encore plus de travail. L’autre chose, c’est qu’Andrew voulait à tout prix rompre la barrière entre l’animation par ordinateur et le personnage en chair et en os, en les mélangeant davantage. Nous avons beaucoup plus de contacts entre les acteurs et les personnages d’animation : par exemple, dans une scène, nous voyons Lucy qui va vers Aslan, ils s’embrassent et tombent au sol, et elle roule sur lui et il faut travailler autour de la scène pour que ça paraisse réel. Nous avons les enfants qui sont emportés par Griffins et, à nouveau, les enfants portés par  les centaures ; tout ça représente un grand défi, car il faut que ça marche, que ça paraisse vrai. Nous cherchons des effets qui ne distraient pas l’œil, nous voulons des choses qui paraissent naturelles dans ce milieu. C’est ce qui compte, la seule chose qui compte quand on fait des choses comme ça. Je crois personnellement que les effets visuels ne doivent pas dominer l’histoire. Même un film comme celui–ci n’est pas une question d’effets visuels, il s’agit avant tout des enfants.

Le premier film était déjà comme ça, il s’agissait surtout des enfants, de leur histoire, de leur voyage. C’est à nouveau la même chose. Chacun des enfants mène sa propre lutte. Ils arrivent à Narnia avec leurs idées préconçues de ce qu’ils devraient y trouver. Peter pense qu’il peut faire les choses tout seul. Lucy n’a pas le courage de lutter pour ses convictions. Susan n’admet pas qu’elle veut être à Narnia, et en même temps, elle ne reconnaît pas qu’elle y est réellement ou bien qu’elle veut s’en aller ou qu’elle ne veut pas s’en aller. Edmond, lui, essaye de grandir au plus vite et de prendre part à l’action; il veut devenir un homme. Et tous doivent lutter et trouver leur voie. Si tu arrives et tu commences à choisir seulement ce qui est visuellement bien et à détourner l’attention du centre de l’histoire, tu ne rends pas service au film ; tu fais du mal au film. On peut voir ça, spécifiquement dans ce film ; il va sortir en été, mais il ne va pas être un film d’été classique. Nous voulons que le film passe un message, le même message que le livre a transmis pendant 50 ans à tellement de gens, et nous voulions être sûr qu’on y arriverait.

Faut-il donc comprendre que le film va avoir un côté légèrement plus sombre ?

Dean Wright : Il reste un film tout public, mais un peu plus grave pour les enfants. Il s’agit période difficile; mille ans se sont écoulés et ils ont tous un grand sentiment de culpabilité car, même s’ils étaient partis sans en avoir l’intention, car ils ne l’avaient pas fait d’eux mêmes, et avaient simplement traîné autour de l’armoire, mais ce qu’ils ont laissé derrière eux est un véritable chaos. Les Telmarins sont venus, ont tué beaucoup de leurs amis ou d’enfants de leurs amis, et ces pauvres êtres ont dû se réfugier sous terre et s’adapter à ce nouvel habitat. Maintenant, ils vont aider ces êtres à récupérer ce qui leur appartient et, si possible, à récupérer leur monde pour tous y vivre en paix. C’est là le message du film, autour duquel les messages individuels de chacun des enfants sont tissés, et c’est tout ça qu’on doit emporter avec soi après avoir vu le film.

Allons-nous voir le retour des Minotaures dans le film ?

Howard Berger : Oui ! Andrew Adamson a ajouté plus de minotaures. Ils ont eu beaucoup de succès dans le premier film et j’avais peur qu’ils ne soient en trop mauvais état et qu’on ne leur permette pas de revenir. Puis, Andrew est arrivé un jour et il a dit, "on va ajouter des minotaures". Celui-là, Asterius, est le minotaure principal. La dernière fois, on avait 25 minotaures, maintenant, on va en avoir seulement quatre. Ce n’est donc pas un grand show. Asterius est dans un costume entièrement fait sur mesure. Il a des muscles flexibles et des poches d’eau dans la poitrine. Le costume est fait à la main, ce qui revient à dire que tous les poils que vous voyez sur le costume ont été attachés un par un sur une base de spandex et ensuite cousus sur le costume des muscles et aussi sur la poitrine. La tête a été faite aussi en y rattachant tous les poils un par un. Rob Gary, notre chef mécanicien sur le plateau lui a confectionné un mécanisme de radio contrôle pour qu’il puisse faire toutes ces choses tellement cools. Asterius est présent dans une bonne moitié du film et il participe à la bataille du raid nocturne, et ça ajoute beaucoup au film – tragique, mais héroïque. Nous avons aussi un satyre appelé Tyrus, qui est un héro et pour qui nous avons aussi fait une tête mécanique et le corps, et tout le reste. Les cornes du minotaure sont assez abimées. Encore une autre raison pour laquelle on voulait garder le vieux minotaure, simplement parce qu’il a été là pendant longtemps et il est en mauvais état et couvert de cicatrices.
C’est être le plus réaliste possible, il ne faut pas que l’histoire s’arrête et que d’un coup on se dise "Oh ! regarde un superbe effet, un bon maquillage, un bon effet d’animation digitale". On n’avait pas ça dans le premier film. Même si dans le premier film il y avait des "Oh la la, regarde ça !", "C’est M. Tummus, c’est fini pour lui !". Et je suis sûr que ce sera pareil pour ce film. C’est toujours agréable de voir un film fini, c’est pour ça que quand Andrew m’a invité à voir quelques scènes du premier film, j’ai refusé. Je ne voulais voir le film qu’une fois fini. Je voulais être surpris par les choses que Dean avait faites. Je pense que c’est la même chose avec ce film. Il y a tellement de choses que c’est toujours époustouflant de s’asseoir et de regarder ce qui était sur le plateau et le voir dans le film. Ça fait une grande différence. Dean et sa compagnie vont ajouter des milliers de créatures.

Pouvez- vous nous dire quelque chose sur un des nouveaux héros dans ce film, la souris Ripitchip ?

Dean Wright : Ripitchip va être super cool. Nous avons déjà quelques dessins. L’agence qui va faire le design final est Moving Picture Company à Los Angeles. C’est  eux qui vont travailler dessus. Il a un bon style ; à la fois vif et dangereux, mais aussi très mignon.
Mais nous ne voulons pas qu’il soit trop mignon non plus, car c’est un vrai héros et un vrai battant. En fait, il va aider les Narniens dans la bataille contre les Telmarins. Alors on ne veut pas qu’il fasse rire les gens quand il fait ça. C’est un exemple de la ligne très fine que nous devons suivre tout au long du film, et c’est quelque chose qui n’était pas présent dans le dernier film. Nous avons des personnages d’animation par ordinateur qui doivent paraître réels et non des personnages de dessins animés. Ceci est spécialement vrai dans le cas de Ripitchip. Il est drôle, mais il est aussi sérieux. Le public va beaucoup l’aimer. Ripitchip et sa famille se ressemblent tous beaucoup dans le livre, mais dans le film, chacun d’eux est différent et a ses propres caractéristiques.
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