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Avatar : « Mesdames et messieurs, vous n'êtes plus au Kansas ! »

L'acteur Stephen Lang raconte sa participation au film de James Cameron dans la seconde partie de l'interview accordée à Pascal Pinteau.

Par Pierre-Eric Salard
18 janvier 2010 | Mis à jour 19 janvier 2010
Avatar : « Mesdames et messieurs, vous n'êtes plus au Kansas ! »

Rencontre entre Stephen Lang et Pascal Pinteau d'Effets-Speciaux.info :


L’histoire d’Avatar évoque certains westerns dans lesquels on pouvait voir des militaires haut gradés déterminés à éradiquer des tribus indiennes rebelles, sans jamais chercher à comprendre leur point de vue. Vous êtes-vous inspiré de cette époque de l’histoire américaine pour composer votre personnage ?


Je crois que l’élimination systématique des indiens d’Amérique du Nord est un fait auquel on ne peut pas s’empêcher de songer quand on voit Avatar. Les Na’vis, par leur apparence, par leur mode de vie, par les armes qu’ils emploient, par leur manière de se déplacer dans la fôret, ont beaucoup de point communs avec notre vision de ce qu’étaient les indiens. Je crois que votre remarque est très juste. Comme les indiens, les Na’vis sont expulsés de leurs terres afin que l’on puisse exploiter les richesses naturelles du sous-sol. Aux Etats-Unis, on cherchait du pétrole, des filons d’argent, ou des bisons, et sur Pandora, les terriens recherchent un minerai très rare. On pourrait citer des centaines de tribus qui ont été chassées de leurs terres pour toutes ces raisons liées au profit et à la cupidité. C’est bien la même situation que décrit Avatar. Je crois que Jim a établi ces parallèles de manière tout à fait consciente. Il me semble aussi qu’il a puisé une partie de son inspiration dans les écrits d’Edgar Rice Burroughs, afin de donner à son récit le souffle épique d’une grande aventure.

La scène du combat entre l’Ampsuit que vous pilotez et Neytiri et son Thanator a t’elle été difficile à tourner ?


Oui. Nous avons tourné cette scène de plusieurs manières différentes. Je l’ai d’abord tournée en capture de performance, puis en prises de vues réelles, en étant installé dans le cockpit d’un ampsuit monté sur une plateforme animée. C’était un travail qui exigeait à la fois de la concentration et de la minutie, car il y avait beaucoup d’éléments techniques en jeu. Il fallait que chaque geste soit calibré, que chaque coup porté atteigne un endroit très précis. La difficulté, c’est qu’il fallait jouer à la fois l’abandon à la violence, et donner l’impression de contrôler l’ampsuit. C’était comme si je dansais avec la caméra, que Jim tenait dans ses mains. Et puis au printemps dernier, nous avons tourné d’autres plans de cette scène, qui étaient plutôt des plans de réactions, et d’autres pendant lesquels j’étais bousculé de tous les côtés dans l’ampsuit. Nous avons filmé aussi des plans dans lesquels l’ampsuit s’écrase, et où je brûle. C’était difficile, mais amusant à faire. Je ne dirais pas que c’est moins difficile que de jouer, mais en tous cas, on n’a pas à faire appel à des sentiments profonds comme pendant que l’on joue une scène d’amour.

Comment avez-vous travaillé avec James Cameron sur le développement de votre personnage ? Quelles sont les idées que vous avez suggérées ?

Je suis parti du principe que Quaritch est un excellent professionnel, qu’il sait parfaitement jauger les hommes et les commander.  J’avais établi toute cette « checklist » dans ma tête avant de tourner. J’en ai parlé à Jim et il était d’accord. Nous avons également choisi ensemble la manière dont Quaritch s’exprime, le langage qu’il utilise. Son choix de mots. Sa conception du métier de Marine. Tout au long du tournage, nous nous sommes rendus compte, Jim et moi, que notre vision du personnage coïncidait parfaitement. Ce n’était pas si compliqué. Il s’agissait juste de bien déterminer les nuances, les intonations des phrases, et le choix des mots précis. De même, s’il m’arrivait d’hésiter brièvement pendant une scène, nous nous arrêtions de tourner pour nous demander si ce petit incident n’était pas utile, et si nous ne devions pas le conserver ainsi. Une hésitation apporte quelquefois un élément imprévu et spontané qui est intéressant. Nous y réfléchissions dix minutes, et puis nous tournions la scène à nouveau, pour disposer de différentes options, et nous assurer ainsi que Jim puisse être satisfait en fin de compte. Dans la plupart des cas, les versions n’étaient si différentes les unes des autres. La seule scène pour laquelle Jim a tourné trois fins différentes est la conclusion du film. Et je dois dire que je suis assez curieux de voir quelle sera celle qu’il décidera de conserver.

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Retrouvez l'intégralité de l'entretien sur notre site partenaire Effets-Speciaux.info.

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