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The Restless ou la Fantasy made in Corée

Le Réalisateur sud-coréen Dong-Oh Cho a débuté en tant qu’assistant sur Beat, Our Sunny Days, Phantom, the Submarine et le célèbre Musa, princesse du désert. The Restless marque ses premiers pas en tant que réalisateur.

Fantasy.fr l’a interviewé au BIFFF lors de son passage en Belgique, alors qu’il assurait la promotion de The Restless en compagnie de Jung-Hwa Choi, l’un des producteurs du film. 

L’entretien s’est fait en collaboration avec nos confrères de Fantastikasia.
Par Emmanuel Beiramar | 'The Restless ou la Fantasy made in Corée
23 août 2007 | Mis à jour 23 août 2007
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Que pensez-vous de la présence de The Restless au BIFFF ?

Dong-Oh Cho  : Nous sommes très étonnés de constater que beaucoup d'européens s’intéressent au cinéma asiatique. Cela nous fait évidemment très plaisir.

Comment le film a-t-il été accueilli aux différents festivals où vous vous êtes rendu ?

Hum... Je pense que le public a aimé le film. Nous avons eu beaucoup de retours positifs de la part des spectateurs... (Ndlr : notre interprète ajoute que M. Cho est trop modeste pour parler du succès du film en festival...).

Pourquoi avoir choisi un tel sujet pour votre premier long-métrage ?

Eh bien, j’adore tout simplement la Fantasy ! Et puis, The Restless représentait un véritable challenge. Il s’agit en effet du premier film de ce type réalisé en Corée du Sud ! Bien qu’il existe des bribes de ce genre dans diverses productions antérieures, c’est véritablement la toute première fois qu’un long-métrage coréen est entièrement dédié à l’univers de la Fantasy...
Il a fallu beaucoup d’énergie pour arriver au résultat final, mais je pense que nous avons réussi à poser les bases d’un nouveau genre cinématographique pour la Corée du Sud. Car il s’agissait avant tout d’imposer un concept novateur au public coréen...

M. Choi : Pourquoi avoir choisi Dong-Oh Cho comme maître d’œuvre d’un projet de cette envergure ?

Jung-Hwa Choi : Parce que Dong-Oh Cho n’était pas tout à fait un débutant dans le milieu. C’était déjà un assistant réalisateur très aguerri et il avait travaillé sur de grands films épiques, comme Musa. En tant que producteurs, nous avions toute confiance en lui pour mener à bien un projet aussi ambitieux. Le film a bénéficié de l'un des dix plus gros budgets de l’histoire du cinéma coréen. Nous avons aussi fait appel à de grands talents du continent asiatique dans de nombreux domaines.  Nous nous sommes dit dès le départ que, quitte à aborder pour la première fois la Fantasy, autant le faire bien...

N’avez-vous pas eu peur, pour votre première réalisation, de vous attaquer à une telle aventure ?

Dong-Oh Cho : Non, je pense que si l’on a peur, il faut tout simplement changer de métier ! On ne peut pas travailler avec la peur... Je n’ai de toute façon pas ressenti de pression particulière, même de la part des producteurs. Mon unique crainte était plutôt que toutes les idées que j’avais en tête ne puissent aboutir au final à l’écran... Et, de toute façon, les producteurs savaient ce qu’ils risquaient en s’attaquant à un nouveau genre !

La Fantasy étant assez peu représentée en Corée du Sud, quelles ont été vos influences dans ce genre ?

The Restless est l’aboutissement du travail de plusieurs nationalités asiatiques : la Corée du sud, la Chine et le Japon. Les cultures de ces trois pays ont donné le mélange que l’on peut voir à l’écran tant au niveau visuel, avec l’architecture des temples par exemple, qu’au niveau spirituel, avec le mélange entre les philosophies issues du bouddhisme et celles issues du confucianisme. Mais le film est avant tout basé sur une légende très connue en Corée qui traite de la réincarnation... (*)
 
(*) : La légende raconte le moment où le Dieu du Ciel descendit sur Terre avec 3.000 serviteurs. Parmi eux se trouvaient un ours et un tigre qui voulaient se changer en hommes. Pour y parvenir, ils devaient s’isoler 100 jours dans une grotte : le tigre ne rata l’épreuve et l’ours se changea en femme au bout du 21e jour. Le Dieu du Ciel se changea quant à lui en humain et devint le fondateur de la Corée.

On remarque en ce moment une émergence de productions panasiatiques de grande ampleur... Y a-t-il un lien avec l’ouverture assez récente de la Chine sur le marché international et, par là même, sur le marché asiatique ? Ou bien existe-t-il une autre raison ?

Il n’y a pas de lien entre ce phénomène de co-productions asiatiques et la seule « ouverture » de la Chine, même si cela a permis une multiplication certaine des marchés. Il s’agit plutôt du fait qu’en Asie nous avons globalement tous la même culture ou, du moins, un fond culturel identique.
Et le film a été fait dans ce sens, afin de toucher toute l’Asie et pas seulement le territoire sud-coréen.

The Restless a-t-il ouvert la voie à d’autres projets de Fantasy en Corée du Sud ?

Je pense que pas mal de metteurs en scène de mon pays aiment ce genre. Il y a de nombreux projets en cours de production. Seung-Wan Ryu, le réalisateur de Arahan et City of Violence, travaille justement sur un film de Fantasy.

Comptez-vous retravailler sur un film de ce type ?

J’aimerais bien en tout cas. J’adore véritablement ce genre.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées sur le tournage ?

Nous avons dû stopper le tournage en extérieur pendant un mois entier parce qu'il n’arrêtait pas de pleuvoir ! Mais la principale difficulté a été d’ordre géographique : nous avons tourné en différents endroits d’Asie, et ce n’était pas toujours facile de déménager aussi souvent... Par contre, il n’y a eu aucun problème de communication entre les divers intervenants qui ne parlaient évidemment pas tous la même langue.

Et au niveau de la production ?

Jung-Hwa Choi : Hum... Vous pensez réellement qu’il n’y a eu aucun souci à ce niveau ? [Rires]  En fait, dès le début, nous nous sommes mis d’accord sur un plafond, et le budget du film a été d’environ 10 millions d’euros, ce qui est énorme pour une production coréenne...

Auriez-vous ajouté beaucoup de choses avec un budget encore plus important ?

Dong-Oh Cho : Hum... (Un brin gêné devant le producteur)... Eh bien, non, pas vraiment.
J’aurais surtout essayé de rendre le film plus facile d’accès à un public non asiatique, qui n’est pas forcément habitué au thème de la réincarnation.
Cela dit, certains aspects de The Restless sont peu compréhensibles pour les Coréens eux-mêmes !...

Le film a-t-il eu du succès en Corée ?

Il est déjà sorti en salles, mais a eu un succès mitigé. Disons que ça a été du 50-50... Le film mixe deux genres à part entière, à savoir une histoire d’amour d’un côté et de l’action pure de l’autre. Peu de fans de l'un des deux genres ont été pleinement satisfaits du résultat... En général, le public a surtout été réceptif aux prouesses techniques du film.

Auriez-vous aimé faire un choix entre amour et action ?

L’histoire d’amour est beaucoup plus présente dans le roman original dont est tiré le film. Mais nous avons décidé de retirer certains passages afin de maintenir un certain équilibre avec les scènes de combats. De toute manière, si j’avais vraiment pu choisir, j’aurais tout basé sur l’action : j’adore ça !

M. Choi : Avec quels autres réalisateurs aimez-vous collaborer ?

Jung-Hwa Choi : Je travaille souvent avec Kim Sung-Su et Chang Jun-Whan, qui sont des personnes que j'apprécie beaucoup aussi.
D'ailleurs, je m'attelle actuellement à la production du prochain film de Kim Sung-Su, le réalisateur de Musa, princesse du désert : il s’agit d’un film d'action qui se déroule dans les années 1900 en Corée, lors de l'Occupation japonaise...

M. Cho : Quel sera votre prochain film ?

Ce ne sera pas un film d' heroïc fantasy. Cette fois-ci, je vais réaliser un métrage d'action se déroulant à l'époque actuelle...
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