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Exclu : Alain Nevant nous parle de The City et de Stella Gemmell

Alain Nevant, gérant des éditions Bragelonne et ami de David Gemmell, nous parle du plaisir qu’il a de publier (et de lire) le diptyque de Fantasy de Stella Gemmell.

Par Emmanuel Beiramar
4 mai 2012 | Mis à jour 4 mai 2012
Exclu : Alain Nevant nous parle de The City et de Stella Gemmell

Il y a quelques jours, nous apprenions que les éditions Transworld avaient acquis les droits de publication pour le Royaume-Uni et le Commonwealth des premiers romans solo de Stella Gemmell. Hier, nous vous révélions que le premier de ces deux romans serait publié en 2013 par Bragelonne. Aujourd’hui nous laissons la parole à Alain Nevant, ami, traducteur et éditeur de David Gemmell, pour nous parler de cette nouvelle aventure : 

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C’est avec beaucoup de joie et d’émotions que nous avons reçu peu avant la foire de Londres le premier jet du nouveau roman de Stella Gemmell, épouse de feu David Gemmell.

Beaucoup de joie, parce que Stella avait montré en terminant la trilogie de Troie qu’elle était un auteur à part entière et que sa complicité de 20 ans avec son mari et le travail à ses côtés au quotidien sur ses romans, lui permettaient de compléter l’œuvre tant dans l’esprit que dans la forme de ce qu’aurait souhaité David. Beaucoup de joie parce que nous ne savions pas si elle allait prendre la plume un jour à son tour, sous son propre nom.

Stella était déjà beaucoup intervenue sur nombre d’ouvrages de David, écrivant parfois certaines scènes entièrement. Je me souviens que l’un de leurs grands jeux quand je leur rendais visite était de me demander qui d’après moi était l’auteur de tel ou tel passage. Et lorsque je me trompais, ce qui arrivait plus d’une fois sur deux, qu’est-ce qu’ils pouvaient sourire, satisfaits qu’ils étaient de m’avoir dupé ! Et plus le temps passait et moins j’étais capable de discerner qui faisait quoi.

Après le décès de David, Stella avait été très sollicitée pour continuer d’écrire. Elle nous avait toujours dit qu’elle le ferait le jour où elle se sentirait prête. Et voilà quelques années qu’elle s’était remise à la tâche. Sans le dire à personne. Je peux vous dire que le cri que j’ai poussé en recevant l’e-mail auquel était joint le manuscrit était interdit aux moins de dix-huit ans.

Beaucoup d’émotions, parce que David Gemmell a fait de Bragelonne ce que cette maison d’édition est aujourd’hui. C’est le premier auteur étranger que nous avons publié, avec Légende, en novembre 2000, roman pour lequel David avait reçu le Prix Tour Eiffel. Et c’était le premier prix littéraire que cet auteur best-seller à travers le monde recevait en 20 ans de carrière.

(PARENTHESE) J’en profite pour souligner l’importance qu’a eu ce prix décerné annuellement par la Société d’Exploitation Nouvelle de la Tour Eiffel sur le paysage imaginaire français, prix créé par sa dirigeante d’alors Jacqueline Nebout (à qui l’on doit également le Prix de l’Humour Politique depuis 1988). La SF et la Fantasy n’ont jamais eu autant de visibilité en France et à Paris (affichage sur les murs de la capitale du roman lauréat, publication dans la presse gratuite des nouvelles récompensées) qu’à cette époque. Une politicienne s’intéressait enfin aux enfants de Jules Verne et Dumas. Lorsque la Mairie de Paris a changé de couleur, la dame fut congédiée et le prix suspendu. A la place on a Paris Plage. Je ne fais pas de politique, juste du bon sens. Je suis parisien depuis 42 ans, et le dernier endroit où je voudrais aller c’est en bord de Seine. Les Parisiens savent qu’elle est dégueulasse. Mais les pâtés et les tas de sable, et bloquer la circulation dans Paris l’été, c’est sans doute plus important que favoriser l’imaginaire et la littérature. Les lauréats de 1997 à 2002, Pierre Bordage, Valério Evangelisti, Jean-Claude Dunyach, Ayerdhal, Mike Resnick, Jean-Marc Ligny, Roland C. Wagner et David Gemmell seront, je pense, d’accord avec moi pour souligner l’importance du prix et de sa présidente ; et comme je n’ai jamais eu le temps de le faire auparavant, je profite de ce petit billet pour remercier publiquement Jacqueline Nebout de ce qu’elle a fait pour nous tous. Et je n’oublierai jamais avec quelle émotion elle nous parlait du « Capitaine à la Hache », Druss, le héros de Légende. (FIN DE LA PARENTHESE)

David Gemmell était plus pour nous qu’un auteur, c’était un ami et un mentor. Et c’est avec fierté que nous accueillons aujourd’hui Stella au sein de notre catalogue. Et avec émotions, donc, que nous imprimerons de nouveau le nom Gemmell sur nos futures publications. Cette première œuvre en solitaire de Stella se nomme The City (La cité). Il s’agit d’un dyptique dont nous publierons le premier tome dès le premier semestre 2013. Ce récit ne s’inscrit pas dans l’univers de David Gemmell, mais dans un univers de Fantasy original. J’avoue que j’aurais bien voulu parcourir de nouveau les sentiers de Drenaï (et, fan que je suis, peut-être même voir un jour cette fameuse Guerre des Jumeaux couchée sur du papier), et c’est donc avec inquiétude que je me suis lancé dans la lecture du premier tome. Inquiétude et appréhension. S’aventurer en Fantasy en portant le nom de Gemmell n’est pas une mince affaire. Et j’avoue que j’attendais Stella au tournant. Mais au bout de quelques pages, le souffle était là. L’ancien général, Bartellus. La bretteuse, Indaro. Elij et Emly, les jeunes frère et sœur que la guerre et le destin séparent. Archange, cette femme mystérieuse qui depuis les bas-fonds s’oppose à l’Empereur… Les motifs familiers et pourtant différents faisaient surface les uns après les autres. Et les scènes de combat, mes amis, dans le sang et la boue. Dans les larmes et la sueur. La Cité est le récit d’une ville en guerre. Des bleus contre les rouges. Finalement aussi banal dans sa simplicité qu’un match de foot. Sauf que le public est sur le terrain de jeu. Intrigues de cour, conflits politiques, la Cité n’est pas en guerre qu’à ses portes. Et les destins des uns et des autres se jouent autant à la finesse de leurs lames que de leurs langues. Oui, Gemmell est de retour. Dans toute la détresse de son humanité et dans la furie de ses combats. Et b(INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANS)de, ça fait du bien ! Et j’enrage déjà de devoir attendre la suite. « Dans tes rêves ! », aimait à dire Druss. Ben, en voilà un d’exaucé pour moi.

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