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Nathalie Le Gendre : auteur sans frontière

Nathalie Le Gendre est née en Bretagne en 1970. Adolescente, elle s’intéresse à plusieurs métiers : comédienne, pilote de courses moto ou dessinatrice. Si elle écrit déjà à l’époque, elle ne considère pas encore cela comme un métier. Depuis, elle a publié de nombreux romans jeunesse :
Dans les larmes de Gaïa, Mósa Wòsa, Automates, 49 302.

A l’occasion de la sortie des Orphelins de Naja chez Mango, Fantasy.fr vous propose une interview de l’auteur.
Par Emmanuel Beiramar | 'Nathalie Le Gendre : auteur sans frontière
24 janvier 2008 | Mis à jour 24 janvier 2008
Nathalie Le Gendre : auteur sans frontière
Nathalie Le Gendre : auteur sans frontière
Nathalie Le Gendre : auteur sans frontière
Nathalie Le Gendre : auteur sans frontière
Nathalie Le Gendre : auteur sans frontière

Pendant longtemps tu n'as pas considéré l'écriture comme un métier. Comment en es-tu venue à changer de point de vue. Quelles sont les circonstances qui t'ont conduite à devenir un écrivain ?

Je ne considère toujours pas l’écriture comme un métier. Nous devons le définir ainsi de par les codes de la société puisque nous gagnons notre vie avec l’écriture.
Au départ, j’écrivais des manuscrits de contes pour enfants… pour moi, sans chercher à me faire publier. Puis c’est au fur et à mesure de l’écriture que j’ai évolué et un déclic m’a ouvert les yeux : j’ai voulu échanger, partager ce qui me faisait vibrer.

Tes histoires sont plutôt denses et se contentent rarement d'aborder un seul sujet. Comment fais-tu pour faire tenir autant de choses en si peu de pages ? N’es-tu pas parfois tentée de faire plus long ?

Peut-être parce que j’adore aller à l’essentiel et ne pas me noyer dans des fioritures. Je l’avoue parfois certains thèmes gagneraient à être un peu plus fouillés, mais je n’avais pas le choix dans cette collection où les romans ne doivent pas dépasser un certain nombre de signes. Cela peut paraître frustrant, mais j’aime les challenges !

Quels sont les objectifs que tu espères atteindre quand tu écris un livre ?

Je n’ai jamais eu d’objectifs. Moi, tout ce que je veux, c’est transmettre des émotions et vibrer avec mes personnages. Si les lecteurs vibrent à leur tour, alors j’en suis heureuse. On a partagé quelque chose d’humain.

Tu as dis à plusieurs reprises que les sujets de tes romans venaient de quelque chose qui te faisait "vibrer ou hurler". Peux-tu nous dire pour chacun de tes livres quel a été le "déclic" ?

Pour Gaïa, je voulais parler de la maltraitance sous toutes ses formes, car j'en ai été victime. Mais il y a eu aussi un deuxième déclic pour ce livre : la peur ressentie lors des élections présidentielles de 2002... je nous imaginais coincés au sein d'une dictature impitoyable.
Pour Mosa, la fascination des amérindiens (comme celle de toutes les minorités opprimées) m'a guidée, ainsi que le combat contre la maladie.
Pour Automates, mon amour pour la moto et ce que peux entraîner le rejet de la différence.
Pour 49302, je voulais traiter de l'affaire Seznec, pour que les plus jeunes prennent connaissance des injustices de ce monde et que surtout qu'ils n'oublient pas que l'humain est parfois abjecte avec ses semblables ou ceux qu'il estime être différent.
Enfin, Naja... sujet délicat. J'ai été victime de pédophilie, entre autre, et des adultes ont exercé sur moi leur pouvoir en m'écrasant de ce poids... alors j'ai voulu traiter ces lourds sujets pour alerter les plus jeunes et leur dire qu'on peut s'en sortir, qu'on ne doit pas se laisser faire, sous prétexte qu'on est encore trop faible.
Certains diront, et disent, que dans ce roman il y a trop de "moraline"... Moi, je sais que je n'ai pas été entièrement libre et qu'il a fallu, pour qu'il passe, alléger mes propos et ma vision. Dommage, mais c'est ainsi. Les lecteurs jugeront.

La liberté est un thème récurrent dans tes ouvrages. Selon toi celle dont nous disposons n'est pas réelle. Quelle est ta définition de la liberté ?

Je ne vais pas être originale, mais pour moi la plus belle définition est : ma liberté s’arrête là où commence celle de l’autre. Mais pour apprécier la liberté il faut savoir respecter. Ces deux mots marchent ensembles.

Malgré sa publication dans un collection jeunesse, "49302" semble avoir plus d'impact auprès des adultes. Comment l'expliques-tu ?

Plus d’impact ? Disons que c’est juste une question d’époque. Les bagnes on a connu, mais les jeunes d’aujourd’hui, certains, ne savent même pas ce que c’est ! Alors ils prennent ça comme de la fiction, comme si jamais ça n’était arrivé. Quelques uns, par exemple, ne savent pas ce qui est arrivé aux Amérindiens ! Ou qu’il n’y pas de traitement contre le sida ! Revenons à 49 302 : l’affaire Seznec est une vieille affaire, pas dans les esprits des jeunes, alors ils ne se sentent pas concernés ou touchés ; voilà pourquoi j’écris !

A ce jour quelle a été la plus belle "récompense" que tu aies reçue en tant qu’auteur ?

Les larmes d’une jeune lectrice en me tombant dans les bras, après avoir lu Dans les larmes de Gaïa… ses remerciements.

Sans parler d'influence, quels sont tes livres favoris ?

Tous, sauf les romans à l’eau de rose et la SF pur et dur, dès que les personnages me tiennent aux tripes… S’ils n’ont aucune consistance, je ne vibre pas et le roman me tombe des mains. Mais j’avoue avoir découvert la lecture grâce aux contes d’Andersen et un roman autobiographique : Une demoiselle sur une moto, d’Anne-France Dautheville.

Quels sont tes projets ? Penses-tu un jour écrire pour les adultes ?

Actuellement, je suis sur un roman (Poings levés) pour la nouvelle collection de Denis Guiot 15-20, chez Intervista. Mais je n'en dirai pas plus... Ensuite ? Rien n'est établi, mais j'ai des projets intéressants.
Un roman adulte ? Il y a une différence ? N’est-ce pas des mots, des phrases, des histoires où tout le monde peut prendre du plaisir en lisant ? Oui, je n’aime pas le fossé qui existe entre littérature jeunesse et littérature vieillesse !

Avec le recul, que peux-tu dire sur l'affaire des "Orphelins de Naja" ?

Que ça a fait un raffut de tous les diables pour pas grand-chose ! Et que c'est pitoyable d'en arriver là, alors que cette affaire aurait pu se régler autrement... parce que j'ai été très soft dans mes dénonciations et il n'y a vraiment pas de quoi en faire tout un plat !
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