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Avatar : Entretien avec l'actrice Sigourney Weaver, alias Grace Augustine

D'Alien à Avatar, il n'y a qu'une Na'vi...

Par Pierre-Eric Salard
13 avril 2010 | Mis à jour 13 avril 2010
Avatar : Entretien avec l'actrice Sigourney Weaver, alias Grace Augustine

S’il est une actrice qui évoque immédiatement la Science Fiction, c’est bien Sigourney Weaver, héroïne d’un classique instantané du genre, Alien le huitième passager, réalisé en 1979 par Ridley Scott. Contre toute attente, la suite de ce chef d’œuvre en fut un autre, Aliens (1986), écrit et mis en scène par un James Cameron qui réussit à transformer Ellen Ripley en icône féminine de la SF.  C’est avec un immense plaisir que nous l’avons retrouvée dans le film événement de James Cameron, dont elle nous a raconté le tournage avec un enthousiasme communicatif...

Rencontre entre Sigourney Weaver et Pascal Pinteau d'
Effets-Speciaux.info :


L'actrice Zoe Saldana (Neytiri) a expliqué qu’Ellen Ripley était une de ses héroïnes favorites pendant son enfance. Avez-vous incarné Ripley en pensant qu’elle pourrait devenir non seulement une icône de la Science Fiction, mais aussi un personnage qui serait une source d’inspiration pour les jeunes filles ?

Zoe est très gentille de dire cela. Mais croyez-moi, ce qu’elle accomplit dans Avatar va surpasser tout ce que les autres héroïnes de films d’action ont fait avant elle. Neytiri est plus résistante que la plupart des hommes, elle se sert mieux de son arc et de ses flèches que n’importe qui, vole de manière encore plus audacieuse sur sa monture, bref c’est l’héroïne absolue telle que l’a imaginée James Cameron ! Et Zoe l’incarne merveilleusement. Ripley est différente, parce que ce sont les événements qui l’entraînent à se comporter de manière héroïque, pas sa nature profonde. Ce qui m’a intéressé dans le personnage de Ripley, c’est que j’ai eu l’occasion de jouer ce rôle à l’époque où les femmes accédaient enfin à des métiers traditionnellement réservés aux hommes, et à des postes importants dans l’armée. J’ai eu le sentiment d’avoir de la chance de jouer un tel rôle, celui d’une femme qui n’est pas une victime, qui ne reste pas sans défense. Ripley sait prendre ses responsabilités, et ne s’effondre pas devant la première difficulté venue. Et apparemment, ça a été un choc pour certaines personnes de voir un personnage féminin agir ainsi ! Aujourd’hui, les jeunes filles peuvent voir de nouvelles héroïnes agir dans le monde réel pour changer les choses. Je pense notamment à Michelle Obama, Hillary Clinton, et aux autres femmes qui exercent de hautes responsabilités dans le monde. Olympia Snowe, qui a voté pour la mise en place du système de sécurité sociale aux Etats-Unis, contre l’avis du parti républicain auquel elle appartient, a elle aussi agi de manière héroïque. Les femmes savent vraiment changer les choses – ce qui ne veut pas dire que les hommes ne le font pas ! – et faire preuve de courage dans des circonstances difficiles.

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Ripley est aussi une jolie femme, et dans les films d’horreur, ce sont souvent elles qui meurent les premières ! En renversant ce cliché, Ridley Scott et les scénaristes ont contribué à rendre Alien encore plus surprenant…

Je pense que je n’étais pas mal, mais mon apparence physique ne comptait pas vraiment. Personne ne se préoccupait de soigner les tenues que je portais, ni ne m’incitait à porter des vêtements ajustés pour paraître plus attractive. Je considérais que Ripley devait être juste « un des gars de l’équipe », indépendamment de son sexe, et c’est ce qui me plaisait beaucoup. De cette manière, Ripley représentait tout le monde : tous les hommes et toutes les femmes. Elle symbolisait aussi ce que l’humanité peut accomplir face au danger en ne se perdant pas dans des conflits stériles, en allant à l’essentiel. J’ai toujours considéré qu’Alien est un film existentiel, contemplatif, au rythme très lent, et j’ai du mal à classer dans le registre des films d’action. Aliens, en revanche, est clairement un film d’action. Il fallait que je conduise des engins, que je manipule le « Power Loader » (l’exosquelette géant, NDLR), que j’utilise un lance-flamme, des armes. Jim aime bien les armes, comme vous le savez ! (rires)

Alien et Aliens ont été des films marquants, tout comme SOS Fantômes, et Avatar. Comment avez-vous réussi à participer à autant de films qui vont rester dans l’histoire du cinéma ?

J’ai eu de la chance. Simplement de la chance.

De toutes les grandes actrices, vous êtes celle que l’on a vue le plus souvent dans l’espace, rencontrer les créatures les plus diverses, et voyager dans les vaisseaux les plus intelligents, comme celui de Wall-E (Sigourney Weaver était la voix de l’ordinateur dans cette production Pixar, NDLR). Est-ce que cela correspond à vos goûts, ou aux hasards de votre métier ?

Nous les acteurs, nous passons d’un job à l’autre, et c’est à vous, les journalistes, d’interpréter cela et d’y voir ou non une signification. C’est d’abord la qualité d’un projet qui m’attire, plus que son genre. Quand Jim m’a demandé de participer à Avatar, je n’ai pas été surprise, parce que nous avons eu une excellente relation de travail sur Aliens. J’ai été ravie parce qu’incarner le personnage de Grace était un défi intéressant à relever. Mais reconnaissons-le, on a beaucoup de chance quand on se retrouve dans un film révolutionnaire comme celui-ci. Quand nous tournions Alien, nous étions tous enthousiasmés par ce que nous faisions. Nous adorions le design de l’univers du film, les décors, et la manière dont Ridley filmait les scènes, passant de prises de vues classiques à des plans viscéraux, tournés caméra à la main. Nous pensions que nous avions participé à un excellent film à petit budget, puisqu’il n’avait coûté que 14 millions de dollars, mais nous étions très loin d’imaginer qu’il changerait le cinéma de Science Fiction à tout jamais. C’est vraiment grâce à Ridley que nous sommes arrivés à ce résultat. A Ridley et à Giger.


Comment avez-vous réagi en lisant le script d’Avatar? Vous êtes-vous demandée comment un tel film pourrait voir le jour ?

Je n’ai pas douté que Jim parviendrait à obtenir les moyens de le tourner, mais la question que je me suis posée, c’était « Mais comment va t’il faire ?! ». Je me demandais comment il allait créer un monde avec des montagnes flottantes, avec toutes ces bêtes étonnantes, et cette race humanoïde complètement différente de nous. Le projet était tellement ambitieux, tellement riche d’idées, de détails, que je l’ai relu trois fois de suite après que Jim m’ait confie le rôle, pour bien m’en imprégner.

Le personnage que vous incarnez, le Docteur Grace Augustine, est une scientifique. Est-elle pour autant la voix de la raison dans le film ?


Pas exactement, car elle se trouve dans une position assez compromettante. Afin de prolonger la durée de l’utilisation du programme « avatar » et de financer ses travaux de botanique, elle a accepté l’argent de la compagnie minière RDA. Je crois que jusqu’au moment de l’arrivée de Jake, Grace vit dans l’attente du grand moment où elle pourra poursuivre ses recherches sur Pandora. Elle attend avec impatience de se retrouver dans la peau de son avatar, pour explorer la jungle et y prélever de précieux échantillons de plantes, tout en espérant secrètement que les Na’vi entreront en contact avec elle. Mais quand nous la voyons agir dans l’univers de la base, elle semble très compromise. Je crois que la présence de Jake lui permet de prendre du recul, et de remettre en perspective sa notion du bien et du mal. Il va l’inciter à s’impliquer personnellement dans les événements qu’elle s’est trop longtemps bornée à observer en témoin passif. Elle se rend compte qu’elle peut faire plus que de se contenter de dire ce qu’il faudrait faire, et elle prend position. En fait, elle ne peut pas renoncer à rester sur Pandora. Ce monde est devenu sa famille, et le projet de toute une vie. Bien sûr, si on compare Grace au Colonel Quartich, elle représente le bien, mais cette comparaison-là ne signifie pas grand’chose ! (rires)

Retrouvez l'intégralité de l'entretien sur notre site partenaire Effets-Speciaux.info.

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